jeudi 29 septembre 2011

Kick d'automne


Après avoir entendu le monsieur qui accorde notre piano pendant une heure et demi à faire "ding...ding...ding...ding...ding" avec les notes les plus aigues, j'avais le goût de me remettre mon nouveau coup de coeur dans la tête et de vous le partager aussi.  Anecdote:  je connaissais le groupe Marroon 5 mais je n'avais jamais vu le chanteur...  je croyais que c'était un vieux noir (pas que j'en ai contre les Noirs, voyons!) mais quelle heureuse surprise j'ai eue en le découvrant.  Adam Levine, mon nouveau kick

Je pense pas être la seule.

lundi 26 septembre 2011

Le meilleur des deux mondes


Voici venu le temps du bilan de fin de congé.  J’en suis rendue à la semaine 25 sur un grand total de 26 et bien que ça a passé vite pour tout le monde autour de moi, je trouve personnellement que c’est le temps que je retourne à la vie socialement active.  Et socialement active dans le genre pas juste jaser avec la madame de l’épicerie ou l’éducatrice du service de garde. 

Tout au long de ces semaines, je dois dire que je me suis surprise à endosser le rôle de la petite madame de maison avec une grande joie.  Probablement parce que je savais bien que tout cela avait une fin.  Fallait voir mon chum quand il a eu cinq semaines de congé, dont deux durant que les enfants retournaient à l’école!  J’avais rapidement repris ma petite routine solitaire de marche, de gym, de lavage, d’ordi, de bouffe, de pliage de linge, de commissions, de lecture pendant que lui se morfondait à imaginer tous ces gens qui partaient au travail et surtout, de voir que la Terre entière n’arrêtait pas de tourner parce que Monsieur était en vacances.  Je me suis bien bidonnée de le voir aussi désemparé parce que moi, si y a un sentiment que je n’ai pas eu durant ce congé, c’est bien de me sentir inutile.   

Non seulement j’ai décroché au point de plus savoir comment faire mon travail mais j’ai permis à ma famille, par ricochet, de sortir de la routine stressante :  lever-chialage-école-trafic-travail-trafic-école-chialage-souper-chialage-bain.  Bon, le chialage étant bien ancré dans notre routine, je me suis pas trop reposée de ça.  Mon chum a été libéré de sa corvée d’aller reconduire les enfants à l’école le matin donc, a pu manger sa tite toast en lisant sa BD tranquille pendant qu’on dormait.  C’était vraiment un petit plaisir de marcher avec les enfants jusqu’à l’école dans la fraîcheur du matin, même s’il fallait que j’en traîne un ou une de force parfois.  Les enfants ont eu un été comme j’ai eu quand j’étais jeune :  lever tard, pyjama tard, des fois toute la journée, baignade, niaisage, bibliothèque, popsicles en quantité industrielle, chicanes fraternelles qui finissent pu… aaaahhh la joie!  Ce qu’ils sont beaux quand ils dorment.  Je me suis surprise à trouver que l’été passait trop vite alors qu'au début, j’avais un peu peur de devoir rappeler mon employeur pour lui dire que j’en pouvais pu de mes flots.  Comme quoi on sait pas à quel point on peut être faite forte. 

J’ai beaucoup apprécié les deux semaines que mon chum a passé en ma compagnie.  Vu que nos parents sont tous loin de chez nous, nous avons rarement de longs moments seuls.  Ça m’a permis de voir que, oui, y a des chances qu’on se tape pas trop sur les nerfs quand on va être à la retraite!  Combien y en a des couples qui savent pu quoi se dire quand les enfants sont pu là?  On peut passer 20 ans sans se parler vraiment et v’là déjà la retraite!  T’es qui, toé?  Tu ressembles pu au gars que j’ai rencontré en 1997… 

J’ai pensé, pour vous faire rire un peu, faire la liste des recommandations pour celui ou surtout celle qui prendra un long congé dans un avenir prochain (je l’espère pour vous parce que c’est la meilleure décision que j’ai prise en 35 ¾ ans de vie). 

  1. Ça sert à rien de t’acheter du linge, tu verras personne de toute façon.
  2. Ça sert à rien de t’acheter des souliers à 200$, personne va les voir et t’auras pas d’occasions pour les porter anyway.
  3. Ne mets pas toujours du linge mou. 
  4. Essaie tes jeans de temps en temps (voir conseil ci-haut mentionné).
  5. Reste pas assise sur ton cul à lire toute la journée, même si c’est ben l’fun (voir numéros 3 et 4).
  6. T’es pas obligée de faire ton épicerie pour la semaine, tu peux y retourner demain.
  7. Si tu te meurs d’ennui parce qu’il mouille depuis un mois, loue-toi des films de filles pis bourre-toi de chips (juste cette journée-là!), ça va passer.
  8. Appelle pas tes amies qui travaillent pour leur dire que tu t’emmerdes, c’est vraiment chien (écris-le sur Facebook à la place!).
  9. Quand ton chum veut que tu ailles faire une commission pour lui, tu rouspètes pas pis tu y vas.  T’as juste ça à faire.
  10. À la fin du congé, si tu songes sérieusement à envoyer tes enfants au pensionnat, c’est peut-être parce que t’es due pour retourner travailler! 

N’empêche, c’est vrai, pour les enfants je veux dire.  La psy, qui m’a gentiment retournée chez moi après deux séances en me disant qu’on était amplement en mesure de régler nos « petites » problématiques entre nous, m’a révélé que le travail me servirait à prendre un certain recul face à mes soucis.  Quand t’as toujours la face dedans, ça devient gros pis ça l’est pas nécessairement pour vrai.  

Et voilà.  Avec le grand retour à normale, je sais pas à quelle fréquence je vais avoir l’inspiration pour écrire.  Qui dit inspiration dit temps pour penser et ça, on verra bien comment ça va se présenter.  

Pourquoi je m'inquiéterais?  Hakuna Matata, comme dirait l’autre.

mercredi 14 septembre 2011

Bêêêêtises


Vous êtes pas tannés, vous, de vous faire bourrer de conneries?  J’ai « tsé comme genre style » l’impression qu’on me prend pour une conne. 

*Premier exemple, vous allez rire :  J’ouvre internet sur mon ordi et ma page d’accueil, c’est Radio-Tralala.  Grosse nouvelle :  trois cadavres sont retrouvés dans un coffre de voiture à Gatineau.  Fin de l’article :  La police considère ses morts comme suspectes.  Eh ben.  J’aurais jamais cru.  Quel intérêt à ajouter cet énoncé sinon pour remplir le petit paragraphe parce qu’on n’avait pas plus d’infos là-dessus.  Toute une déduction, les champions!  Pas besoin de réfléchir plus loin que notre nez, l’hypothèse est là.  Du tout cuit. 

*Deuxième exemple :  En allant donner du sang comme une bonne fille, je reçois en même temps la revue Moi et cie avec la… euh… Patricia Paquin.  Jamais je n’ouvre cette revue insipide.  Pourquoi je sais qu’elle est insipide alors?  Ça se voit sur la couverture, point final.  Donc, je l’ai, je la lis furtivement.  Je tombe sur un article concernant les rides, ce qui me titille quelque peu vu l’effarante quantité que j’ai dans la face à cause du soleil et surtout de ma face hyper expressive.  Un conseil, le meilleur entre tous :  tentez d’être moins expressive.  C’t’une vraie joke.  Me niaisez-vous, Mme Paquin?  Moi je vais jouer à faire la même face que vous sur toutes vos couvertures de revues plates?  Je suis certaine qu’avec de la bonne potée comme celle que vous mettez avant de vous faire photographier, on croirait que je suis faite en cire, comme vous toutes.  En plus, ce magnifique magazine est bourré de pubs de cliniques et de produits de dermatologie esthétique.  Message. 

*Troisième exemple :  le câble.  Si vous avez pas lu les premiers textes de ce blogue, vous savez peut-être pas que chez nous, le câble est absent.  Quatre chaînes en tout et pour tout :  Radio-Tralala, V, Global et APTN (le poste des Esquimaux).  Vous savez pas comment on fait pour vivre?  Nous on sait pas quel poste vous écoutez pour en avoir absolument besoin.  Je sais ce qu’on voit sur le câble.  Les mêmes maudites niaiseries à toutes les heures, tous les jours, toutes les semaines.  Venez pas me dire que je manque des belles séries…  vous me prêterez les coffrets quand j’aurai le goût de les voir!  Bon je suis crinquée.  Tout ça pour dire que ça nous a pris quelques jours pour se rendre compte que depuis début septembre, on ne « pourrait » plus écouter la télé ordinaire, sans décodeur.  Quand je vous dis qu’on l’écoute pas, la tévé, on se trouvait ben drôles de pas paniquer plus que ça!  Quelle ne fut pas ma joie de constater que nos chers postes étaient toujours visibles dans ma grosse épaisse de tévé (j’ai pas de flat screen encore, c’est pas parce que mon chum veut pas!).  Elle est ploguée sur le gros fil du câble qui était dans la maison quand on l’a achetée et qui nous permettait de profiter de ce que la vie nous offrait gratis.  J’étais morte de rire.  Tiens-toé, M. Péladeau!  On l’achètera pas, votre décodeur!  Pis on va pouvoir continuer à écouter A walk in the clouds avec Keanu Reeves le samedi soir sur APTN!  Tu parles qu’on mène une belle vie. 

*Quatrième exemple :  les films pour enfants.  On les entraîne tôt à pas penser par eux-mêmes.  99,9% des films que j’ai écoutés avec mes flots se sont avérés d’une stupidité sans bornes.  En plus que l’histoire est souvent la même (relation père-fils, parents décédés, enfants rejetés et le nouveau trip des Américains : les obèses).  Tout peut se raconter, même si c’est banal.  Pourquoi on fait pas des beaux films tout en finesse?  Les enfants ressentent bien les émotions quand on leur raconte une histoire, pourquoi toujours mettre en mots l’expression du personnage, la fin du film, la morale?  Vous pensez qu’ils ne la comprendraient pas?  Peut-être pas la première fois.  Ça prendrait sûrement de la pratique mais rappelez-vous les séries Démétan, Candy, Heidi, Rémi?  Oui, ça vous donnait un de ces downs, je suis d’accord.  Mais les avez-vous regardés récemment?  Remarquez comme les personnages ne parlent pas beaucoup, comme on voit souvent leurs visages avec leurs gros yeux de mangas qui brillent pour exprimer la joie, la tristesse, la colère.  On laisse le temps aux téléspectateur de constater l’émotion.  Pas besoin que Heidi nous dise qu’elle est triste que Blanchette va se faire égorger, on le voit dans sa face!  Tout ça pour dire que non, je n’empêcherai pas mes enfants de regarder des films de Disney, Pixar, Dreamworks, whatever, mais je leur offre de temps en temps une alternative : le théâtre.  Pas d’effets spéciaux, une histoire racontée dans leurs mots, avec peu de moyens mais qui les fait travailler différemment sur leurs sentiments et leurs perceptions.   Pour le même prix qu’un film au cinoche et pour encourager les comédiens d’ici, ça vaut vraiment le coup et y en a pour tous les goûts et tous les âges. 

J’allais appeler justement pour trois pièces, c’est la nouvelle saison!  Je vous laisse.

mercredi 7 septembre 2011

Flou médical


Mardi 6 septembre.  Bureau de mon charmant dermatologue que je n’ai pas vu depuis presque dix ans.

-         Êtes-vous sûre que vous avez ce grain de beauté depuis toujours?
      -         Euh, à vrai dire, je ne suis plus sûre.  Peut-être pas non.
-         Parce que c’est quelque chose qui est apparu depuis quelques années.
-         Ah.  Et?
-         C’est une kératose.
-         Euh… ah bon.
-         C’est génétique.  Des cellules de peau qui changent de couleur en surface, ça sèche et ça devient un peu comme un grain de beauté mais plus pâle.  Ça s’enlève à l’azote liquide, ça peut revenir.
-         C’est dangereux?  C’est à cause du soleil?
-         Non, non.  Ça apparaît comme ça, ça s’agrandit avec le temps mais c’est rien.  Vraiment.  On l’enlève aujourd’hui? 


Et comment!  À voir son regard de côté quand il me demandait si je l’avais toujours eu, j’ai eu deux secondes de flottement.  Comme si ma petite vie était soudain suspendue par ses paroles.  C’est fou ce qui peut nous passer dans la tête en deux secondes.  « Ça y est.  On est rendu là.  Il va me le dire.  Maudits coups de soleil à marde.  Vais-je me mettre à pleurer si c’est ÇA?  Ça se peut pas.  Non. Non.  Ça sonne bien : kératose.  Ça finit par « ome »… ». 

Je ne pense pas à la maladie.  Le cancer de la peau, par exemple, j’y pense quand j’ai pas le goût de me mettre de la crème solaire.  J’ai tellement eu de coups de soleil dans ma vie que  je me dis, si y a quelque chose qui peut m’arriver, c’est peut-être ça.  Mais j’y pense pas, je vous le dis, je veux pas l’appeler quand même.  Maintenant, je fais plus attention et je suis hyper attentive aux signes d’où ma visite chez mon dermato pour ce grain de beauté qui n’en est pas un, finalement.  Tout est bien qui finit bien.  Je ressors de ces beaux bureaux (achetés avec l’argent de femmes botoxées assurément) soulagée mais avec un beau mal de bloc, dû au sang qui a lentement quitté mon visage durant ces deux secondes et qui tarde à revenir.   

Ce matin, en réfléchissant durant ma marche matinale, j’ai pensé aux gens qui m’entourent qui sont dans ce flottement que j’ai eu pendant deux secondes.  Pour eux, ça dure depuis des jours, des semaines.  Attendre après ce verdict final, cet examen qui va décider du reste.  Ma nature optimiste a de la misère à imaginer le pire scénario parce que d’habitude, quand tout est détecté tôt, soit c’est rien, soit ça se traite super bien.  On est bombardés d’histoires d’horreur autour de nous, tellement qu’on se dit :  Pourquoi pas moi, alors?  Mais j’aimerais dire humblement à toutes ces personnes que j’aime qu’il faut penser à ce moment comme un rappel à ce qui est important dans la vie.  Être en paix, régler ces petites guerres en-dedans de nous, faire son décrottage intérieur, écouter son cœur, cette petite voix qu’on n'entend pas toujours à cause du mouvement qu’il y a toujours autour de nous. 

Je pense à vous tous, je vous aime et j’envoie ma bonne étoile au-dessus de vous pour vous protéger et une grosse doudou pour vous réconforter.

jeudi 1 septembre 2011

Mangeuse de cerveau: Part two itou!

Aaaahhh... J'adore Mika!  Il me fait tellement rire avec ses drôles de chansons et celle-là, c'est pas possible comme on est toujours en train de la fredonner.  Vu ma légendaire gentillesse, je vous transmets le virus de la mouche tsouin-tsouin.  (Si vous voulez savoir d'où ça vient cette expression, c'est dans la BD Sardine de l'espace).

J'avais une petite réflexion hier, en allant reconduire mes enfants à l'école.  Suis-je la seule à éprouver un plaisir un peu sadique de les shipper là où ça ne leur tente pas, justement parce que j'ai connu la même angoisse qu'eux à l'idée de ne pas me retrouver dans la même classe que mes amis, d'avoir le prof que je voulais pas, de pas être capable de passer mon année même si j'étais toujours la meilleure?  Quoiqu'on en dise, c'est très formateur au niveau humain, l'école.  Toutes sortes d'expériences, pas toujours belles, mais qui permettent à nos grands marmots de se connaître un peu plus et de se forger une belle (espérons-le) personnalité. 
Bonne rentrée à ceux qui rentrent, à l'école ou ailleurs, et vive la Revenge of the Parents (celle-là elle est de mon chum)!