lundi 18 juillet 2011

Réflexions de la mi-temps

Me voici en train d’entamer ma quinzième semaine de congé, sur un total de vingt-six.  J’ai donc basculé dans la deuxième moitié de ces longues vacances et je me suis dit qu’une petite réflexion s’imposait, question de vous informer de mon état mental après autant de semaines sans vie socialement productive.   

La première partie s’intitulait : « on s’habitue à prendre ça cool et on se prépare psychologiquement à passer huit semaines non stop avec ses flots ».  Je dois dire que j’ai fait le plein de temps précieux avec mon moi-même, de paix intérieure comme Maître Shi Fu dans Kung Fu Panda.  Je suis fière d’avoir réussi à faire de la gym sur table deux jours/semaine la plupart du temps et d’avoir persévéré à prendre des marches les autres matins.  C’est en marchant que je trouvais de nouveaux sujets pour vous amuser, d’ailleurs.  Ce que je trouve déplorable, c’est que je n’ai aucun goût de faire de la bouffe.  J’avais quelques idées folles comme essayer de faire des pâtes fraîches mais bon, juste de trouver une idée pour souper, c’était assez pénible.  Moi qui pensais qu’en ayant autant de temps je me serais lancée dans une épopée digne du film Julie et Julia et que j’aurais passé au travers de mon livre de Jehane Benoît… yich.   

Wo!  Vous me connaissez mal!  Je suis loin d’être le type de fille à avoir des regrets.  Qu’à cela ne tienne, je profite de ces courts instants où je plonge dans une incroyable inspiration pour fabriquer un petit chef-d’œuvre et pour me faire dire après : « c’est bon mais fais-en pu, ok? ».  Ça c’est le chum, pas les enfants, en passant, qui goûte à tout mais préfère les classiques.  Au moins, je sais à quoi m’en tenir. 

Deuxième partie :  « le test fatidique ».  La première semaine de vacances des enfants a commencé avec les vacances du papa itou, ce qui a fait l’objet d’un billet au début juillet.  On est revenu tellement crevés que le premier lundi où je me suis ramassée toute seule avec mes monstres a été ca-tas-tro-phi-que.  Une vraie folle en train de crier pour rien après ses flots, eux autres qui se tapochent pour continuer ce qu’ils faisaient dans l’auto durant deux heures la veille, tout le monde avait mal dormi et moi qui commençait un rhume psychologique, c’est-à-dire un conflit de territoire solide.  Pour ceux qui sont pas à l’aise avec la psychosomatique, un conflit de territoire c’est un changement dans la routine, positif ou négatif.  Et moi, j’en avais tout un.  Tsé, quand on est fatigué, tout paraît pire, non?  Je me voyais en train de me sortir les yeux de la tête pendant huit semaines pour faire comprendre aux deux récalcitrants que je passerais pas l’été à me taper leur niaisage.  La camisole de force était sur le bord de sortir du garde-robe pis ça partait ben mal.   

Première bonne idée : dépenser plusieurs dizaines de dollars chez Canadian Tire en cossins pour jouer dans l’eau (matelas, trippes, masques, tubas, palmes, fusils à eau, enweye tout ça dans le panier, ti-minou!).  Ensuite, réunion au sommet pour expliquer que maman avait l’intention de passer un été de rêve avec ses beaux grands enfants et que si tout le monde y mettait du sien, maman aurait peut-être le goût d’avoir un autre été de congé dans deux ans (une petite menace en l’air, ça a toujours un petit effet quand tu fais des yeux tristes en plus, pas vrai?).  La fin de la semaine s’est terminée sur une note plus joyeuse, où nous sommes allés main dans la main à La Ronde et le rhume de maman est miraculeusement parti comme il était venu.  

Je sais pas chez vous mais chez nous, il fait chaud en cibole depuis un méchant bout.  Ça me scie les deux jambes de faire une activité qui demande de rester sous un soleil de plomb plus qu’une heure.  Alors, on se baigne, on se fait sécher, on se re-baigne, on se verse des litres de crème solaire sur le body mais on est noirs comme le poêle quand même.  Ce qui me surprend le plus, c’est la quantité d’alcool qu’on n’ingurgite pas…  à cause du fabuleux soccer quatre soirs par semaine, plus question de déboucher une petite bouteille de rosé pour la finir dans la balançoire dehors!  Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si intense comme horaire mais comme toute bonne chose, ça a une fin, et surtout, deux semaines de vacances pour la construction (youpidou!).  Moi qui est sauvage comme dix, me voilà maintenant en train de me faire des copines de placotage au soccer et durant les cours de tennis des enfants.  Je dois vraiment manquer de socialisation… et je pensais pas qu’il y avait du si bon monde dans mon quartier!

La semaine passée s’est déroulée doucement, comme seules des journées très chaudes peuvent ralentir quelqu’un, même des enfants.  La piscine est pratiquement surutilisée, j’ai peur qu’elle s’use!  Les activités sont réduites au minimum et se limitent à la bibli et l’épicerie pour la réserve de Popsicles.  C’est rien de moins que des vraies vacances.  Je me dis des fois qu’on devrait visiter quelque chose de nouveau mais il reste teeeeellement de semaines de congé qu’on va profiter du fait qu’on est ramollis par la chaleur pour RIEN faire. 

Pis, après tout, qu’est-ce qui presse?


2 commentaires:

  1. J'adore ton style d'écriture c'est tellement sincère et vrai! Tu as le tour de trouver les bons mots pour révéler ton histoire merci de nous la partager! Et un très bel été tu le mérites!

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