jeudi 24 novembre 2011

Pandémie d'incompétence


J’ai dû attendre quelques jours pour écrire ce billet pour que personne ne s’offusque.  En fait, je n’aurais nommé personne en particulier mais sous le coup de l’émotion, j’aurais pu dire des choses pas fines.  Really pas fines.

Hou…  je me lance.  Ça y est.  Ça s’en vient. 

Y en a marre du service poche!!! 

***Avertissement :  Les exemples mentionnés ci-après ne sont que pure fiction.  Toute situation ressemblant à du déjà-vu n’est que coïncidence. 

Vous la connaissez la légende urbaine du fabricant de portes et fenêtres qui fait pas affaire avec des ti-counes d’installateurs, juste des professionnels?  Ha!  Ha!  Yé où, le pro?  Jamais vu.  Mais le ti-coune grassement payé qui a essayé de poser ma porte, je l’ai fait revenir plus qu’une fois pendant six mois pis j’ai vu de mes yeux vu qu’il aura jamais son DEC en porte.  La prochaine fois, c’est moi qui va l’installer pis au moins, je saurai pourquoi c’est mal fait. 

Vous avez déjà vu un serveur dans un resto qui veut fouiller dans votre sacoche parce qu’il est en train de se taper une syncope à propos de son crayon que vous auriez, selon lui, subtilisé en douce?  First : tu me niaises-tu?  Deux : me redonnerais-tu ma facture que j’t’enlève ton tip, le malade? 

Vous magasinez pour une grosse piscine creusée et on vous rappelle jamais pour les plans.  On s’en fout d’avoir votre 25000 piasses pis on s’en fout de scrapper votre terrain pis votre entrée pis on s’en fout qu’elle soit mal positionnée, la foutue piscine.  On se fiche bien de donner du bon service, y a juste nous qui vend des piscines de même.  Ben merci.  On va aller voir ailleurs, d’un coup qu’on serait là. 

Vous êtes en congé de maladie, sur le cul chez vous, genre à boutte de toute.  La personne qui s’occupe de votre dossier chez votre employeur vous laisse vous démerder avec la paperasse qui vient avec la situation parce que, me semble que c’t’ivident comment ça marche le chômage, les assurances, les diagnostics de médecin.  De toute façon, vous avez juste ça à faire, vous travaillez pas.  Où est passé l’humain dans « ressources humaines »? 

Vous déménagez.  Votre sympathique compagnie de téléphone n’est pas capable de vous offrir les mêmes accommodements que votre compagnie d’électricité parce que, ben, c’est compliqué ou même impossible.  Deux comptes à deux adresses différentes?  Wo madame!  La lune avec ça?  Pas de tonalité?  On vous envoie un technicien checker toutes les prises moyennant 50$ LA prise.  Vous ne pouvez pas me rappeler directement, dit le serviteur à la clientèle, vous devez rappeler Électro-Amélie qui vous dirigera vers quelqu’un d’encore moins compétent que moi pour que vous réexpliquiez votre histoire après avoir attendu une heure sur l’adrénaligne.  Oups.  C’était notre gentil technicien qui avait branché la mauvaise maison.  Hi!Hi!  Merci de faire affaire avec nous. 

Ah, t’exagères toujours, Grand talent!  Je sais, je sais.  J’ai dû piger dans mes souvenirs de films de science-fiction pour enrober tout ça.  La science-fiction serait plutôt un monde où il y a du service courtois à chaque coin de rue.  Dans un grand resto chic comme au dépanneur.  Que vous dépensiez 25 sous ou 200000 dollars.  Que vous soyez habillé en Hugo Boss ou chez Croteau.  Chaque vendeur/serveur/commerçant devrait être fier de ce qu’il offre, devrait connaître son produit à fond et savoir conseiller son client du mieux qu’il peut pour que le client ait envie de revenir acheter chez lui ou encore mieux, le référer à ses amis et sa famille.  Traitez les autres comme vous voudriez qu’on vous traite.  C’est bien la base de tout, me semble? 

À vous maintenant de vous lâcher lousse.  Je veux savoir où on est bien servi et où je ne dois pas aller dépenser une cenne noire!  Après cinq réponses, je fais ma liste aussi! 

À un de ces quatre!

jeudi 3 novembre 2011

Joyeux anniversaire, pouêt, pouêt.


J’ai survécu à une autre fête d’amis.  Amies cette fois-ci parce que c’était ma charmante fille qui passait le cap des dix ans en octobre.  Survécu, c’est gros je sais, mais j’avais aussi hâte que ce soit passé qu’elle avait hâte d’être rendue là.   Méchante maman. 

Je vous conte tout ça mais je sais bien qu’il y en a d’entre vous qui pensent la même chose que moi des fêtes de tinamis, j’invente rien.  Je le dis, c’est tout.  C’est comme un examen gynécologique, il faut le faire, prendre le temps de le faire, on attend que ça passe et on est contente « après » de l’avoir fait.  Le plus avec les fêtes, c’est qu’on risque d’avoir des mercis après.  Je dis « risque » parce que ma fille prend tout ça pour acquis et ne saura jamais à quel point je dois piler sur moi pour faire entrer sa gang de petites criardes dans ma maisonnette.  Pour la soirée… et la nuit.  Chose promise, chose due, même si on voudrait choker à la dernière minute. 

Je n’ai pas des enfants très exigeants en matière de fête, heureusement.  Je n’ai jamais payé ni proposé d' avoir des clowns, de l’animation, des animaux, des séances de brico-cossins.  Trop cheap.  Je fais partie du type de parent qui offre la même fête qu’il a eue étant jeune :  rien d’extravagant.  Quoi de mieux pour des grandes poulettes de se faire une soirée pyjama-film-bonbons-Doritos-coucher-trop-tard-collées-sur-les-copines?  Pas cher et en plus, ce fut à la demande expresse de Mam’zelle pour une deuxième année consécutive.  Vais-je m’obstiner?  Bien sûr que non mais déjà, j’étais en proie à un petit stress dans mon dedans qui avait tout calculé.  Quelqu’un allait se mettre à jouer du piano, vouloir sortir le hamster de sa cage, crier trop fort trop longtemps, slammer la porte de la salle de bains à faire presque casser les carreaux de verre, trouver le film Monte Carlo plate (ah là, je suis d’accord!) et par-dessus tout, pas vouloir dormir avant deux heures du mat. 

Chéri, sers-moi un verre de vin et embrasse-moi pour m’insuffler ton courage légendaire.

On avait choisi, ou plutôt moi seule avait choisi de faire les invitations pour un vendredi soir.  Vous voulez des raisons pourquoi je voulais le vendredi?  J’en ai mille et vous allez les a-do-rer.  Primo :  si vous fêtez un samedi soir, vous allez avoir des enfants fous toute la fin de semaine, impatients avant et fatigués après.  Et vous y compris.  Deuzio :  les enfants risquent d’être fatigués de leur semaine et de s’endormir plus tôt (dans mes rêves, c’était ça mais bon, j’avais surestimé leur fatigue).  Troizio :  les flots ont deux autres dodos pour se remettre de leur mauvaise nuit avant de retourner à l’école.  Quatrio :  si vous travaillez le samedi, vous donnez le contrat de faire déjeuner les jeunes dames à votre preux chevalier et vous revenez de votre travail crevée de votre courte nuit mais au moins, vous vous êtes sauvées de quelques heures de grands fous rires de filles qui ont pas assez dormi. 

Je vous entends.  Eh qu’est pas fine.  Je sais, est sauvage la madame et elle est surtout pas G.O.  Je fais des efforts tout de même, vous l’aurez compris.  Des amis, c’est si important et ces fêtes-là font tellement de beaux souvenirs dans la tête de notre progéniture.  Deux fois par année.  Six mois entre les deux pour s’en remettre.  Si on avait su ce qui s’en venait quand on a commencé à fabriquer des bébés, on aurait pas mieux calculé… 

Fiou.

À pluche.

***Je l'insère en parlant de fête:  joyeux anniversaire à mes deux bonnes amies loin loin de chez moi (trois et squatre novembre au soir, comme dirait Jean Chrétien) ainsi qu'à ma petite maman (neuf), tout aussi loin.  Je pense à vous très fort.***

mercredi 19 octobre 2011

Just because of you, Robert...


Petit blog deviendra grand. Succès tout relatif, on s'entend, mais quand on raconte les niaiseries qui nous passent par la tête, c'est toujours surprenant de constater que ça intéresse des gens autres que ma famille immédiate. Je consacre ce billet à ceux qui me lisent depuis le tout début, qui attendaient avec impatience que je me mette en branle ce rêve que j'avais depuis longtemps. À ceux qui ont découvert la fille qui aime écrire et qui a une petite twist pour rendre les choses comiques même si ça l'est pas toujours. À ceux qui ont commenté les billets et ceux qui m'ont glissé en passant: "Eh! Je lis ton blog, c'est bon, continue! C'est drôle!" Et j'aimerais remercier Robert et les Français pour la renommée de mon blog sur google.fr. Vous allez comprendre.

Rétrospective des blogs les plus lus:

(Page lue signifie le billet sur lequel vous cliquez pour le lire. Donc, vous venez lire 5 billets lors de votre visite sur Grand talent, vous augmentez les stats de 5 pages lues. J'oublie de désactiver mes propres lectures, j'augmente aussi mes stats... mais je ne passe pas mon temps à relire mes textes alors ce n'est pas grâce à moi que le total est rendu à plus de 2000!) 

Première position: Petite joie, 20 mai 2011, 368 pages lues.
Ça m’a pris une couple de semaines pour catcher ce qui faisait le succès de ce texte, ma foi, si simple et si insignifiant six mois plus tard.  Car même à ce temps-ci de l’année, il reste le plus lu à chaque semaine.  Curieux?  Pas tant que ça.  Regardez-le de nouveau et vous verrez que j’avais ajouté une magnifique photo de Robert Downey Jr.  Dans mes statistiques détaillées, je constate que les gens qui viennent lire Grand talent arrivent en masse par google.fr, alors que je n’ai aucune amie française.  On a fait le test hier en allant sur le moteur de recherche, on cherche dans images et on tape le nom de l’acteur, on clique sur la belle photo et on tombe directement sur mon blog!  J’ai vraiment trouvé ça drôle parce que plus les gens tombent dessus par hasard, plus ça a un effet d’entraînement et plus ça augmente mes stats.  J’avoue, c’est réellement faussé comme total parce que je ne crois pas que tous les Français qui arrivent là-dessus se mettent à trouver ça tellement bon et deviennent addict.  Cela dit, je laisse la photo là, parce que je la trouve belle et que j’ai aucune raison de l’enlever, surtout si ça me permet de me faire une amie en France chez qui on pourrait aller coucher lors d’un futur voyage à Paris… 
Ben quoi?  Je peux ben booster mon blog:)


Deuxième position :  Le choc des valeurs, 16 mai 2011, 74 pages lues (!).

Toute une drop, hein?  Là, je vois que ça n’a pas intéressé mon public français.  J’avais écrit ce texte à chaud, en tabarnouk, toute à l’envers et j’ai vu que c’était vendeur, une fille qui capote.  Ça vous a fait réfléchir, aussi.  J’ai pas peur de m’avouer être une maman poche des fois, mère indigne numéro 2 sinon plus indigne que l’autre à mes heures.  Pas peur non plus de dire tout haut des sentiments pas très beaux vis-à-vis les enfants des autres et des miens.  Enfin, ça m’a vraiment fait du bien de vous partager ce moment de trouble familial parce que j’ai constaté que j’étais loin d’être seule à avoir des voisins biz avec des enfants tout aussi biz.


Troisième position :  Le retour du catalyseur, 22 juin 2011, 54 pages lues.

Deuxième billet sur la saga Dédé pour les lecteurs qui voulaient savoir si j’avais viré sur le top avec cette histoire-là.  Eh bien non.  Pour boucler la boucle, Dédé a raconté un secret que mon fils lui avait confié et c’était l’affaire à pas faire.  Pas de pardon possible.  Final bâton.  Dédé :  persona non grata.  Extrême peut-être mais moi qui avais peur de passer l’été avec le gars du voisin dans ma piscine, j’étais ravie.  Je vous jure que j’ai rien eu à voir là-dedans, la fin de cet épisode dans notre vie n’a été gérée que par mon fils.  J’étais fière de moi mais j’avoue que j’ai trouvé Fiston un peu drastique.  Sept ans, quand même, on fait pas encore dans la demi-mesure. 

Voilà!  Après presque deux semaines de travail, je constate que ça me manque beaucoup d’écrire et surtout d’avoir le temps de penser à ce que je vais écrire.  Car du temps, y en a plus et quand y en a, c’est pour faire comme tout le monde qui travaille : lavage, épicerie, pliage de linge…  Inspirant. 

Si en plus j’étais pas obligée d’emprunter l’ordi de monsieur-qui-joue-à-Starcraft-ou-whatever, ça m’aiderait genre comme style un ti-peu.  Père Noël-Pôle Nord-HOH OHO. 

À la revoyure!

jeudi 29 septembre 2011

Kick d'automne


Après avoir entendu le monsieur qui accorde notre piano pendant une heure et demi à faire "ding...ding...ding...ding...ding" avec les notes les plus aigues, j'avais le goût de me remettre mon nouveau coup de coeur dans la tête et de vous le partager aussi.  Anecdote:  je connaissais le groupe Marroon 5 mais je n'avais jamais vu le chanteur...  je croyais que c'était un vieux noir (pas que j'en ai contre les Noirs, voyons!) mais quelle heureuse surprise j'ai eue en le découvrant.  Adam Levine, mon nouveau kick

Je pense pas être la seule.

lundi 26 septembre 2011

Le meilleur des deux mondes


Voici venu le temps du bilan de fin de congé.  J’en suis rendue à la semaine 25 sur un grand total de 26 et bien que ça a passé vite pour tout le monde autour de moi, je trouve personnellement que c’est le temps que je retourne à la vie socialement active.  Et socialement active dans le genre pas juste jaser avec la madame de l’épicerie ou l’éducatrice du service de garde. 

Tout au long de ces semaines, je dois dire que je me suis surprise à endosser le rôle de la petite madame de maison avec une grande joie.  Probablement parce que je savais bien que tout cela avait une fin.  Fallait voir mon chum quand il a eu cinq semaines de congé, dont deux durant que les enfants retournaient à l’école!  J’avais rapidement repris ma petite routine solitaire de marche, de gym, de lavage, d’ordi, de bouffe, de pliage de linge, de commissions, de lecture pendant que lui se morfondait à imaginer tous ces gens qui partaient au travail et surtout, de voir que la Terre entière n’arrêtait pas de tourner parce que Monsieur était en vacances.  Je me suis bien bidonnée de le voir aussi désemparé parce que moi, si y a un sentiment que je n’ai pas eu durant ce congé, c’est bien de me sentir inutile.   

Non seulement j’ai décroché au point de plus savoir comment faire mon travail mais j’ai permis à ma famille, par ricochet, de sortir de la routine stressante :  lever-chialage-école-trafic-travail-trafic-école-chialage-souper-chialage-bain.  Bon, le chialage étant bien ancré dans notre routine, je me suis pas trop reposée de ça.  Mon chum a été libéré de sa corvée d’aller reconduire les enfants à l’école le matin donc, a pu manger sa tite toast en lisant sa BD tranquille pendant qu’on dormait.  C’était vraiment un petit plaisir de marcher avec les enfants jusqu’à l’école dans la fraîcheur du matin, même s’il fallait que j’en traîne un ou une de force parfois.  Les enfants ont eu un été comme j’ai eu quand j’étais jeune :  lever tard, pyjama tard, des fois toute la journée, baignade, niaisage, bibliothèque, popsicles en quantité industrielle, chicanes fraternelles qui finissent pu… aaaahhh la joie!  Ce qu’ils sont beaux quand ils dorment.  Je me suis surprise à trouver que l’été passait trop vite alors qu'au début, j’avais un peu peur de devoir rappeler mon employeur pour lui dire que j’en pouvais pu de mes flots.  Comme quoi on sait pas à quel point on peut être faite forte. 

J’ai beaucoup apprécié les deux semaines que mon chum a passé en ma compagnie.  Vu que nos parents sont tous loin de chez nous, nous avons rarement de longs moments seuls.  Ça m’a permis de voir que, oui, y a des chances qu’on se tape pas trop sur les nerfs quand on va être à la retraite!  Combien y en a des couples qui savent pu quoi se dire quand les enfants sont pu là?  On peut passer 20 ans sans se parler vraiment et v’là déjà la retraite!  T’es qui, toé?  Tu ressembles pu au gars que j’ai rencontré en 1997… 

J’ai pensé, pour vous faire rire un peu, faire la liste des recommandations pour celui ou surtout celle qui prendra un long congé dans un avenir prochain (je l’espère pour vous parce que c’est la meilleure décision que j’ai prise en 35 ¾ ans de vie). 

  1. Ça sert à rien de t’acheter du linge, tu verras personne de toute façon.
  2. Ça sert à rien de t’acheter des souliers à 200$, personne va les voir et t’auras pas d’occasions pour les porter anyway.
  3. Ne mets pas toujours du linge mou. 
  4. Essaie tes jeans de temps en temps (voir conseil ci-haut mentionné).
  5. Reste pas assise sur ton cul à lire toute la journée, même si c’est ben l’fun (voir numéros 3 et 4).
  6. T’es pas obligée de faire ton épicerie pour la semaine, tu peux y retourner demain.
  7. Si tu te meurs d’ennui parce qu’il mouille depuis un mois, loue-toi des films de filles pis bourre-toi de chips (juste cette journée-là!), ça va passer.
  8. Appelle pas tes amies qui travaillent pour leur dire que tu t’emmerdes, c’est vraiment chien (écris-le sur Facebook à la place!).
  9. Quand ton chum veut que tu ailles faire une commission pour lui, tu rouspètes pas pis tu y vas.  T’as juste ça à faire.
  10. À la fin du congé, si tu songes sérieusement à envoyer tes enfants au pensionnat, c’est peut-être parce que t’es due pour retourner travailler! 

N’empêche, c’est vrai, pour les enfants je veux dire.  La psy, qui m’a gentiment retournée chez moi après deux séances en me disant qu’on était amplement en mesure de régler nos « petites » problématiques entre nous, m’a révélé que le travail me servirait à prendre un certain recul face à mes soucis.  Quand t’as toujours la face dedans, ça devient gros pis ça l’est pas nécessairement pour vrai.  

Et voilà.  Avec le grand retour à normale, je sais pas à quelle fréquence je vais avoir l’inspiration pour écrire.  Qui dit inspiration dit temps pour penser et ça, on verra bien comment ça va se présenter.  

Pourquoi je m'inquiéterais?  Hakuna Matata, comme dirait l’autre.

mercredi 14 septembre 2011

Bêêêêtises


Vous êtes pas tannés, vous, de vous faire bourrer de conneries?  J’ai « tsé comme genre style » l’impression qu’on me prend pour une conne. 

*Premier exemple, vous allez rire :  J’ouvre internet sur mon ordi et ma page d’accueil, c’est Radio-Tralala.  Grosse nouvelle :  trois cadavres sont retrouvés dans un coffre de voiture à Gatineau.  Fin de l’article :  La police considère ses morts comme suspectes.  Eh ben.  J’aurais jamais cru.  Quel intérêt à ajouter cet énoncé sinon pour remplir le petit paragraphe parce qu’on n’avait pas plus d’infos là-dessus.  Toute une déduction, les champions!  Pas besoin de réfléchir plus loin que notre nez, l’hypothèse est là.  Du tout cuit. 

*Deuxième exemple :  En allant donner du sang comme une bonne fille, je reçois en même temps la revue Moi et cie avec la… euh… Patricia Paquin.  Jamais je n’ouvre cette revue insipide.  Pourquoi je sais qu’elle est insipide alors?  Ça se voit sur la couverture, point final.  Donc, je l’ai, je la lis furtivement.  Je tombe sur un article concernant les rides, ce qui me titille quelque peu vu l’effarante quantité que j’ai dans la face à cause du soleil et surtout de ma face hyper expressive.  Un conseil, le meilleur entre tous :  tentez d’être moins expressive.  C’t’une vraie joke.  Me niaisez-vous, Mme Paquin?  Moi je vais jouer à faire la même face que vous sur toutes vos couvertures de revues plates?  Je suis certaine qu’avec de la bonne potée comme celle que vous mettez avant de vous faire photographier, on croirait que je suis faite en cire, comme vous toutes.  En plus, ce magnifique magazine est bourré de pubs de cliniques et de produits de dermatologie esthétique.  Message. 

*Troisième exemple :  le câble.  Si vous avez pas lu les premiers textes de ce blogue, vous savez peut-être pas que chez nous, le câble est absent.  Quatre chaînes en tout et pour tout :  Radio-Tralala, V, Global et APTN (le poste des Esquimaux).  Vous savez pas comment on fait pour vivre?  Nous on sait pas quel poste vous écoutez pour en avoir absolument besoin.  Je sais ce qu’on voit sur le câble.  Les mêmes maudites niaiseries à toutes les heures, tous les jours, toutes les semaines.  Venez pas me dire que je manque des belles séries…  vous me prêterez les coffrets quand j’aurai le goût de les voir!  Bon je suis crinquée.  Tout ça pour dire que ça nous a pris quelques jours pour se rendre compte que depuis début septembre, on ne « pourrait » plus écouter la télé ordinaire, sans décodeur.  Quand je vous dis qu’on l’écoute pas, la tévé, on se trouvait ben drôles de pas paniquer plus que ça!  Quelle ne fut pas ma joie de constater que nos chers postes étaient toujours visibles dans ma grosse épaisse de tévé (j’ai pas de flat screen encore, c’est pas parce que mon chum veut pas!).  Elle est ploguée sur le gros fil du câble qui était dans la maison quand on l’a achetée et qui nous permettait de profiter de ce que la vie nous offrait gratis.  J’étais morte de rire.  Tiens-toé, M. Péladeau!  On l’achètera pas, votre décodeur!  Pis on va pouvoir continuer à écouter A walk in the clouds avec Keanu Reeves le samedi soir sur APTN!  Tu parles qu’on mène une belle vie. 

*Quatrième exemple :  les films pour enfants.  On les entraîne tôt à pas penser par eux-mêmes.  99,9% des films que j’ai écoutés avec mes flots se sont avérés d’une stupidité sans bornes.  En plus que l’histoire est souvent la même (relation père-fils, parents décédés, enfants rejetés et le nouveau trip des Américains : les obèses).  Tout peut se raconter, même si c’est banal.  Pourquoi on fait pas des beaux films tout en finesse?  Les enfants ressentent bien les émotions quand on leur raconte une histoire, pourquoi toujours mettre en mots l’expression du personnage, la fin du film, la morale?  Vous pensez qu’ils ne la comprendraient pas?  Peut-être pas la première fois.  Ça prendrait sûrement de la pratique mais rappelez-vous les séries Démétan, Candy, Heidi, Rémi?  Oui, ça vous donnait un de ces downs, je suis d’accord.  Mais les avez-vous regardés récemment?  Remarquez comme les personnages ne parlent pas beaucoup, comme on voit souvent leurs visages avec leurs gros yeux de mangas qui brillent pour exprimer la joie, la tristesse, la colère.  On laisse le temps aux téléspectateur de constater l’émotion.  Pas besoin que Heidi nous dise qu’elle est triste que Blanchette va se faire égorger, on le voit dans sa face!  Tout ça pour dire que non, je n’empêcherai pas mes enfants de regarder des films de Disney, Pixar, Dreamworks, whatever, mais je leur offre de temps en temps une alternative : le théâtre.  Pas d’effets spéciaux, une histoire racontée dans leurs mots, avec peu de moyens mais qui les fait travailler différemment sur leurs sentiments et leurs perceptions.   Pour le même prix qu’un film au cinoche et pour encourager les comédiens d’ici, ça vaut vraiment le coup et y en a pour tous les goûts et tous les âges. 

J’allais appeler justement pour trois pièces, c’est la nouvelle saison!  Je vous laisse.

mercredi 7 septembre 2011

Flou médical


Mardi 6 septembre.  Bureau de mon charmant dermatologue que je n’ai pas vu depuis presque dix ans.

-         Êtes-vous sûre que vous avez ce grain de beauté depuis toujours?
      -         Euh, à vrai dire, je ne suis plus sûre.  Peut-être pas non.
-         Parce que c’est quelque chose qui est apparu depuis quelques années.
-         Ah.  Et?
-         C’est une kératose.
-         Euh… ah bon.
-         C’est génétique.  Des cellules de peau qui changent de couleur en surface, ça sèche et ça devient un peu comme un grain de beauté mais plus pâle.  Ça s’enlève à l’azote liquide, ça peut revenir.
-         C’est dangereux?  C’est à cause du soleil?
-         Non, non.  Ça apparaît comme ça, ça s’agrandit avec le temps mais c’est rien.  Vraiment.  On l’enlève aujourd’hui? 


Et comment!  À voir son regard de côté quand il me demandait si je l’avais toujours eu, j’ai eu deux secondes de flottement.  Comme si ma petite vie était soudain suspendue par ses paroles.  C’est fou ce qui peut nous passer dans la tête en deux secondes.  « Ça y est.  On est rendu là.  Il va me le dire.  Maudits coups de soleil à marde.  Vais-je me mettre à pleurer si c’est ÇA?  Ça se peut pas.  Non. Non.  Ça sonne bien : kératose.  Ça finit par « ome »… ». 

Je ne pense pas à la maladie.  Le cancer de la peau, par exemple, j’y pense quand j’ai pas le goût de me mettre de la crème solaire.  J’ai tellement eu de coups de soleil dans ma vie que  je me dis, si y a quelque chose qui peut m’arriver, c’est peut-être ça.  Mais j’y pense pas, je vous le dis, je veux pas l’appeler quand même.  Maintenant, je fais plus attention et je suis hyper attentive aux signes d’où ma visite chez mon dermato pour ce grain de beauté qui n’en est pas un, finalement.  Tout est bien qui finit bien.  Je ressors de ces beaux bureaux (achetés avec l’argent de femmes botoxées assurément) soulagée mais avec un beau mal de bloc, dû au sang qui a lentement quitté mon visage durant ces deux secondes et qui tarde à revenir.   

Ce matin, en réfléchissant durant ma marche matinale, j’ai pensé aux gens qui m’entourent qui sont dans ce flottement que j’ai eu pendant deux secondes.  Pour eux, ça dure depuis des jours, des semaines.  Attendre après ce verdict final, cet examen qui va décider du reste.  Ma nature optimiste a de la misère à imaginer le pire scénario parce que d’habitude, quand tout est détecté tôt, soit c’est rien, soit ça se traite super bien.  On est bombardés d’histoires d’horreur autour de nous, tellement qu’on se dit :  Pourquoi pas moi, alors?  Mais j’aimerais dire humblement à toutes ces personnes que j’aime qu’il faut penser à ce moment comme un rappel à ce qui est important dans la vie.  Être en paix, régler ces petites guerres en-dedans de nous, faire son décrottage intérieur, écouter son cœur, cette petite voix qu’on n'entend pas toujours à cause du mouvement qu’il y a toujours autour de nous. 

Je pense à vous tous, je vous aime et j’envoie ma bonne étoile au-dessus de vous pour vous protéger et une grosse doudou pour vous réconforter.

jeudi 1 septembre 2011

Mangeuse de cerveau: Part two itou!

Aaaahhh... J'adore Mika!  Il me fait tellement rire avec ses drôles de chansons et celle-là, c'est pas possible comme on est toujours en train de la fredonner.  Vu ma légendaire gentillesse, je vous transmets le virus de la mouche tsouin-tsouin.  (Si vous voulez savoir d'où ça vient cette expression, c'est dans la BD Sardine de l'espace).

J'avais une petite réflexion hier, en allant reconduire mes enfants à l'école.  Suis-je la seule à éprouver un plaisir un peu sadique de les shipper là où ça ne leur tente pas, justement parce que j'ai connu la même angoisse qu'eux à l'idée de ne pas me retrouver dans la même classe que mes amis, d'avoir le prof que je voulais pas, de pas être capable de passer mon année même si j'étais toujours la meilleure?  Quoiqu'on en dise, c'est très formateur au niveau humain, l'école.  Toutes sortes d'expériences, pas toujours belles, mais qui permettent à nos grands marmots de se connaître un peu plus et de se forger une belle (espérons-le) personnalité. 
Bonne rentrée à ceux qui rentrent, à l'école ou ailleurs, et vive la Revenge of the Parents (celle-là elle est de mon chum)!

mardi 30 août 2011

Maritimes: Part two!


L’Île-du-Prince-Édouard, c’est joli mais y a pas beaucoup d’activités « faciles ».  Pour la seule journée complète, sous une petite bruine tannante, nous avons visité la Maison hantée à Kensington.  Heureusement que les gars étaient en premier pour tester les attrapes parce que ce n’est pas le genre d’endroit où je me sens très brave.  Je suis peureuse oui, mais ça faisait un peu peur pour vrai parce que c’est super glauque, ça pue l’humidité et la vieille cave de vieille maison.  Tout pour pas me sentir ben ben willing.  Ensuite, direction Charlottetown, l’idée de mon chum.  Bon, c’est pas bien de dire du mal d’une ville quand on en a visité qu’une petite partie mais vite de même, Charlottetown, c’est vieux mais ce serait charmant si les propriétaires de maisonnettes ancestrales se donnaient la peine de rénover.  Le berceau de la Confédération… comme si vous y étiez au moment de la signature. 

Dernier arrêt touristique de la journée, Green Gables House dans le parc provincial à Cavendish.  Il y avait bien Avonlea Village mais il paraît que ça prend plusieurs heures à visiter et nous avions visité le Village historique acadien à Caraquet la veille (4h30 en tout!).  Alors, donc, la maison aux pignons verts mais pas celle que l’on voulait voir.  Essayez d’expliquer aux enfants que la maison qu’ils voient n’est pas celle de la série Anne of the Green Gables mais bien « l’inspiration » de l’auteur des livres.  À quel âge on comprend la notion d’inspiration?  Saviez-vous que la série a été tournée en Ontario?  Quelle déception et quel attrape-touristes!  Au moins, c’était juste 20$ pour la famille mais quand même, ça vaut pas la peine pantoute.  Moi qui avait fait écouter Anne aux enfants avant de partir…  C’était quand même pas du temps perdu.  Je me suis rendue compte que les enfants d’aujourd’hui n’ont pas souvent été en contact avec des films ou des séries d’époque, genre quand y avait pas d’eau courante, pas d’autos, pas de DS ou de dessins animés.  Nous, on avait les téléséries Entre chien et Loup, Le temps d’une paix, la grosse mode du bon vieux temps, quoique c’était pas pour les jeunes mais bon, je m’égare. 

Il n’était pas question pour moi de quitter l’île sans avoir vu la plage de Cavendish avec ses falaises rouges.  Je ne fus pas déçue, le soleil était revenu et la plage était magnifique, comme je me l’étais imaginée.  C’était maintenant le départ pour la maison avec un petit arrêt à mi-chemin à Edmundston.  Ouh! Quelle route ennuyante.  Belle au niveau de l’asphalte mais rien à voir quand on lève les yeux à l’horizon.  Nos amis étaient particulièrement équipés en bébelles électroniques, genre iPod Touch pour les deux enfants (un cadeau des grands-parents, ont-ils juré!) et chacun iPhone parce qu’ils ont chacun une business.  À côté d’eux, on a carrément l’air attardés avec mon téléphone qui prend pas de photo (oui, ça existe encore!), notre télé pas-de-câble et toutes nos gugusses qui se branchent quand eux sont wireless all the way et ont accès à internet même dans le fin fond d’Edmundston!  On a bien rigolé de les voir parler avec Skype sur la plage à Bathurst ou encore de vouloir à tout prix avoir la réponse à la question qu’on se pose dans la seconde mais qu’on se fout un peu de pas savoir.  C’est ça quand t’es en retard, tu ris du monde en avance sur leur temps.  Je dois dire que nos iAmis nous ont été d’une grande aide, surtout la iMaman, qui était aussi ma iCopilote, qui a nous a cherché sur internet deux chambres de motel pas trop cher pas trop loin d’Edmundston.  Et en prime, une petite pizzéria pour notre dernier souper ensemble.  Avis à tous :  la pizza Rossi est bonne mais 60$ pour deux larges, vous pouvez chercher ailleurs!  Heureusement que les filles étaient là pour chercher un beau coin.  On se serait ramassés à virailler autour d’Edmundston avec des enfants affamés pour finalement prendre le premier hôtel du bord à 200$ la nuit, pas de déjeuner. 

Mettons que ces vacances-là ont fait changement de notre première semaine en juin!  J’ai donc décidé de vous faire une liste des éléments indispensables pour passer des vacances de tout repos, ou presque, avec des enfants. 

1.     Plage et jeux de plage.
2.     Soleil.
3.     Enfants en nombre pair, âge et sexe semblables.
4.     Des adultes relax, ayant la même philosophie de voyage que vous.
5.     Des films en quantité, pour l’auto et pour l’hôtel.
6.     Des cochonneries en quantité, pour l’auto et l’hôtel.
7.     Du vin et de la bière, en quantité itou, mais pas pour l’auto…
8.     Des bobettes de plus pour tous, au cas où on resterait plus longtemps! 

Bon, j’ai fait ma liste rapidos, j’avais pas le goût d’être spirituelle aujourd’hui.  Ce fut de très chouettes vacances avec des très chouettes amis et iAmis.  Je sais pas si un jour je retournerai dans les Maritimes volontairement de par mon moi-même mais j’en garderai assurément de bons souvenirs.  

Voilà la fin de l’été, le retour en classe tant redouté pour les miens.  Est-ce que c’était un cadeau à leur faire de les garder avec moi tout l’été?  À les entendre, ils auraient bien pris un six mois aussi mais après les derniers jours qui viennent de passer, à se tapocher, à tourner en rond et à nous taper sur les rognons, c’est en plein le temps de passer à autre chose.  D’autant plus que mon chum a encore deux semaines de vacances, on va en profiter pour tourner en rond aussi, mais juste tous les deux!  Et moi, à qui il reste seulement six semaines de congé, dont quatre toute seule, je savoure l’automne qui arrive, ma saison préférée, je laisse mon monde faire sa rentrée et je me prépare tranquillement à retrouver mes copines et ma routine.

Bon retour avec vos sacs à lunch...

dimanche 21 août 2011

Amis, enfants, asphalte et humidité... c'est aussi ça, les Maritimes!

Mon amoureux a commencé son épopée de vacances avec nous le 6 août et ce, pour cinq semaines.  Fidèle à lui-même, il était stressé de s’emmerder, de pas avoir assez de temps pour tout faire et d’avoir de la misère à endurer les enfants, en l’occurrence son fils qui lui colle aux baskets depuis qu’il est sorti de mon ventre.  Toutes vacances nécessitent leur temps d’ajustement, chez nous en tout cas.

Nos big vacances en famille cet été étaient destinées au Nouveau-Brunswick.  En discussion depuis l’hiver passé, on y va-tu, on y va-tu pas, pourquoi, pourquoi pas?  Maintes tergiversations pour un ami de mon chum qui nous a chaleureusement invités à le rejoindre (ainsi que tous ses autres amis) dans la « bucolique » ville de Bathurst au Nouveau-Brunswick, entre autres pour ses quarante ans.  Pour finalement tomber d’accord sur un planning qui plaira à tous avec de la route entrecoupée de motels et une visite à l’Île-du-Prince-Édouard, vu qu’on est « près ».  Tant qu’à y être, hein?  Pas question de camping et de rouler des millions de kilomètres par jour.  Faut ben se donner une chance d’être patient, quand même! 

Après un petit arrêt à Rivière-du-Loup pour le premier dodo (saviez-vous qu’il y avait plusieurs chutes dans cette ville?), nous filons pour Bathurst.  Quelle surprise avons-nous eue de visiter notre B&B!  Vous savez comme moi que les photos sur internet embellissent l’endroit plus souvent qu’autrement.  Quand tu arrives sur place, tout est plus vieux, plus sale, plus petit, plus moche.  Là je dois dire que c’était au-delà de nos espérances.  Encore plus beau que sur les photos!  Les deux hommes qui tiennent la place depuis deux ans, Denis et Benoit, étaient super sweet, prévenants, chaleureux, discrets ou placoteux quand c’était le temps, bref, un petit paradis.  Ce n’était pas notre première expérience de gîte du passant, mon chum et moi, et je dois dire que j’adore la formule, encore plus quand c’est le grand luxe!  Les enfants trippaient fort, j’avais un peu peur qu’ils soient mal reçus dans un environnement si chic et bien décoré mais jamais je n’ai senti un malaise, aussi petit soit-il.  Il faut dire que Benoit est directeur d’école alors il est bien en mesure de savoir que les tipouts aiment bien s’empiffrer de yogourts en tube le matin et de céréales sèches!  Fiston était extrêmement à l’aise de se lever avant nous le matin et d’aller jouer au DS dans le salon ou de s’asseoir au comptoir pour chouenner un peu avec Denis.  Vraiment, si vous passez par Bathurst un jour,  L'Étoile du Havre, c’est un arrêt obligatoire!

L’ami qui avait envoyé les invitations avait loué un chalet sur le bord de la plage.  C’était un point de rencontre évidemment et l’endroit idéal :  une dizaine d’enfants et une plage, c’est-tu pas le bonheur pour les parents!  Quelle surprise avons-nous eue encore de voir deux autres amis de mon chum et leur famille nous retrouver alors qu’on ne les attendait pas!  C’est dans ce temps-là qu’on se dit : une chance qu’on s’est forcé un peu, on aurait tout manqué de cette belle rencontre…  Oui, on s’est botté les fesses pour y aller parce que pour mon premier été de congé, j’aurais volontiers préféré visiter Washington, Cape Cod, la Nouvelle-Écosse, whatever mais pas nécessairement Bathurst, avec les amis de mon chum en plus, même si je les aime beaucoup.  Comme quoi, quand on lâche prise et qu’on revire ça en positif, encore une fois, tout arrive pour le mieux.  Là, on a eu que de belles conséquences de notre « let it go ». 

Le meilleur ami de mon chum et sa famille (fille et garçon du même âge que les deux nôtres) se sont invités à l’Île-du-Prince-Édouard avec nous, au même hôtel en plus!  Je niaise, je sais qu’ils vont lire le texte, ils se sont pas invités pantoute!  En jasant sur la plage, j’ai dû être assez convaincante et invitante car ils ont trouvé l’idée de nous suivre excellente, même s’ils avaient du linge pour trois jours (je fais exprès de les faire gêner!).  Ça fait quelques années qu’on se demande si c’est une famille avec qui on fitterait pour partir en vacances, c’était un maudit bon test à faire.  On est pas fous, on a séparé les enfants pour alléger la route et les parents pour alimenter les conversations sur les longues et plates routes du NB.  Les gars d’un bord, les filles de l’autre!

Fin de la première partie du voyage...  à bientôt!

jeudi 4 août 2011

Casse-pieds sur la route de Berthier

J’adore découvrir de nouveaux coins, surtout quand personne ne m’en a parlé avant.  Mardi, je suis allée, comme promis, prendre le traversier Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola avec mes tinenfants.  Tant qu’à être dans le coin, je me suis dit : pourquoi pas prendre une belle petite route de campagne et visiter un peu les alentours? 

Ce que nous fîmes.  Pout, pout, à partir de Mont-St-Hilaire, avec le cruise control à 58 km/h parce que j’ai un char de police qui me colle aux fesses et la limite est de 50.  Après quinze minutes, ils se trouvent autre chose à faire, je n’accélère toujours pas jusqu’à temps que je vois une dame en vélo et que je décide d’accélérer un peu pour la dépasser.  Vous allez dire : accélérer pour dépasser un vélo???  Ben oui, quand on va à 50, ça va vite, un vélo qui roule vite!  Mon char a 156 chevaux alors quand on pèse sur la suce, ça avance un ti-peu, malheureusement dans ce cas-ci.  J’accélère, je regarde pas le compteur parce que je dépasse pendant trois secondes et je compte bien revenir à mon 58.  Juste sur le bord, au même moment, y a un char de police fantôme qui fait du radar en même temps que je dépasse!!!  Merde!  Merde! MERDEEEEE!  Il part, c’est ben sûr, après moi.  Je me range, je fesse sur le volant, sur le banc à côté, en cherchant mon porte-feuille, je veux tuer, j’ai le goût de brailler.  71 dans une zone de 50.  Il l’a pas baissé d’un poil.  Mange de la marde.  Je lui ai dit que ça faisait une demi-heure que je roulais à la limite, super fine, super tranquilos, il s’en beurrait le cul.  C’est pas chic comme expression mais ici, je la mets.  Elle vient de mon beau-frère.

Ouais.  Ma journée commençait tellement bien.  Fallait pas laisser gâcher ça par un policier de la SQ posté à St-Denis-sur-Richelieu qui avait eu un peu d’action dans sa journée.  Quand même.  Voyez-vous, ça me coûte 110$ plus deux points de démérite.  Pas si pire.  Sauf que j’ai un autre ticket de l’an passé à trois points pour un stop à l’américaine.  Oui, oui, ça fait cinq.  Donc, 166$ le permis cet automne.  Aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhh!  Je suis quand même à 75% de mon salaire, monsieur la police!!!  Jamais eu ça de ma vie, cinq points.  J’ai un peu honte mais c’était toujours mérité, je dois dire.  Les stops, je me suis domptée mais les maudites zones de 50, ça doit faire quatre fois que je me fais arrêter pour ça dans ma grande carrière de presque vingt de conductrice. 

Relativisons.  Ce que je me dis dans ce temps-là, c’est : t’as tué personne, c’est juste de l’argent.  Ça aide.  Mais je pensais aussi en revenant chez moi : où étiez-vous, chers policiers, quand des fous me dépassaient à 120 sur un chantier de construction alors que les amendes sont doublées?  Pourquoi vous arrêtez pas les ados qui font des courses de char, la nuit, sur le boulevard?  Ou peut-être que vous le faites, mais eux, ça les arrête pas en tout cas.  Ça fait chier.  En tout cas, je me tiens tranquille depuis hier, vous pouvez pas savoir.  Les tickets, c’est d’être à la mauvaise place au mauvais moment en faisant la mauvaise affaire.  Un hasard, tout simplement.   

Cela étant dit, nous avons continué notre route, parce qu’on était rendus trop loin de chez nous, anyway.  Pout, pout, pout, encore plus, hein!  J’étais stressée dans les zones de 90, j’étais pas sûre d’avoir bien vu la pancarte, je roulais pépère à 80.  Nous arrivâmes à St-Ours.  Ça fait longtemps que je l’entends, ce nom de village-là et je le trouve mignon.  Effectivement, c’est mignon (et j’ai pas vu de police).  Nous sommes arrêtés au Canal de St-Ours où il y a une écluse, une petite maisonnette, des petits sentiers, un barrage et une passe migratoire à poisson, qui fait la renommée de ce bout du Richelieu.  Ça coûte pas cher (6$ pour nous trois) et c’était cool.  C’est quand même un lieu historique national, faut pas s’attendre à ce que les enfants se pètent la tête dans les murs tellement c’est trippant, quand même!   

On a pique-niqué (encore! dirait mon fils) et on est reparti vers le Jardin des Curiosités à une minute de là.  C’est un couple qui a « bâti » ce grand jardin en arrière de chez eux, avec 800 variétés de végétaux.  Ça prend un plan pour tout voir, c’est magnifique.  D’autant plus qu’ils sont partis de rien il y a quatorze ans et là, ils ont un superbe jardin anglais avec des cèdres de douze pieds de haut, entre autres.  Dix dollars pour les adultes et gratuit pour les enfants de douze ans et moins.  Je connais une amie qui tripperait fort de rester là!

On repart pour Sorel et on trouve la crémerie Frais et Frisket sur le boulevard Fiset.  Je dois dire que je ne suis pas grande amatrice de crème glacée mais j’ai un gros faible pour la Coaticook.  Malheureusement, la Chalifoux ne m’a pas emballée et la caissière était pas très recevante.  Ou c’est l’air que tout le monde a à Sorel, je le sais pas…  On s’en va vers le traversier et là, c’est pas du petit traversier, les amis!  Ça roule à l’année longue, ça embarque des gros camions et ça donne un gros coup de trompette en partant, de quoi se jeter en bas tellement tu t’en attends pas!  Il y a un étage pour les véhicules, un étage fermé avec des toilettes, des machines distributrices et des fenêtres et le troisième est à ciel ouvert et il y a plein de bancs pour profiter de la ballade.  Ça nous a coûté onze dollars pour une auto, une adulte et deux enfants.  Personnellement, je préfère encore, dans mon cœur, le traversier Oka-Hudson, pour ce qui est du paysage et des environs mais ma curiosité est satisfaite, enfin!

Voilà pour Grand Talent l’exploratrice!  Soyez prudents et attention aux zones de 50, très chers lecteurs.

dimanche 24 juillet 2011

Vente (d'opinions) de garage

On est en retard sur beaucoup de choses mais on s’aime pareil.  Pour ceux qui sont comme nous, je vous commente quelques films loués pour retardataires.  Vite de même, pour les parents d’enfants qui aiment revoir les mêmes films mais qui ne veulent pas nécessairement les acheter (et pour ces mêmes parents qui n’ont pas le temps d’aller au cinéma), le programme Cinéma à Volonté chez Vidéotron pour 9,95$ par mois, c’est rien de moins que mer-veil-leux.  Informez-vous à votre Superclub (je suis pas payée pour la pub mais si vous voulez donner un petit quelque chose, c’est correct)! 
 

*Loin d’elle/Sarah Polley

J’adore les films avec des vieux.  Ils sont vrais, font pas juste montrer leur belle gueule comme les Alex Pettyfer de ce monde.  Touchant, freakant (alzheimer, j’ai dit à mon chum de pas me faire le coup), espoir malgré tout.  Super film mais pas très jojo, j’avoue. 



 
 *KICK-ASS

Je pensais le voir avec les flots mais ouf, mon chum m’a rattrapée juste à temps.  Super violent, dégueux, tannée de voir Nicolas Cage se recycler dans les films pour ados.  Voir une petite fille de douze ans tuer du monde avec des armes de pointe, ça ne me divertit pas du tout. 




   
*Hanté par ses ex

Cerveau à off, on est quand même avec Matthew McConaughey et sa face de cire.  Écouté en vacances quand il pleut, rien de nouveau, comme d’habitude avec ces films-là. 



*L’éveil d’un champion

Écouté en vacances avec les enfants.  Histoire vécue.  Si tous les gens riches étaient généreux à ce point, la Terre tournerait sûrement moins carré.  Bien aimé. 



  
*La momie, le premier (je le sais, c’est vraiment vieux)

J’essaie de faire connaître des vieux films d’action à mes enfants mais très mauvais choix pour mon fils de sept ans.  Plusieurs nuits de cauchemar à cause de la momie, pis on n’avait même pas écouté la moitié.  Ça c’est ma mémoire poche pour les films, je me rappelais pu que la momie était si laide… là je le sais.






On prend quand même un peu de temps d’aller se rafraîchir au cinéma!


*Minuit à Paris/avec mon amoureux

Surprenant, quand t’as pas lu le résumé. Surprenant aussi comme choix d’acteur principal en la personne de Owen Wilson mais ça valait la peine d’oser, je l’aime un peu plus.  Mon chum qui rêve d’aller à Paris n’a pas eu le goût d’y aller plus mais pour l’histoire et les personnages savoureux, comme Ernest Hemingway, c’est un bon film.   




*Le gardien du zoo/avec les enfants, tout pour se sauver de la canicule.

S’il-vous-plaît, y en a marre de voir des histoires de dépendants affectifs qui restent accrochés à la même personne qui ne les aime pas et qui ne s’aperçoivent pas que la perle rare est sous leurs yeux depuis des lunes.  Qui attend patiemment aussi que le dépendant affectif se déniaise, un jour.  Franchement. Pis des animaux qui parlent, pas capable. 



Pour ceux qui ne peuvent passer un jour sans lire, comme moi.


*Le roman de Laura Secord, tome 1/Richard Gougeon

Intéressant pour ma culture personnelle, moi qui est une amateure (amatrice? amateuse?) de crème glacée "Croustillant à la française" chez Mme Secord.  J’ai tiqué un peu sur la façon que c’était raconté mais bon, historiquement parlant, ça vaut la peine quand même de passer par-dessus ce petit désagrément. Le deuxième tome est sorti. 



 

*Cœur trouvé aux objets perdus/Francine Ruel

Léger, sans prétention, montréalais jusqu’à la moelle.  Petite lecture d’été. 





 *Belle est la rose/Liz Curtis Higgs


Deuxième tome, toujours aussi platte.  Ça prend quand même du talent pour écrire deux fois 700 pages autour de la chnoutte qui se passe autour du même maudit mariage avec les mêmes maudits personnages.  À lire en quatrième vitesse et en diagonale ou si vous préférez, lisez les deux dernières pages, vous allez sauver du temps.  Il y aura un tome 3 alors je vais continuer à allumer des lampions pour sauver les deux sœurs niaiseuses et leur histoire poche.  Juste pour rire, regardez bien les deux filles sur les couvertures... recyclage de mannequin, non?  En plus, elle a la même robe.  Pas fort, Mme Higgs.


Je me garoche pour lire les autres livres de deux auteurs que je viens de découvrir :  Mélanie Vincelette et Valérie Tong Cuong.  J’ai lu respectivement Crimes horticoles et Providence et j’ai vraiment aimé leur style et leurs histoires.  Ou c’est parce que ça fait trop longtemps que je me tape des bouquins-somnifères…  je me suis pris plein de petits livres de poche à la bibli comme ça, si c’est pas bon, la torture dure pas trop.  Sans blague, à découvrir si vous ne les connaissez pas.
 

Et de petites escapades différentes pour quelques sous et quelques heures.


Ça vous tente de faire un tour de machine avec les enfants (vos parents disaient ça quand vous étiez jeunes?) ou même en amoureux?  Rendez-vous à Oka et prenez le traversier sur le lac des Deux-Montagnes jusqu'à Hudson.  Pour dix piasses plus ton gaz, t’as un ti-tour de bateau le fun et ça sort un peu de la routine.  À dix heures le soir, en moto avec son amoureux, les lumières fermées sur le traversier, c’est presque comme une croisière.  Le contraire se fait aussi… Hudson-Oka, je vous ai surpris, je le sais!  Question traversier, espérez pas relaxer sur Laval-Île-Bizard.  Ça dure deux minutes, ça brasse et ça embarque six autos.  Pas le temps de débarquer pour prendre une photo des enfants sur le bord.  Rapport divertissement/prix (4,50$), c’est mieux Oka-Hudson (ou Hudson-Oka, hi!hi!), personnellement.  Prochain traversier à essayer :  Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola. 

Trop cool, les vacances…  surtout quand on revient dans les normales de saison!