mardi 30 août 2011

Maritimes: Part two!


L’Île-du-Prince-Édouard, c’est joli mais y a pas beaucoup d’activités « faciles ».  Pour la seule journée complète, sous une petite bruine tannante, nous avons visité la Maison hantée à Kensington.  Heureusement que les gars étaient en premier pour tester les attrapes parce que ce n’est pas le genre d’endroit où je me sens très brave.  Je suis peureuse oui, mais ça faisait un peu peur pour vrai parce que c’est super glauque, ça pue l’humidité et la vieille cave de vieille maison.  Tout pour pas me sentir ben ben willing.  Ensuite, direction Charlottetown, l’idée de mon chum.  Bon, c’est pas bien de dire du mal d’une ville quand on en a visité qu’une petite partie mais vite de même, Charlottetown, c’est vieux mais ce serait charmant si les propriétaires de maisonnettes ancestrales se donnaient la peine de rénover.  Le berceau de la Confédération… comme si vous y étiez au moment de la signature. 

Dernier arrêt touristique de la journée, Green Gables House dans le parc provincial à Cavendish.  Il y avait bien Avonlea Village mais il paraît que ça prend plusieurs heures à visiter et nous avions visité le Village historique acadien à Caraquet la veille (4h30 en tout!).  Alors, donc, la maison aux pignons verts mais pas celle que l’on voulait voir.  Essayez d’expliquer aux enfants que la maison qu’ils voient n’est pas celle de la série Anne of the Green Gables mais bien « l’inspiration » de l’auteur des livres.  À quel âge on comprend la notion d’inspiration?  Saviez-vous que la série a été tournée en Ontario?  Quelle déception et quel attrape-touristes!  Au moins, c’était juste 20$ pour la famille mais quand même, ça vaut pas la peine pantoute.  Moi qui avait fait écouter Anne aux enfants avant de partir…  C’était quand même pas du temps perdu.  Je me suis rendue compte que les enfants d’aujourd’hui n’ont pas souvent été en contact avec des films ou des séries d’époque, genre quand y avait pas d’eau courante, pas d’autos, pas de DS ou de dessins animés.  Nous, on avait les téléséries Entre chien et Loup, Le temps d’une paix, la grosse mode du bon vieux temps, quoique c’était pas pour les jeunes mais bon, je m’égare. 

Il n’était pas question pour moi de quitter l’île sans avoir vu la plage de Cavendish avec ses falaises rouges.  Je ne fus pas déçue, le soleil était revenu et la plage était magnifique, comme je me l’étais imaginée.  C’était maintenant le départ pour la maison avec un petit arrêt à mi-chemin à Edmundston.  Ouh! Quelle route ennuyante.  Belle au niveau de l’asphalte mais rien à voir quand on lève les yeux à l’horizon.  Nos amis étaient particulièrement équipés en bébelles électroniques, genre iPod Touch pour les deux enfants (un cadeau des grands-parents, ont-ils juré!) et chacun iPhone parce qu’ils ont chacun une business.  À côté d’eux, on a carrément l’air attardés avec mon téléphone qui prend pas de photo (oui, ça existe encore!), notre télé pas-de-câble et toutes nos gugusses qui se branchent quand eux sont wireless all the way et ont accès à internet même dans le fin fond d’Edmundston!  On a bien rigolé de les voir parler avec Skype sur la plage à Bathurst ou encore de vouloir à tout prix avoir la réponse à la question qu’on se pose dans la seconde mais qu’on se fout un peu de pas savoir.  C’est ça quand t’es en retard, tu ris du monde en avance sur leur temps.  Je dois dire que nos iAmis nous ont été d’une grande aide, surtout la iMaman, qui était aussi ma iCopilote, qui a nous a cherché sur internet deux chambres de motel pas trop cher pas trop loin d’Edmundston.  Et en prime, une petite pizzéria pour notre dernier souper ensemble.  Avis à tous :  la pizza Rossi est bonne mais 60$ pour deux larges, vous pouvez chercher ailleurs!  Heureusement que les filles étaient là pour chercher un beau coin.  On se serait ramassés à virailler autour d’Edmundston avec des enfants affamés pour finalement prendre le premier hôtel du bord à 200$ la nuit, pas de déjeuner. 

Mettons que ces vacances-là ont fait changement de notre première semaine en juin!  J’ai donc décidé de vous faire une liste des éléments indispensables pour passer des vacances de tout repos, ou presque, avec des enfants. 

1.     Plage et jeux de plage.
2.     Soleil.
3.     Enfants en nombre pair, âge et sexe semblables.
4.     Des adultes relax, ayant la même philosophie de voyage que vous.
5.     Des films en quantité, pour l’auto et pour l’hôtel.
6.     Des cochonneries en quantité, pour l’auto et l’hôtel.
7.     Du vin et de la bière, en quantité itou, mais pas pour l’auto…
8.     Des bobettes de plus pour tous, au cas où on resterait plus longtemps! 

Bon, j’ai fait ma liste rapidos, j’avais pas le goût d’être spirituelle aujourd’hui.  Ce fut de très chouettes vacances avec des très chouettes amis et iAmis.  Je sais pas si un jour je retournerai dans les Maritimes volontairement de par mon moi-même mais j’en garderai assurément de bons souvenirs.  

Voilà la fin de l’été, le retour en classe tant redouté pour les miens.  Est-ce que c’était un cadeau à leur faire de les garder avec moi tout l’été?  À les entendre, ils auraient bien pris un six mois aussi mais après les derniers jours qui viennent de passer, à se tapocher, à tourner en rond et à nous taper sur les rognons, c’est en plein le temps de passer à autre chose.  D’autant plus que mon chum a encore deux semaines de vacances, on va en profiter pour tourner en rond aussi, mais juste tous les deux!  Et moi, à qui il reste seulement six semaines de congé, dont quatre toute seule, je savoure l’automne qui arrive, ma saison préférée, je laisse mon monde faire sa rentrée et je me prépare tranquillement à retrouver mes copines et ma routine.

Bon retour avec vos sacs à lunch...

dimanche 21 août 2011

Amis, enfants, asphalte et humidité... c'est aussi ça, les Maritimes!

Mon amoureux a commencé son épopée de vacances avec nous le 6 août et ce, pour cinq semaines.  Fidèle à lui-même, il était stressé de s’emmerder, de pas avoir assez de temps pour tout faire et d’avoir de la misère à endurer les enfants, en l’occurrence son fils qui lui colle aux baskets depuis qu’il est sorti de mon ventre.  Toutes vacances nécessitent leur temps d’ajustement, chez nous en tout cas.

Nos big vacances en famille cet été étaient destinées au Nouveau-Brunswick.  En discussion depuis l’hiver passé, on y va-tu, on y va-tu pas, pourquoi, pourquoi pas?  Maintes tergiversations pour un ami de mon chum qui nous a chaleureusement invités à le rejoindre (ainsi que tous ses autres amis) dans la « bucolique » ville de Bathurst au Nouveau-Brunswick, entre autres pour ses quarante ans.  Pour finalement tomber d’accord sur un planning qui plaira à tous avec de la route entrecoupée de motels et une visite à l’Île-du-Prince-Édouard, vu qu’on est « près ».  Tant qu’à y être, hein?  Pas question de camping et de rouler des millions de kilomètres par jour.  Faut ben se donner une chance d’être patient, quand même! 

Après un petit arrêt à Rivière-du-Loup pour le premier dodo (saviez-vous qu’il y avait plusieurs chutes dans cette ville?), nous filons pour Bathurst.  Quelle surprise avons-nous eue de visiter notre B&B!  Vous savez comme moi que les photos sur internet embellissent l’endroit plus souvent qu’autrement.  Quand tu arrives sur place, tout est plus vieux, plus sale, plus petit, plus moche.  Là je dois dire que c’était au-delà de nos espérances.  Encore plus beau que sur les photos!  Les deux hommes qui tiennent la place depuis deux ans, Denis et Benoit, étaient super sweet, prévenants, chaleureux, discrets ou placoteux quand c’était le temps, bref, un petit paradis.  Ce n’était pas notre première expérience de gîte du passant, mon chum et moi, et je dois dire que j’adore la formule, encore plus quand c’est le grand luxe!  Les enfants trippaient fort, j’avais un peu peur qu’ils soient mal reçus dans un environnement si chic et bien décoré mais jamais je n’ai senti un malaise, aussi petit soit-il.  Il faut dire que Benoit est directeur d’école alors il est bien en mesure de savoir que les tipouts aiment bien s’empiffrer de yogourts en tube le matin et de céréales sèches!  Fiston était extrêmement à l’aise de se lever avant nous le matin et d’aller jouer au DS dans le salon ou de s’asseoir au comptoir pour chouenner un peu avec Denis.  Vraiment, si vous passez par Bathurst un jour,  L'Étoile du Havre, c’est un arrêt obligatoire!

L’ami qui avait envoyé les invitations avait loué un chalet sur le bord de la plage.  C’était un point de rencontre évidemment et l’endroit idéal :  une dizaine d’enfants et une plage, c’est-tu pas le bonheur pour les parents!  Quelle surprise avons-nous eue encore de voir deux autres amis de mon chum et leur famille nous retrouver alors qu’on ne les attendait pas!  C’est dans ce temps-là qu’on se dit : une chance qu’on s’est forcé un peu, on aurait tout manqué de cette belle rencontre…  Oui, on s’est botté les fesses pour y aller parce que pour mon premier été de congé, j’aurais volontiers préféré visiter Washington, Cape Cod, la Nouvelle-Écosse, whatever mais pas nécessairement Bathurst, avec les amis de mon chum en plus, même si je les aime beaucoup.  Comme quoi, quand on lâche prise et qu’on revire ça en positif, encore une fois, tout arrive pour le mieux.  Là, on a eu que de belles conséquences de notre « let it go ». 

Le meilleur ami de mon chum et sa famille (fille et garçon du même âge que les deux nôtres) se sont invités à l’Île-du-Prince-Édouard avec nous, au même hôtel en plus!  Je niaise, je sais qu’ils vont lire le texte, ils se sont pas invités pantoute!  En jasant sur la plage, j’ai dû être assez convaincante et invitante car ils ont trouvé l’idée de nous suivre excellente, même s’ils avaient du linge pour trois jours (je fais exprès de les faire gêner!).  Ça fait quelques années qu’on se demande si c’est une famille avec qui on fitterait pour partir en vacances, c’était un maudit bon test à faire.  On est pas fous, on a séparé les enfants pour alléger la route et les parents pour alimenter les conversations sur les longues et plates routes du NB.  Les gars d’un bord, les filles de l’autre!

Fin de la première partie du voyage...  à bientôt!

jeudi 4 août 2011

Casse-pieds sur la route de Berthier

J’adore découvrir de nouveaux coins, surtout quand personne ne m’en a parlé avant.  Mardi, je suis allée, comme promis, prendre le traversier Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola avec mes tinenfants.  Tant qu’à être dans le coin, je me suis dit : pourquoi pas prendre une belle petite route de campagne et visiter un peu les alentours? 

Ce que nous fîmes.  Pout, pout, à partir de Mont-St-Hilaire, avec le cruise control à 58 km/h parce que j’ai un char de police qui me colle aux fesses et la limite est de 50.  Après quinze minutes, ils se trouvent autre chose à faire, je n’accélère toujours pas jusqu’à temps que je vois une dame en vélo et que je décide d’accélérer un peu pour la dépasser.  Vous allez dire : accélérer pour dépasser un vélo???  Ben oui, quand on va à 50, ça va vite, un vélo qui roule vite!  Mon char a 156 chevaux alors quand on pèse sur la suce, ça avance un ti-peu, malheureusement dans ce cas-ci.  J’accélère, je regarde pas le compteur parce que je dépasse pendant trois secondes et je compte bien revenir à mon 58.  Juste sur le bord, au même moment, y a un char de police fantôme qui fait du radar en même temps que je dépasse!!!  Merde!  Merde! MERDEEEEE!  Il part, c’est ben sûr, après moi.  Je me range, je fesse sur le volant, sur le banc à côté, en cherchant mon porte-feuille, je veux tuer, j’ai le goût de brailler.  71 dans une zone de 50.  Il l’a pas baissé d’un poil.  Mange de la marde.  Je lui ai dit que ça faisait une demi-heure que je roulais à la limite, super fine, super tranquilos, il s’en beurrait le cul.  C’est pas chic comme expression mais ici, je la mets.  Elle vient de mon beau-frère.

Ouais.  Ma journée commençait tellement bien.  Fallait pas laisser gâcher ça par un policier de la SQ posté à St-Denis-sur-Richelieu qui avait eu un peu d’action dans sa journée.  Quand même.  Voyez-vous, ça me coûte 110$ plus deux points de démérite.  Pas si pire.  Sauf que j’ai un autre ticket de l’an passé à trois points pour un stop à l’américaine.  Oui, oui, ça fait cinq.  Donc, 166$ le permis cet automne.  Aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhh!  Je suis quand même à 75% de mon salaire, monsieur la police!!!  Jamais eu ça de ma vie, cinq points.  J’ai un peu honte mais c’était toujours mérité, je dois dire.  Les stops, je me suis domptée mais les maudites zones de 50, ça doit faire quatre fois que je me fais arrêter pour ça dans ma grande carrière de presque vingt de conductrice. 

Relativisons.  Ce que je me dis dans ce temps-là, c’est : t’as tué personne, c’est juste de l’argent.  Ça aide.  Mais je pensais aussi en revenant chez moi : où étiez-vous, chers policiers, quand des fous me dépassaient à 120 sur un chantier de construction alors que les amendes sont doublées?  Pourquoi vous arrêtez pas les ados qui font des courses de char, la nuit, sur le boulevard?  Ou peut-être que vous le faites, mais eux, ça les arrête pas en tout cas.  Ça fait chier.  En tout cas, je me tiens tranquille depuis hier, vous pouvez pas savoir.  Les tickets, c’est d’être à la mauvaise place au mauvais moment en faisant la mauvaise affaire.  Un hasard, tout simplement.   

Cela étant dit, nous avons continué notre route, parce qu’on était rendus trop loin de chez nous, anyway.  Pout, pout, pout, encore plus, hein!  J’étais stressée dans les zones de 90, j’étais pas sûre d’avoir bien vu la pancarte, je roulais pépère à 80.  Nous arrivâmes à St-Ours.  Ça fait longtemps que je l’entends, ce nom de village-là et je le trouve mignon.  Effectivement, c’est mignon (et j’ai pas vu de police).  Nous sommes arrêtés au Canal de St-Ours où il y a une écluse, une petite maisonnette, des petits sentiers, un barrage et une passe migratoire à poisson, qui fait la renommée de ce bout du Richelieu.  Ça coûte pas cher (6$ pour nous trois) et c’était cool.  C’est quand même un lieu historique national, faut pas s’attendre à ce que les enfants se pètent la tête dans les murs tellement c’est trippant, quand même!   

On a pique-niqué (encore! dirait mon fils) et on est reparti vers le Jardin des Curiosités à une minute de là.  C’est un couple qui a « bâti » ce grand jardin en arrière de chez eux, avec 800 variétés de végétaux.  Ça prend un plan pour tout voir, c’est magnifique.  D’autant plus qu’ils sont partis de rien il y a quatorze ans et là, ils ont un superbe jardin anglais avec des cèdres de douze pieds de haut, entre autres.  Dix dollars pour les adultes et gratuit pour les enfants de douze ans et moins.  Je connais une amie qui tripperait fort de rester là!

On repart pour Sorel et on trouve la crémerie Frais et Frisket sur le boulevard Fiset.  Je dois dire que je ne suis pas grande amatrice de crème glacée mais j’ai un gros faible pour la Coaticook.  Malheureusement, la Chalifoux ne m’a pas emballée et la caissière était pas très recevante.  Ou c’est l’air que tout le monde a à Sorel, je le sais pas…  On s’en va vers le traversier et là, c’est pas du petit traversier, les amis!  Ça roule à l’année longue, ça embarque des gros camions et ça donne un gros coup de trompette en partant, de quoi se jeter en bas tellement tu t’en attends pas!  Il y a un étage pour les véhicules, un étage fermé avec des toilettes, des machines distributrices et des fenêtres et le troisième est à ciel ouvert et il y a plein de bancs pour profiter de la ballade.  Ça nous a coûté onze dollars pour une auto, une adulte et deux enfants.  Personnellement, je préfère encore, dans mon cœur, le traversier Oka-Hudson, pour ce qui est du paysage et des environs mais ma curiosité est satisfaite, enfin!

Voilà pour Grand Talent l’exploratrice!  Soyez prudents et attention aux zones de 50, très chers lecteurs.