Congé? Quel congé?
Un printemps à rénover une cuisine, à
torcher de la poussière de plâtre, à rien faire d'autre de nos
fins de semaine que de bizouner sur quelque chose dans cette foutue
cuisine ou sur ce foutu terrain. Je dis « foutu » mais
dans le fond, je suis vraiment fière de tout ce qu'on a fait chez
nous. Surtout de mon chum qui s'est encore une fois surpassé dans
ses talents de Bob Bricoleur.
La dernière fois que j'ai posté un
billet, c'était le 19 mai. Depuis ce temps, le gazon a poussé
(merci Hydrosol!) et fait bien des jaloux, les enfants sont en congé
depuis deux mois, on a eu bien de la visite pendant plusieurs jours,
contrairement à mon dernier congé où on a vu pratiquement personne
à part le soir au soccer! Une petite semaine de vacances dans notre
région natale et hop! Finies la liberté, les belles soirées à
finir une bouteille de vin ou un pichet de sangria : on s'est
acheté un chien.
Décision longuement mûrie, mettons 15
ans que je dis non à mon chum. Au début, en appart, non. Après, les bébés, non, non, NON!!! Une maman encore saine d'esprit mais
qui en a par-dessus le pompon des flots ne s'achète pas
volontairement un chiot. Si c'est le cas, c'est que vous voulez
compenser pour le dernier bébé que vous n'aurez pas parce que moi,
les bébés, c'était finito!
Bon. J'exagère toujours, vous le
savez bien. Mon chum avait mis dans la tête des enfants qu'on
allait acheter un chien cet été vu que MAMAN était en congé et
qu'elle pourrait bien l'élever, comme ses petits poussinots quand
ils sortent de la maison. Je me suis dit, ben pourquoi pas. Les
enfants sont plus grands, plus autonomes. On, c'est-à-dire moi, a
cherché LE chien idéal pour notre petite famille : gentil,
doux, beau, calme, docile, pas trop hyperactif, pas trop gros, pas
trop petit, parfait bref. Et surtout, un chien sur lequel on
s'entendait en fait de beauté mon chum et moi. Ichh. Mon chum qui
trippe sur les Poméraniens... ark.
Notre choix est tombé sur un Terrier
du Tibet. On a eu la chance d'avoir la seule éleveuse de cette
magnifique race au Québec à 45 minutes de chez nous et elle avait,
comme par magie, une portée prête à partir en plein milieu de nos
vacances en famille. En les voyant, c'est certain qu'on est tombé
en amour devant ces petites boules poilues et la dame était si
gentille et passionnée. Hors de prix, malheureusement. Vraiment
hors de prix. Vous voulez pas le savoir.
J'ai dit à mon chum : on irait
dépenser plein d'argent pour une chambre d'hôtel à
Cape Cod à faire de la plage pendant une semaine mais on voudrait
pas prendre ces sous-là pour s'acheter un chien pour en profiter au
moins 15 ans? La réflexion n'a pas été très longue... bingo!
Le 19 juillet, durant une tempête de
vent qui a ravagé plein d'arbres dans notre quartier et ailleurs, on
est allé chercher notre chiot. On a choisi une petite femelle toute
calme et indépendante que nous avons appelée Daisy. Les premiers
jours et nuits ont été, je dirais, bizarres. Je me suis sentie
comme si j'étais sortie de l'hôpital avec mon nouveau bébé qui
dormait mal, mais ce bébé aurait eu un an et demi et fouillait
partout, mordillait tout et se promenait tout nu pas de couche...
Mal dormi, mal de cœur de pas dormir, checker toute la journée « yé
où le chien??? », ramasser tous les souliers, fermer toutes
les portes, aller 100 fois chez Mondou pour acheter des cossins de
chien même si on était relativement bien équipés. Drôles de
vacances.
Ça fait maintenant 5 semaines que
Daisy a sa résidence permanente dans notre bulle. Pour avoir eu des
chiens toute mon enfance et mon adolescence, je dois dire que j'ai
pas trop perdu la touch. Je m'étais bien préparée en
lisant des livres sur le dressage et à ce jour, je crois que je vais
finir par faire du monde avec notre chien. C'est certain qu'en congé
à la semaine longue, j'ai tout le loisir et la patience de lui
montrer plein de trucs, de marcher, de lui consacrer du temps. Je
suis bien chanceuse et j'en profite à fond.
| Miss Daisy à deux mois et demi |
On a bien fait de l'attendre, cette
petite bobinette, elle est trop mignonne et on l'adore. Même si
c'est ben de l'ouvrage, c'est toujours ben moins pire qu'avoir un
troisième bébé, je vous le garantis.
Bonne rentrée dans la routine!
...et moi je profite des deux derniers mois qui me restent à vous écrire encore un peu, j'espère.
