mercredi 8 juin 2011

Des vertes pis une pas mûre

J’achève mon deuxième mois de « vacances » et je me porte toujours aussi bien…  Ça ferait chier un peu que je me tape une dépression parce que j’ai trop de temps libre, hein?  Inquiétez-vous pas, la santé mentale est au beau fixe maintenant, surtout, que le beau temps est de la partie.  Aujourd’hui, par exemple, je n’ai rien sur le programme.  Après avoir été reconduire les enfants à l’école (ils sont partis avec leur lunch… wouhou! Tout le monde est content!), j’ai pris ma marche comme d’hab et je me suis baignée un petit quinze, question d’écouter les bruits de la ville qui se met en route pour le travail, les petits oiseaux qui font leur épicerie dans mes chèvrefeuilles et de réfléchir à ce que je pourrais bien vous raconter ce matin.  C’est pas facile, la vie.  Croyez-moi, je profite de ces derniers instants de paix totale avant la fin des classes.  Je me reposerai en septembre. 

Vous voulez que je vous en conte une bonne?  Vous avez entendu parler de mon voisin colon, le père de Dédé?  Comment l’oublier!  Imaginez-vous donc que, depuis un mois, y a un char stationné devant notre maison.  Nous et nos autres gentils, mais non moins découragés voisins,  on trouve ça quand même normal que le char bouge pas de là parce qu’on est habitué de voir une cour à scrap depuis huit ans.  On pensait que c’était un énième bazou qu’il avait sauvé d’une mort certaine ou qu’il appartenait à sa blonde ou quelqu’un qui ressemble à.  Hier en allant chercher les enfants, je pique une petite jasette avec mon voisin d’en face, une perle que j’appellerai M. Layton parce qu’il lui ressemble et qu’il est gentil comme je pense que le vrai M. Layton doit l’être.  Il m’apprend qu’il a ouvert la porte de l’auto, qui n’était pas barrée, et qu’il a vu que tous les fils dans le tableau de bord étaient coupés.  Conclusion :  une auto volée…  Eh ben.  Il appelle la police, qui arrive juste cinq heures plus tard parce que ça presse pas, quand même!  Quand on se fait voler pis ça prend deux heures avant qu’ils viennent, on se demande bien à quel numéro un char volé se situe dans leur liste.  La fin de l’histoire, une gracieuseté de mon chum qui est allé « chouenner » avec les deux voisins d’en face, c’est que ça fait deux fois que le proprio de l’auto (qui n’est pas mon voisin colon ni sa simili-blonde) se fait voler ses mags et qu’il (ou plutôt les autres) retrouve son char ailleurs dans la région.  Le CAA est arrivé trois heures plus tard (oui, oui) pour remorquer la voiture et nous voilà avec une belle vue ce matin, pas de scrap en face de chez nous! 

On aurait pu chercher à savoir c'était à qui, ce char-là.  Ça faisait un mois qu'on capotait parce qu'on se disait que le voisin avait encore ramassé une cochonnerie pour saloper le paysage pis dans le fon, c'est même pas lui.  On est tellement habitués qu'il agisse bizarrement, comme laisser son toit ouvrant d’auto ouvert pendant trois jours (durant la grosse mouille du début mai) et qu’après, il y mette une planche de plywood pour patcher le trou, qu’on ne fait même pas de cas d’un char volé et tout déglingué. 

Qu’est-ce qu’il pourrait bien faire pour nous surprendre, je me le demande, et je suis pas sûre de vouloir être chez moi cette journée-là.  Ou peut-être que oui, pour vous le raconter après!




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