mercredi 22 juin 2011

Le retour du catalyseur

Imaginez-vous donc que le pôp’tit Dédé n’est pas disparu dans la nature.  C’est pas parce que j’en parle pas qu’il n’existe plus.  Après avoir laissé le temps faire son œuvre, j’ai le goût de vous en reparler, question de boucler la boucle.  Pour ceux qui ne connaissent pas Dédé, allez lire « Le choc des valeurs », mai 2011).

Voilà la situation actuelle : Dédé revient chez son papa-qui-fait-livrer-du-sucre-en-poudre (?)-la-nuit toutes les fins de semaine et repart chez sa maman la semaine.  Il vient toujours sonner, pas avant 9h le matin, il est bien averti (par moi avec mes gros yeux bleus méchants).  Je dois dire que mon fiston est « débandé » un peu, comme dirait mon chum.  Tout nouveau, tout beau, c’est bien connu.  Il a expérimenté quelques épisodes où son ami l’a maltraité un peu, genre se faire presque étrangler pendant une petite séance de bataille.  Ouin.  Les yeux m’ont sorti de la tête.  Je lui ai dit : «  Pourquoi tu t'es pas défendu?  Sers-toi de tes petits trucs de karaté, cibole!  Attends pas de voir des étoiles!» Tellement pacifique, trop peut-être.  Y a des fois où c’est un défaut. 

Donc, les jeux sont pas toujours super mais au moins, les demandes pour aller s’acheter des cossins ou aller faire du vélo jusqu’au boulevard ne reviennent plus.  Dédé a probablement compris que fiston avait des limites plus serrées que chez lui et que s’il voulait rester dans les bonnes grâces de la méchante maman, c’était mieux de pas pousser sa luck.   

J’avoue que j’ai fait une grosse réflexion personnelle à propos de cette nouvelle situation.  Non, la madame est pas encore top zen, non, non!  Le morceau est pas tout lâché mais un m’ment donné, t’as mal aux mâchoires fait que, t’as pas le choix si tu veux pas perdre toutes tes dents.  J’ai eu plusieurs discussions sur l’oreiller avec mon fils concernant son ami.  Je lui ai expliqué pourquoi je ne voyais pas ça d’un bon œil, surtout à cause du papa et de la manière qu’il l’éduque.  Je lui ai aussi raconté mes peurs à moi, peur qu’il se blesse, qu’il devienne un petit voyou, qu’il vole, n’importe quoi de plus ou moins rationnel.  Mais je lui ai aussi dit que j’étais contente pour lui qu’il se soit trouvé quelqu’un avec qui jouer qui est proche de la maison car c’est ce dont il rêvait depuis longtemps… même si c’est pas l’ami idéal dans mon cœur (pour ça je dois dire qu’il n’a pas été dupe, je suis très mauvaise actrice).  Je lui ai dit que je lui faisais confiance, que je sais qu’il connaît les bonnes et mauvaises choses à faire ou à dire.  Que je lui permettais de faire ses expériences de petit gars, de se faire un peu mal, de faire des petites niaiseries.  J’ai deux sœurs plus jeunes, je ne sais pas c’est quoi de manger des volées, de se faire dire quoi faire par les plus vieux, de désobéir tout court.  On était ben trop dociles dans les années 80.  Les filles en tout cas.

Le bogue avec les tinamis, c’est qu’un jour, faut que t’arrêtes de penser que tes enfants sont dans des vases et que tu peux les protéger de tout et de tout le monde.  Quand ils viennent à s’éloigner de nous naturellement, c’est qu’ils se sentent capables, avec leur petit baluchon rempli de confiance et de bonnes valeurs, de gérer des situations différentes de la maison.  Faire confiance, arrêter de choisir à leur place, mettre des limites claires et surtout discuter, discuter et être à l’écoute.  J’ai l’air ben bonne de même et vous faites ben ce que vous voulez de mes conseils.  En parlant avec des amies, je me suis bien rendue compte que je ne suis pas la seule à avoir des voisins bizarres, qui ne voient pas la vie comme moi, dirais-je pour être polie.  On veut que nos flots côtoient du bon monde, qu’ils ne nous garochent pas en pleine face nos préjugés, qu’on ne pensait pas trop avoir…  C’est dur, je le sais comme vous autres.  Ça fait même mal, on dirait que ça nous arrache des petites peaux autour du cœur comme on le fait avec les ongles.  

J’ai donc arrêté de résister à cette amitié et de laisser aller mon fils car Dédé, c’est pas un mauvais garçon.  Je ne le guette plus, ou presque, j’en faisais une maladie.  Il sent moins le besoin de confronter vu qu’il n’y a plus d’opposition, à moins de force majeure.  De toute façon, nous avons un garçon tellement sensible que tout lui paraît dans la face et on le sait immédiatement quand il s’est passé quelque chose de louche.  Il apprend à dire ce qu’il ne veut pas (genre « on joue pas à la bataille ») et à revenir si ça ne fait plus son affaire.  Reste à lui apprendre à s’endurcir quand il se fait écoeurer mais une chose à la fois, my god! 

J’ai le goût de vous partager quelque chose.  Dédé et mon fils venaient de jouer dehors à la pluie battante et ils étaient trempés jusqu’aux bobettes.  Ils voulaient venir jouer à l’intérieur après et j’ai dit à Dédé d’aller se mettre au sec.  En revenant, je lui ai dit que je mettais son manteau mouillé sur la chaise pour le faire sécher.  Quatre ou cinq jours plus tard, mon gars me dit en passant derrière la dite chaise :  « Maman, t’as été gentille quand t'as mis le manteau de Dédé sur la chaise ».  Comme ça, sans avertissement, gratos.  Comme quoi, c’est payant de faire des efforts pour lâcher prise.  Un jour, ça ne me fera plus rien, cette histoire, comme dirait ma bonne amie. 

Bonne chance avec la progéniture de vos drôles de voisins…  vous n’êtes plus seuls maintenant!

mercredi 15 juin 2011

Deuxième passion: la déco!

Un blog, c'est comme un salon.  Des fois, ça nous tente de changer les choses de place ou de peinturer.   J'avais beaucoup de temps aujourd'hui et mon outil de mise en page de Blogger était fonctionnel (pour la première fois) alors je me suis laissée aller pour des petites couleurs d'été.  J'avais placé un sondage durant une heure, dont une personne avait répondu, mais j'ai dû l'enlever car on ne voyait pas très bien le texte à cause de la nouvelle déco.  Je verrai si je vais le remettre un jour.  Vous remarquerez que maintenant, au bas des textes, il y a des cases à cocher pour vos réactions.  Ça va peut-être vous dégeler et vous faire participer un peu...  Une chance que je vois les statistiques parce que j'aurais bien l'impression de placoter toute seule!

Vous êtes vraiment timides...  c'est correct, prenez votre temps, je suis pas pressée!

Et alors, cette déco, ça vous plaît?

Pis, dites-moi donc, pour ceux qui sont abonnés par e-mail, recevez-vous les nouveaux posts?

mardi 14 juin 2011

Petits deuils de moments joyeux

Le temps est au motton dans la gorge.  La fin de l’année scolaire, comme tout autre fin, est un deuil en soi, pour les enfants oui, mais pour moi aussi.  Je dois dire que je n’ai pas vu plus de 3 ou 4 fois les profs, dont une rencontre officielle et les autres, dans le parking de l’école.  Ceux-ci, j’ai moins de peine à les quitter, je n’ai pas beaucoup d’attachement envers eux car mes flots (thank God!) ne sont pas des flots-à-problèmes.  

Celles qui vont plus me manquer sont les éducatrices du service de garde.  Avec elles, j’ai jasé plus souvent qu’à mon tour car ce sont elles que l’on voit quand on travaille.  Le s.d.g. de l’école des enfants est vraiment dynamique et mes deux marmots s’y sont toujours beaucoup amusés.  Je leur lève très haut mon chapeau pour être capable d’endurer pendant plusieurs heures des petits et grands morveux pas élevés, des petites chipies qui manigancent, des pleurnichards écoeurés de rester jusqu’à six heures tous les soirs et surtout, surtout, des parents aucunement reconnaissants qui pensent que les éducatrices sont payées pour se faire chier sur la tête à la journée longue.  Si je commets un crime, un jour, envoyez-moi pas en prison.  Enfermez-moi avec trente débiles dans un service de garde et je demanderai grâce après une heure.  Je me connais, j’ai déjà été monitrice dans un terrain de jeu tout un été… la pire job de ma vie.  Ma mère était certaine que je lâcherais avant la fin mais ce doit être l’orgueil qui m’a tenu en vie.  Éducatrice en service de garde égale vocation, comme les profs et les infirmières.  Pis pour les parents qui commencent l’école en septembre, faites pas le saut.  Y en a qui ont l’air bête mais ça prendra pas trop de temps pour vous rendre compte que vous auriez le même air si vous faisiez leur job et que, pour la plupart heureusement, ce n’est qu’une façade.  Faites-leur un sourire, vous verrez! 

Cela étant dit, vous, donnez-vous des cadeaux aux profs et aux éducatrices à la fin de l’année?  Moi, je suis pas forte forte de ça.  Uno, je sais pas quoi donner parce que je ne les connais pas personnellement.   Deuzio, je me mets à leur place et je me dis :  y en ont-tu reçu, des cochonneries dans leur carrière?!  L’an passé, le prof (homme) de ma fille a fait un speech aux élèves pour qu’ils disent à leurs parents de ne pas lui donner de cadeaux, qu’il préférait avoir de beaux mots écrits de leurs élèves et de leurs parents.  Imaginez, un prof homme, tu lui achètes quoi?  Un blaireau pour se faire la barbe?  Ben croyez-le ou non, il en a reçu pareil!  Une doudou, entre autres… y a vraiment des parents qui comprennent rien (ou le message ne s’est pas rendu)! 

Moi, je ne donne rien.  Ou si peu.  Vous avez ben beau me traiter de cheap, je m’en fiche.  Parce que si vous aviez déjà reçu une carte de ma part pour vous dire combien je vous apprécie, vous vous en crisseriez ben d’avoir un cossin pour mettre sur votre bureau.  À Noël, j’écris un mot dans une carte (et l’enfant aussi) et je mets la photo de l’enfant dedans, comme souvenir qui prend pas trop de place.  Qu’est-ce qu’ils font avec après, les profs?  Un scrapbook de leurs années d’enseignement?  Faudrait que je demande.  Et à la fin juin, on écrit une autre carte, avec ou sans photo, et parfois, une petite carte-cadeau significative, genre Omer DeSerres pour les bricoleuses ou dans une librairie, parce qu’un prof ou une éducatrice, ça doit ben aimer lire, non?!  Oui, vous allez me dire que c’est impersonnel, je sais.  Mais si c’était juste de moi, je ne donnerais que la carte…alors je cède à la pression sociale et aussi parce que les enfants veulent donner quelque chose absolument.   

Pensez à votre travail.  Peut-être que vous n’avez pas besoin d’avoir une petite tape dans le dos pour travailler le sourire aux lèvres.  Imaginez un instant que vous recevez pleins de cartes manuscrites de vos collègues, clients, patrons, pour vous dire combien vous êtes compétents dans ce que vous faites, que vous faites la différence dans la vie de quelqu’un, que votre sourire éloigne le petit nuage au-dessus de la tête d’un autre que vous connaissez à peine, que votre personnalité rend la vie au travail plus joyeuse. 

Tous ces jolis mots mis ensemble, pour moi, c’est ça la vraie paie. 

mercredi 8 juin 2011

Des vertes pis une pas mûre

J’achève mon deuxième mois de « vacances » et je me porte toujours aussi bien…  Ça ferait chier un peu que je me tape une dépression parce que j’ai trop de temps libre, hein?  Inquiétez-vous pas, la santé mentale est au beau fixe maintenant, surtout, que le beau temps est de la partie.  Aujourd’hui, par exemple, je n’ai rien sur le programme.  Après avoir été reconduire les enfants à l’école (ils sont partis avec leur lunch… wouhou! Tout le monde est content!), j’ai pris ma marche comme d’hab et je me suis baignée un petit quinze, question d’écouter les bruits de la ville qui se met en route pour le travail, les petits oiseaux qui font leur épicerie dans mes chèvrefeuilles et de réfléchir à ce que je pourrais bien vous raconter ce matin.  C’est pas facile, la vie.  Croyez-moi, je profite de ces derniers instants de paix totale avant la fin des classes.  Je me reposerai en septembre. 

Vous voulez que je vous en conte une bonne?  Vous avez entendu parler de mon voisin colon, le père de Dédé?  Comment l’oublier!  Imaginez-vous donc que, depuis un mois, y a un char stationné devant notre maison.  Nous et nos autres gentils, mais non moins découragés voisins,  on trouve ça quand même normal que le char bouge pas de là parce qu’on est habitué de voir une cour à scrap depuis huit ans.  On pensait que c’était un énième bazou qu’il avait sauvé d’une mort certaine ou qu’il appartenait à sa blonde ou quelqu’un qui ressemble à.  Hier en allant chercher les enfants, je pique une petite jasette avec mon voisin d’en face, une perle que j’appellerai M. Layton parce qu’il lui ressemble et qu’il est gentil comme je pense que le vrai M. Layton doit l’être.  Il m’apprend qu’il a ouvert la porte de l’auto, qui n’était pas barrée, et qu’il a vu que tous les fils dans le tableau de bord étaient coupés.  Conclusion :  une auto volée…  Eh ben.  Il appelle la police, qui arrive juste cinq heures plus tard parce que ça presse pas, quand même!  Quand on se fait voler pis ça prend deux heures avant qu’ils viennent, on se demande bien à quel numéro un char volé se situe dans leur liste.  La fin de l’histoire, une gracieuseté de mon chum qui est allé « chouenner » avec les deux voisins d’en face, c’est que ça fait deux fois que le proprio de l’auto (qui n’est pas mon voisin colon ni sa simili-blonde) se fait voler ses mags et qu’il (ou plutôt les autres) retrouve son char ailleurs dans la région.  Le CAA est arrivé trois heures plus tard (oui, oui) pour remorquer la voiture et nous voilà avec une belle vue ce matin, pas de scrap en face de chez nous! 

On aurait pu chercher à savoir c'était à qui, ce char-là.  Ça faisait un mois qu'on capotait parce qu'on se disait que le voisin avait encore ramassé une cochonnerie pour saloper le paysage pis dans le fon, c'est même pas lui.  On est tellement habitués qu'il agisse bizarrement, comme laisser son toit ouvrant d’auto ouvert pendant trois jours (durant la grosse mouille du début mai) et qu’après, il y mette une planche de plywood pour patcher le trou, qu’on ne fait même pas de cas d’un char volé et tout déglingué. 

Qu’est-ce qu’il pourrait bien faire pour nous surprendre, je me le demande, et je suis pas sûre de vouloir être chez moi cette journée-là.  Ou peut-être que oui, pour vous le raconter après!




lundi 6 juin 2011

Grand talent a testé pour vous... mais surtout pour elle!

J’adore essayer des nouveaux produits.  N’importe quoi, ou presque.  Je suis la fille qui achète la nouvelle saveur de gomme en premier, vous voyez le genre, mais pas le nouveau iPad.  Depuis que je suis en congé, j’ai délaissé le café pour le thé.  J’en achète plein à l’épicerie et je ne sais plus où les mettre.  Mon amie m’a fait goûter des thés de chez Camellia Sinensis qui étaient excellents, comme le Zeste éclair.  J’ai voulu aller en acheter moi-même à la boutique mais je ne l’ai pas trouvée au marché Jean-Talon (et je me suis jurée de ne plus retourner là-bas parce que c’est le zoo et je suis un peu claustro).  Je suis donc restée dans ma zone de confort et je suis retournée vers la boutique écobio du marché public de ma ville d’adoption.  Je vous décris mes trouvailles :

*Le thermos chinois de la compagnie Clef des Champs. 

C’est un thermos à double paroi de verre avec de jolis motifs et un filtre pour retenir les feuilles de thé que l’on fait infuser dedans.  Il est superbe, il garde au chaud, il ne brûle pas les mains quand on boit son thé et en plus, on fait jaser.  Moi j’adore.

*Le thé blanc biologique Bai mu dan en feuilles de la Clef des Champs toujours. 

J’aime bien l’odeur des feuilles, ça sent la pelouse et le frais.  Il est composé de bourgeons et des deux premières feuilles.  Ça goûte la nature!

*Le tonique à la comptonie voyageuse de la Compagnie de thé algonquin. 

 Je vous l’avais dit que j’essayais toutes sortes d’affaires!  Ce thé est offert en sachets et les herbes sont certifiées bio.  Pas que je trippe bio mais bon, y en a pas de pas-bio!  C’est supposé être un stimulant immunitaire et un purifiant mais je dois avouer que je me suis laissée tenter par les jolies boîtes d’emballage.  Elles ont de beaux dessins amérindiens très colorés.  Je trouve très intéressant de faire du thé avec des herbes qui poussent dans les contrées sauvages canadiennes plutôt que d’en faire venir de la Chine.  En plus, c’est équitable alors c’est merveilleux!  Il y a plusieurs sortes, pour le rhume, la méditation, etc. mais je suis dit qu’un stimulant, c’était ok pour l’essayer (pis j’ai pu de place)!

Laissez-moi vos idées de dégustation dans les commentaires!  Si vous êtes trop chicken pour goûter à quelque chose qui vient de sortir sur le marché, je ne vous promets rien mais si ça rentre dans mon budget, je l’essaierai et je vous en dirai des nouvelles!
 
À bientôt... et bonne fête à ma soeur que j'adore!

jeudi 2 juin 2011

La numéro 8

Là je crois que ça y est.  Je suis allée prendre une petite marche mercredi mais mon corps réclamait de l’eau froide alors je l’ai écourtée pour me saucer (pas juste les pattes) dans ma piscine à 69F.  L’été chaud et humide est de retour et les vacances des enfants arrivent à grands pas.  Ça me stresse un petit peu, je dois dire.  Les enfants sont tellement fatigués depuis quelques jours que je me demande combien de fois durant l’été je vais devoir sortir de la maison pour prendre mon gaz égal.  On a jamais été autant occupés le soir et les fins de semaine à cause des activités des enfants et l’école est un vrai four depuis la semaine passée.  Comment voulez-vous que tout ce beau monde vive en harmonie sans être à côté d’une piscine?  Je sais bien qu’on va tomber sur un autre beat bientôt, pu de devoirs, pu de lunchs, pu d’horaire, ou presque.  C’est tellement ironique quand j’y pense.  Je n’ai jamais eu autant de temps dans ma vie mais je n’ai jamais eu autant besoin d’un agenda…  faut dire que je savais pas dans quoi on s’embarquait avec le soccer!

Vue sur le lac Sacacomie
J’ai eu, par contre, une belle fin de semaine pour relaxer à l’Auberge du Lac Sacacomie, sans enfants, sans amoureux, juste des vieilles amies du secondaire.  Quarante-huit heures à rire, à jaser, à jouer à des jeux, à manger des chips, des graines de tournesol enrobées de chocolat et de la haute gastronomie, à se prélasser au magnifique spa GEOS que nous avions pour nous toutes seules.  Ce fut une atmosphère un peu spéciale compte tenu que le personnel était en conflit de travail depuis plus de dix mois et que c’étaient les membres de la direction qui faisait la job des syndiqués (bar, accueil, vin, débarrasser la vaisselle parce que c’était un buffet (excellent) matin et soir).  Quand on est arrivé au bout du chemin pour se rendre à l’hôtel, il y avait des barricades avec un gros goone pas très souriant dans une petite cabane qui s’assurait que nous avions bien une réservation.  La plus grosse foule que j’ai comptée est d’environ 30 personnes durant un souper sinon, on avait l’impression d’avoir l’hôtel à nous.  La sainte paix du Seigneur, comme je l’aime!
  
La terrasse de l'Auberge
Mes amies et moi font des pieds et des mains pour qu’on puisse se voir au moins une fois par année toutes les six ensemble car avec les horaires de tout le monde, ça peut prendre quelques mois avant de trouver une date qui convienne à toutes.  À chaque fois que je reviens d’un week-end comme celui-là, je me demande ce qui nous cimente encore après plus de 20 ans.  Six femmes, 34-35 ans, pas une de semblable, ni de caractère, ni de vie.  Vite de même, je nous trouve aucun point en commun à part un seul :  le plaisir d’être ensemble.  J’ai la chance d’avoir des amies de grande qualité, en qui je peux avoir confiance, avec qui j’ai l’impression de ne pas avoir vieilli, seulement d’être la version bonifiée de l’ado qu’elles ont connue.  Étant donné que, pour moi, ce n’est pas une amitié au quotidien parce que des centaines de kilomètres nous séparent, j’ai rarement pu vérifier sa solidité dans les moments plus difficiles.  Mais en y repensant bien, je me dis que si nous avions eu à nous séparer, la vie s’en serait déjà chargée. Si cette relation a duré tout ce temps malgré tout ce qui se met dans notre chemin (déménagement, amoureux, enfants, travail, obligations), c’est que la vie est cinq fois plus belle avec mes cinq amies que sans elles!  

Levons nos verres à l’amitié au long cours!