jeudi 2 juin 2011

La numéro 8

Là je crois que ça y est.  Je suis allée prendre une petite marche mercredi mais mon corps réclamait de l’eau froide alors je l’ai écourtée pour me saucer (pas juste les pattes) dans ma piscine à 69F.  L’été chaud et humide est de retour et les vacances des enfants arrivent à grands pas.  Ça me stresse un petit peu, je dois dire.  Les enfants sont tellement fatigués depuis quelques jours que je me demande combien de fois durant l’été je vais devoir sortir de la maison pour prendre mon gaz égal.  On a jamais été autant occupés le soir et les fins de semaine à cause des activités des enfants et l’école est un vrai four depuis la semaine passée.  Comment voulez-vous que tout ce beau monde vive en harmonie sans être à côté d’une piscine?  Je sais bien qu’on va tomber sur un autre beat bientôt, pu de devoirs, pu de lunchs, pu d’horaire, ou presque.  C’est tellement ironique quand j’y pense.  Je n’ai jamais eu autant de temps dans ma vie mais je n’ai jamais eu autant besoin d’un agenda…  faut dire que je savais pas dans quoi on s’embarquait avec le soccer!

Vue sur le lac Sacacomie
J’ai eu, par contre, une belle fin de semaine pour relaxer à l’Auberge du Lac Sacacomie, sans enfants, sans amoureux, juste des vieilles amies du secondaire.  Quarante-huit heures à rire, à jaser, à jouer à des jeux, à manger des chips, des graines de tournesol enrobées de chocolat et de la haute gastronomie, à se prélasser au magnifique spa GEOS que nous avions pour nous toutes seules.  Ce fut une atmosphère un peu spéciale compte tenu que le personnel était en conflit de travail depuis plus de dix mois et que c’étaient les membres de la direction qui faisait la job des syndiqués (bar, accueil, vin, débarrasser la vaisselle parce que c’était un buffet (excellent) matin et soir).  Quand on est arrivé au bout du chemin pour se rendre à l’hôtel, il y avait des barricades avec un gros goone pas très souriant dans une petite cabane qui s’assurait que nous avions bien une réservation.  La plus grosse foule que j’ai comptée est d’environ 30 personnes durant un souper sinon, on avait l’impression d’avoir l’hôtel à nous.  La sainte paix du Seigneur, comme je l’aime!
  
La terrasse de l'Auberge
Mes amies et moi font des pieds et des mains pour qu’on puisse se voir au moins une fois par année toutes les six ensemble car avec les horaires de tout le monde, ça peut prendre quelques mois avant de trouver une date qui convienne à toutes.  À chaque fois que je reviens d’un week-end comme celui-là, je me demande ce qui nous cimente encore après plus de 20 ans.  Six femmes, 34-35 ans, pas une de semblable, ni de caractère, ni de vie.  Vite de même, je nous trouve aucun point en commun à part un seul :  le plaisir d’être ensemble.  J’ai la chance d’avoir des amies de grande qualité, en qui je peux avoir confiance, avec qui j’ai l’impression de ne pas avoir vieilli, seulement d’être la version bonifiée de l’ado qu’elles ont connue.  Étant donné que, pour moi, ce n’est pas une amitié au quotidien parce que des centaines de kilomètres nous séparent, j’ai rarement pu vérifier sa solidité dans les moments plus difficiles.  Mais en y repensant bien, je me dis que si nous avions eu à nous séparer, la vie s’en serait déjà chargée. Si cette relation a duré tout ce temps malgré tout ce qui se met dans notre chemin (déménagement, amoureux, enfants, travail, obligations), c’est que la vie est cinq fois plus belle avec mes cinq amies que sans elles!  

Levons nos verres à l’amitié au long cours!

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