dimanche 24 juillet 2011

Vente (d'opinions) de garage

On est en retard sur beaucoup de choses mais on s’aime pareil.  Pour ceux qui sont comme nous, je vous commente quelques films loués pour retardataires.  Vite de même, pour les parents d’enfants qui aiment revoir les mêmes films mais qui ne veulent pas nécessairement les acheter (et pour ces mêmes parents qui n’ont pas le temps d’aller au cinéma), le programme Cinéma à Volonté chez Vidéotron pour 9,95$ par mois, c’est rien de moins que mer-veil-leux.  Informez-vous à votre Superclub (je suis pas payée pour la pub mais si vous voulez donner un petit quelque chose, c’est correct)! 
 

*Loin d’elle/Sarah Polley

J’adore les films avec des vieux.  Ils sont vrais, font pas juste montrer leur belle gueule comme les Alex Pettyfer de ce monde.  Touchant, freakant (alzheimer, j’ai dit à mon chum de pas me faire le coup), espoir malgré tout.  Super film mais pas très jojo, j’avoue. 



 
 *KICK-ASS

Je pensais le voir avec les flots mais ouf, mon chum m’a rattrapée juste à temps.  Super violent, dégueux, tannée de voir Nicolas Cage se recycler dans les films pour ados.  Voir une petite fille de douze ans tuer du monde avec des armes de pointe, ça ne me divertit pas du tout. 




   
*Hanté par ses ex

Cerveau à off, on est quand même avec Matthew McConaughey et sa face de cire.  Écouté en vacances quand il pleut, rien de nouveau, comme d’habitude avec ces films-là. 



*L’éveil d’un champion

Écouté en vacances avec les enfants.  Histoire vécue.  Si tous les gens riches étaient généreux à ce point, la Terre tournerait sûrement moins carré.  Bien aimé. 



  
*La momie, le premier (je le sais, c’est vraiment vieux)

J’essaie de faire connaître des vieux films d’action à mes enfants mais très mauvais choix pour mon fils de sept ans.  Plusieurs nuits de cauchemar à cause de la momie, pis on n’avait même pas écouté la moitié.  Ça c’est ma mémoire poche pour les films, je me rappelais pu que la momie était si laide… là je le sais.






On prend quand même un peu de temps d’aller se rafraîchir au cinéma!


*Minuit à Paris/avec mon amoureux

Surprenant, quand t’as pas lu le résumé. Surprenant aussi comme choix d’acteur principal en la personne de Owen Wilson mais ça valait la peine d’oser, je l’aime un peu plus.  Mon chum qui rêve d’aller à Paris n’a pas eu le goût d’y aller plus mais pour l’histoire et les personnages savoureux, comme Ernest Hemingway, c’est un bon film.   




*Le gardien du zoo/avec les enfants, tout pour se sauver de la canicule.

S’il-vous-plaît, y en a marre de voir des histoires de dépendants affectifs qui restent accrochés à la même personne qui ne les aime pas et qui ne s’aperçoivent pas que la perle rare est sous leurs yeux depuis des lunes.  Qui attend patiemment aussi que le dépendant affectif se déniaise, un jour.  Franchement. Pis des animaux qui parlent, pas capable. 



Pour ceux qui ne peuvent passer un jour sans lire, comme moi.


*Le roman de Laura Secord, tome 1/Richard Gougeon

Intéressant pour ma culture personnelle, moi qui est une amateure (amatrice? amateuse?) de crème glacée "Croustillant à la française" chez Mme Secord.  J’ai tiqué un peu sur la façon que c’était raconté mais bon, historiquement parlant, ça vaut la peine quand même de passer par-dessus ce petit désagrément. Le deuxième tome est sorti. 



 

*Cœur trouvé aux objets perdus/Francine Ruel

Léger, sans prétention, montréalais jusqu’à la moelle.  Petite lecture d’été. 





 *Belle est la rose/Liz Curtis Higgs


Deuxième tome, toujours aussi platte.  Ça prend quand même du talent pour écrire deux fois 700 pages autour de la chnoutte qui se passe autour du même maudit mariage avec les mêmes maudits personnages.  À lire en quatrième vitesse et en diagonale ou si vous préférez, lisez les deux dernières pages, vous allez sauver du temps.  Il y aura un tome 3 alors je vais continuer à allumer des lampions pour sauver les deux sœurs niaiseuses et leur histoire poche.  Juste pour rire, regardez bien les deux filles sur les couvertures... recyclage de mannequin, non?  En plus, elle a la même robe.  Pas fort, Mme Higgs.


Je me garoche pour lire les autres livres de deux auteurs que je viens de découvrir :  Mélanie Vincelette et Valérie Tong Cuong.  J’ai lu respectivement Crimes horticoles et Providence et j’ai vraiment aimé leur style et leurs histoires.  Ou c’est parce que ça fait trop longtemps que je me tape des bouquins-somnifères…  je me suis pris plein de petits livres de poche à la bibli comme ça, si c’est pas bon, la torture dure pas trop.  Sans blague, à découvrir si vous ne les connaissez pas.
 

Et de petites escapades différentes pour quelques sous et quelques heures.


Ça vous tente de faire un tour de machine avec les enfants (vos parents disaient ça quand vous étiez jeunes?) ou même en amoureux?  Rendez-vous à Oka et prenez le traversier sur le lac des Deux-Montagnes jusqu'à Hudson.  Pour dix piasses plus ton gaz, t’as un ti-tour de bateau le fun et ça sort un peu de la routine.  À dix heures le soir, en moto avec son amoureux, les lumières fermées sur le traversier, c’est presque comme une croisière.  Le contraire se fait aussi… Hudson-Oka, je vous ai surpris, je le sais!  Question traversier, espérez pas relaxer sur Laval-Île-Bizard.  Ça dure deux minutes, ça brasse et ça embarque six autos.  Pas le temps de débarquer pour prendre une photo des enfants sur le bord.  Rapport divertissement/prix (4,50$), c’est mieux Oka-Hudson (ou Hudson-Oka, hi!hi!), personnellement.  Prochain traversier à essayer :  Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola. 

Trop cool, les vacances…  surtout quand on revient dans les normales de saison!

lundi 18 juillet 2011

Réflexions de la mi-temps

Me voici en train d’entamer ma quinzième semaine de congé, sur un total de vingt-six.  J’ai donc basculé dans la deuxième moitié de ces longues vacances et je me suis dit qu’une petite réflexion s’imposait, question de vous informer de mon état mental après autant de semaines sans vie socialement productive.   

La première partie s’intitulait : « on s’habitue à prendre ça cool et on se prépare psychologiquement à passer huit semaines non stop avec ses flots ».  Je dois dire que j’ai fait le plein de temps précieux avec mon moi-même, de paix intérieure comme Maître Shi Fu dans Kung Fu Panda.  Je suis fière d’avoir réussi à faire de la gym sur table deux jours/semaine la plupart du temps et d’avoir persévéré à prendre des marches les autres matins.  C’est en marchant que je trouvais de nouveaux sujets pour vous amuser, d’ailleurs.  Ce que je trouve déplorable, c’est que je n’ai aucun goût de faire de la bouffe.  J’avais quelques idées folles comme essayer de faire des pâtes fraîches mais bon, juste de trouver une idée pour souper, c’était assez pénible.  Moi qui pensais qu’en ayant autant de temps je me serais lancée dans une épopée digne du film Julie et Julia et que j’aurais passé au travers de mon livre de Jehane Benoît… yich.   

Wo!  Vous me connaissez mal!  Je suis loin d’être le type de fille à avoir des regrets.  Qu’à cela ne tienne, je profite de ces courts instants où je plonge dans une incroyable inspiration pour fabriquer un petit chef-d’œuvre et pour me faire dire après : « c’est bon mais fais-en pu, ok? ».  Ça c’est le chum, pas les enfants, en passant, qui goûte à tout mais préfère les classiques.  Au moins, je sais à quoi m’en tenir. 

Deuxième partie :  « le test fatidique ».  La première semaine de vacances des enfants a commencé avec les vacances du papa itou, ce qui a fait l’objet d’un billet au début juillet.  On est revenu tellement crevés que le premier lundi où je me suis ramassée toute seule avec mes monstres a été ca-tas-tro-phi-que.  Une vraie folle en train de crier pour rien après ses flots, eux autres qui se tapochent pour continuer ce qu’ils faisaient dans l’auto durant deux heures la veille, tout le monde avait mal dormi et moi qui commençait un rhume psychologique, c’est-à-dire un conflit de territoire solide.  Pour ceux qui sont pas à l’aise avec la psychosomatique, un conflit de territoire c’est un changement dans la routine, positif ou négatif.  Et moi, j’en avais tout un.  Tsé, quand on est fatigué, tout paraît pire, non?  Je me voyais en train de me sortir les yeux de la tête pendant huit semaines pour faire comprendre aux deux récalcitrants que je passerais pas l’été à me taper leur niaisage.  La camisole de force était sur le bord de sortir du garde-robe pis ça partait ben mal.   

Première bonne idée : dépenser plusieurs dizaines de dollars chez Canadian Tire en cossins pour jouer dans l’eau (matelas, trippes, masques, tubas, palmes, fusils à eau, enweye tout ça dans le panier, ti-minou!).  Ensuite, réunion au sommet pour expliquer que maman avait l’intention de passer un été de rêve avec ses beaux grands enfants et que si tout le monde y mettait du sien, maman aurait peut-être le goût d’avoir un autre été de congé dans deux ans (une petite menace en l’air, ça a toujours un petit effet quand tu fais des yeux tristes en plus, pas vrai?).  La fin de la semaine s’est terminée sur une note plus joyeuse, où nous sommes allés main dans la main à La Ronde et le rhume de maman est miraculeusement parti comme il était venu.  

Je sais pas chez vous mais chez nous, il fait chaud en cibole depuis un méchant bout.  Ça me scie les deux jambes de faire une activité qui demande de rester sous un soleil de plomb plus qu’une heure.  Alors, on se baigne, on se fait sécher, on se re-baigne, on se verse des litres de crème solaire sur le body mais on est noirs comme le poêle quand même.  Ce qui me surprend le plus, c’est la quantité d’alcool qu’on n’ingurgite pas…  à cause du fabuleux soccer quatre soirs par semaine, plus question de déboucher une petite bouteille de rosé pour la finir dans la balançoire dehors!  Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si intense comme horaire mais comme toute bonne chose, ça a une fin, et surtout, deux semaines de vacances pour la construction (youpidou!).  Moi qui est sauvage comme dix, me voilà maintenant en train de me faire des copines de placotage au soccer et durant les cours de tennis des enfants.  Je dois vraiment manquer de socialisation… et je pensais pas qu’il y avait du si bon monde dans mon quartier!

La semaine passée s’est déroulée doucement, comme seules des journées très chaudes peuvent ralentir quelqu’un, même des enfants.  La piscine est pratiquement surutilisée, j’ai peur qu’elle s’use!  Les activités sont réduites au minimum et se limitent à la bibli et l’épicerie pour la réserve de Popsicles.  C’est rien de moins que des vraies vacances.  Je me dis des fois qu’on devrait visiter quelque chose de nouveau mais il reste teeeeellement de semaines de congé qu’on va profiter du fait qu’on est ramollis par la chaleur pour RIEN faire. 

Pis, après tout, qu’est-ce qui presse?


mardi 12 juillet 2011

Grand talent critique encore!

Revoici la chronique livres de Grand talent!  Eh oui, pour faire changement, madame a encore plus de lectures plates à son actif.  Non, j’exagère un peu, vous allez me trouver vraiment chialeuse car j’ai lu, mesdames et messieurs, des best-sellers qui ont hissé leur auteur au rang de star, locale ou internationale.  Je vous avertis, ça se peut que vous ne soyez pas d’accord avec moi et c’est bien la beauté de la chose.


Ru de Kim Thùy 

En voilà une dont j’ai entendu le nom plus souvent qu’à mon tour et que, je sais pas trop pourquoi, j’hésitais à lire.  L’histoire :  la sienne.  Une vietnamienne de dix ans et sa famille, des boat people qui ont passé au travers d’épreuves innommables pour venir s’établir à… Granby.  Beau bain d’immersion québécoise!  Le livre est construit en petits textes d’une ou deux pages, comme des flashs.  Ça se lit en quelques heures à peine.  Je dois dire que les premiers textes m’ont touchée droit au cœur, je me sentais probablement bien émotive cette journée-là.  De me mettre dans la peau d’une petite fille dans la cale d’un bateau sans savoir si elle en sortira vivante, de quitter un pays où il n’y avait plus d’espoir, de ne pas savoir ce qui l’attendait.  Dans ce temps-là, je me dis : Maudit qu’on est dans la ouate!  Qui d’entre vous a déjà vu la mort de près?  Qui a déjà craint vraiment pour sa vie?  Qui a dû tout laisser derrière avec l’espoir fou de penser que sa vie est ailleurs?  Méchante leçon de vie.  En lisant plus froidement le livre, je dois dire que je ne l’ai pas fini emballée comme je pensais, malheureusement.  C’est ce qui m’arrive quand je lis trop de compliments dans les revues de madames.  Trop d’attentes.  Mais pour une fille qui parlait à peine la langue en arrivant à Granby et qui a réussi à écrire ça, ça prend du chien et du talent donc :  chapeau!


L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafòn (je trouve pas l’accent aigu pour le o!) 

Vous vous souvenez que j’avais lu Le jeu de l’ange du même auteur?  Attendez avant de le lire!  Sans être deux tomes qui se suivent, L’ombre du vent se passe avant Le jeu de l’ange et nous présente le Cimetière des livres oubliés et les Sempere, qui sont aussi dans Le Jeu de l’ange.  Je vous ai perdus?  Résumé :  lisez L’ombre du vent AVANT… si ça vous tente.  Encore une fois un auteur dont je n’avais lu que des bonnes critiques, un phénomène mondial.  Ah la la!  Est-ce que mon blogue va générer autant de bons commentaires dans quelques années?  Les médias m’énervent.  On se sent comme genre style manipulés…  lisez ceci et vous êtes SUPPOSÉS trouver ça bon parce que sinon, vous serez tout seul!  C’est pas que c’est mauvais.  Pour avoir lu Le jeu de l’ange avant, je trouve que les deux histoires se répètent :  un jeune homme tombe sur un livre incroyablement bon en visitant le Cimetière des livres oubliés avec son père et un homme défiguré par le feu lui court après pour le récupérer.  Le jeune homme fait sa petite enquête personnelle à savoir pourquoi cet homme cherche absolument à brûler l’œuvre magnifique de cet auteur et de fil en aiguille, l’histoire qui se rattache autour avec tous ses personnages.  Tout ça en étant poursuivi par un méchant, mais vraiment méchant, inspecteur de police.  Le seul qui m’a vraiment fait tripper, c’est le bonhomme qu’ils engagent à la librairie du jeune homme et de son père et qui aide dans l’enquête.  J’ai ri plusieurs fois tellement il avait un langage coloré.  Une petite perle que j'ai retenue:  "Armée, Mariage, Église et Banque: les quatre cavaliers de l'Apocalypse".  Cela dit, j’ai trouvé ça long.  Est-ce que c’est à cause que je travaille pu et que je perds la faculté de me concentrer longtemps sur la même chose?  Je croirais pas mais bon, Carlos m’a perdu quelques fois et j’ai dû renouveler souvent à la bibli parce qu’il a à peu près 500 pages.  Si vous avez du temps ou rien à lire présentement, c’est quand même un bon, mais long, divertissement. 

Retenez bien la face
de cette fille!
J’avais aussi le goût de vous parler d’une collection drôle pour les madames seulement (enfin, messieurs, vous pouvez bien vous essayer!).  Ça s’appelle J’ai lu Pour elle et en bas de la page couverture, c’est écrit Aventures et passions.  Vous me voyez venir.  Non, ce ne sont pas des Harlequin comme nos grands-mères lisaient (en tout cas la mienne!) mais tout comme.  Différents auteurs, des histoires ressemblent à des petits romans policiers mais avec de l’amoooouuuuur.  Moins que dans les Harlequin (oui j’en ai déjà lu jadis) mais quand même, c’est plus l’fun quand y a pas juste ça parce que sinon, on lit des livres érotiques.  J’en ai lu deux, un pas pire pis un autre moins pire mais pour l’été, on se casse pas les nénettes et on lit des tites histoires cutes avec un peu d’action.  Je n’ai pas vérifié si ça se passe toujours v’là cent ans mais j’ai vu chez Archambault une méchante collection de ces livres-là.  Ce sont de petits livres de poche de rien du tout et on lit avec un petit sourire en coin parce qu’on s’assume pas tout à fait comme lectrice à l’eau de rose. 

En terminant, je viens d’entamer le deuxième tome de Liz Curtis Higgs, Belle est la rose.  À date, j’ai pas trop désserré la machoire tellement je trouve les filles niaiseuses et aussi parce que mon amie m’a dit que ça ouvrait la porte à un troisième tome…. Ouache.  Je me sacrifie et je vous en reparle, si je survis jusqu’à la fin.

mardi 5 juillet 2011

Allô (ou à l'eau) les vacances...

Quand je reviens de plusieurs jours de vacances en famille, juste nous quatre, je me sens toute seule.  Toute seule à penser que c’est pas la semaine rêvée ou plutôt fantasmée.  Parce que ma grande de 9 ans passe son temps à kicker son frère dans notre dos.  (Tu penses-tu qu’on t’a pas vue, ma belle?).  Parce que fiston demande aux cinq minutes à son papa-qui-chie-pas-de-marde de lui faire un feu alors qu’il pleut pendant trois jours et devient exécrable parce qu’il ne peut pas l’avoir là là.  (Pourquoi t’es allé soulever l’hypothèse que peut-être que possiblement qu’un jour on pourrait presque faire un feu alors que tu sais très bien que ton fils veut TOUT, TOUT DE SUITE???)  Et le chum qui se met de la partie parce qu’il ne peut plus agacer ses copains du travail alors qui c’est qui reste pour niaiser ET faire sursauter quelques fois par jour?  Pis moi dans tout ça? 

Moi, grande rêveuse, qui essaie de recréer ce fantasme de famille parfaite, qui sait relaxer aux bonnes heures, en lisant, en placotant de tout et de rien, qui sait se tenir dans les endroits publics et qui pourrait passer trois jours de pluie au milieu de nulle part sans perdre les pédales.  Des marmots qui sont complices et qui ne veulent que jouer ensemble à des jeux où nous ne sommes pas les bienvenus…  Un amoureux qui prendrait l’initiative de plier le linge qui traîne dans les trois paniers et qui demanderait pas à cinq heures : t’as-tu prévu quelque chose pour souper?  Pas plus que toi chéri mais j’ai toujours ma petite idée au cas où tu me poserais la question… 

Il y a des gens que, quand tu leur demandes comment ont été leurs vacances, c’était toujours merveilleux, on a tellement relaxé, bla, bla, bla.  Coudonc?  Étais-tu soûl toute ta semaine?  Le seul moyen que je connaisse pour que les enfants ne se tapochent pas durant les vacances est soit de les matcher avec les voisins de camping, soit de partir avec une autre famille qui ont des enfants qui fittent parfaitement avec les nôtres.  Pis encore, ça dure un temps.   

Je sais que ça arrive tout le temps que les enfants niaisent durant les vacances et ce, dans n’importe quelle famille.  Comment faire autrement?  On les dompe à la garderie ou à l’école toute l’année pis tout d’un coup, on devient disponible 24h sur 24 et ils devraient nous laisser lire pendant cinq heures sur la plage?  Mais suis-je la seule à dire que les vacances parfaites, c’est un fantasme?  Sinon, qu’est-ce qu’on raconte en revenant?  Ah, c’était l’fun, on a relaxé, les enfants étaient fins, POINT.  Mais quand tu racontes que ton chum passait son temps à te tirer le bras pour visiter le plus de choses possibles parce que tu marchais pas assez vite pour lui, ça c’est plus drôle à conter, non?  C’est comme le film de Chevy Chase dont je ne me souviens plus le nom (Bonjour les vacances?) où il leur arrive des situations toutes plus folles les unes que les autres.  Si c’était trop parfait, ils feraient pas des films avec ça!  Donc, dans les pires moments, je me dis que je tourne un film et que mon chum est le sexy Chevy Chase… 

Le hic avec ma personnalité, c’est que je vois toujours les choses en format réel.  C’est jamais enrobé, jamais fleuri par après quand ça l’était pas dans la vraie vie.  Les vraies affaires telles que vécues dans le moment présent avec un petit talent de conteuse pour rendre ça plus comique!  Je les ai aimé, mes vacances.  Il faut juste que j’apprenne à me dire : là, dans la minute, c’est l’fun.  Profites-en, ma belle, tu l’as mérité. 

Bonnes vacances idylliques à tous!

P.S.  Grand talent est maintenant avec ses flots toute la semaine alors les posts seront écrits sporadiquement, dans le meilleur des cas.  Ne vous inquiétez pas de longues absences!