jeudi 24 novembre 2011

Pandémie d'incompétence


J’ai dû attendre quelques jours pour écrire ce billet pour que personne ne s’offusque.  En fait, je n’aurais nommé personne en particulier mais sous le coup de l’émotion, j’aurais pu dire des choses pas fines.  Really pas fines.

Hou…  je me lance.  Ça y est.  Ça s’en vient. 

Y en a marre du service poche!!! 

***Avertissement :  Les exemples mentionnés ci-après ne sont que pure fiction.  Toute situation ressemblant à du déjà-vu n’est que coïncidence. 

Vous la connaissez la légende urbaine du fabricant de portes et fenêtres qui fait pas affaire avec des ti-counes d’installateurs, juste des professionnels?  Ha!  Ha!  Yé où, le pro?  Jamais vu.  Mais le ti-coune grassement payé qui a essayé de poser ma porte, je l’ai fait revenir plus qu’une fois pendant six mois pis j’ai vu de mes yeux vu qu’il aura jamais son DEC en porte.  La prochaine fois, c’est moi qui va l’installer pis au moins, je saurai pourquoi c’est mal fait. 

Vous avez déjà vu un serveur dans un resto qui veut fouiller dans votre sacoche parce qu’il est en train de se taper une syncope à propos de son crayon que vous auriez, selon lui, subtilisé en douce?  First : tu me niaises-tu?  Deux : me redonnerais-tu ma facture que j’t’enlève ton tip, le malade? 

Vous magasinez pour une grosse piscine creusée et on vous rappelle jamais pour les plans.  On s’en fout d’avoir votre 25000 piasses pis on s’en fout de scrapper votre terrain pis votre entrée pis on s’en fout qu’elle soit mal positionnée, la foutue piscine.  On se fiche bien de donner du bon service, y a juste nous qui vend des piscines de même.  Ben merci.  On va aller voir ailleurs, d’un coup qu’on serait là. 

Vous êtes en congé de maladie, sur le cul chez vous, genre à boutte de toute.  La personne qui s’occupe de votre dossier chez votre employeur vous laisse vous démerder avec la paperasse qui vient avec la situation parce que, me semble que c’t’ivident comment ça marche le chômage, les assurances, les diagnostics de médecin.  De toute façon, vous avez juste ça à faire, vous travaillez pas.  Où est passé l’humain dans « ressources humaines »? 

Vous déménagez.  Votre sympathique compagnie de téléphone n’est pas capable de vous offrir les mêmes accommodements que votre compagnie d’électricité parce que, ben, c’est compliqué ou même impossible.  Deux comptes à deux adresses différentes?  Wo madame!  La lune avec ça?  Pas de tonalité?  On vous envoie un technicien checker toutes les prises moyennant 50$ LA prise.  Vous ne pouvez pas me rappeler directement, dit le serviteur à la clientèle, vous devez rappeler Électro-Amélie qui vous dirigera vers quelqu’un d’encore moins compétent que moi pour que vous réexpliquiez votre histoire après avoir attendu une heure sur l’adrénaligne.  Oups.  C’était notre gentil technicien qui avait branché la mauvaise maison.  Hi!Hi!  Merci de faire affaire avec nous. 

Ah, t’exagères toujours, Grand talent!  Je sais, je sais.  J’ai dû piger dans mes souvenirs de films de science-fiction pour enrober tout ça.  La science-fiction serait plutôt un monde où il y a du service courtois à chaque coin de rue.  Dans un grand resto chic comme au dépanneur.  Que vous dépensiez 25 sous ou 200000 dollars.  Que vous soyez habillé en Hugo Boss ou chez Croteau.  Chaque vendeur/serveur/commerçant devrait être fier de ce qu’il offre, devrait connaître son produit à fond et savoir conseiller son client du mieux qu’il peut pour que le client ait envie de revenir acheter chez lui ou encore mieux, le référer à ses amis et sa famille.  Traitez les autres comme vous voudriez qu’on vous traite.  C’est bien la base de tout, me semble? 

À vous maintenant de vous lâcher lousse.  Je veux savoir où on est bien servi et où je ne dois pas aller dépenser une cenne noire!  Après cinq réponses, je fais ma liste aussi! 

À un de ces quatre!

jeudi 3 novembre 2011

Joyeux anniversaire, pouêt, pouêt.


J’ai survécu à une autre fête d’amis.  Amies cette fois-ci parce que c’était ma charmante fille qui passait le cap des dix ans en octobre.  Survécu, c’est gros je sais, mais j’avais aussi hâte que ce soit passé qu’elle avait hâte d’être rendue là.   Méchante maman. 

Je vous conte tout ça mais je sais bien qu’il y en a d’entre vous qui pensent la même chose que moi des fêtes de tinamis, j’invente rien.  Je le dis, c’est tout.  C’est comme un examen gynécologique, il faut le faire, prendre le temps de le faire, on attend que ça passe et on est contente « après » de l’avoir fait.  Le plus avec les fêtes, c’est qu’on risque d’avoir des mercis après.  Je dis « risque » parce que ma fille prend tout ça pour acquis et ne saura jamais à quel point je dois piler sur moi pour faire entrer sa gang de petites criardes dans ma maisonnette.  Pour la soirée… et la nuit.  Chose promise, chose due, même si on voudrait choker à la dernière minute. 

Je n’ai pas des enfants très exigeants en matière de fête, heureusement.  Je n’ai jamais payé ni proposé d' avoir des clowns, de l’animation, des animaux, des séances de brico-cossins.  Trop cheap.  Je fais partie du type de parent qui offre la même fête qu’il a eue étant jeune :  rien d’extravagant.  Quoi de mieux pour des grandes poulettes de se faire une soirée pyjama-film-bonbons-Doritos-coucher-trop-tard-collées-sur-les-copines?  Pas cher et en plus, ce fut à la demande expresse de Mam’zelle pour une deuxième année consécutive.  Vais-je m’obstiner?  Bien sûr que non mais déjà, j’étais en proie à un petit stress dans mon dedans qui avait tout calculé.  Quelqu’un allait se mettre à jouer du piano, vouloir sortir le hamster de sa cage, crier trop fort trop longtemps, slammer la porte de la salle de bains à faire presque casser les carreaux de verre, trouver le film Monte Carlo plate (ah là, je suis d’accord!) et par-dessus tout, pas vouloir dormir avant deux heures du mat. 

Chéri, sers-moi un verre de vin et embrasse-moi pour m’insuffler ton courage légendaire.

On avait choisi, ou plutôt moi seule avait choisi de faire les invitations pour un vendredi soir.  Vous voulez des raisons pourquoi je voulais le vendredi?  J’en ai mille et vous allez les a-do-rer.  Primo :  si vous fêtez un samedi soir, vous allez avoir des enfants fous toute la fin de semaine, impatients avant et fatigués après.  Et vous y compris.  Deuzio :  les enfants risquent d’être fatigués de leur semaine et de s’endormir plus tôt (dans mes rêves, c’était ça mais bon, j’avais surestimé leur fatigue).  Troizio :  les flots ont deux autres dodos pour se remettre de leur mauvaise nuit avant de retourner à l’école.  Quatrio :  si vous travaillez le samedi, vous donnez le contrat de faire déjeuner les jeunes dames à votre preux chevalier et vous revenez de votre travail crevée de votre courte nuit mais au moins, vous vous êtes sauvées de quelques heures de grands fous rires de filles qui ont pas assez dormi. 

Je vous entends.  Eh qu’est pas fine.  Je sais, est sauvage la madame et elle est surtout pas G.O.  Je fais des efforts tout de même, vous l’aurez compris.  Des amis, c’est si important et ces fêtes-là font tellement de beaux souvenirs dans la tête de notre progéniture.  Deux fois par année.  Six mois entre les deux pour s’en remettre.  Si on avait su ce qui s’en venait quand on a commencé à fabriquer des bébés, on aurait pas mieux calculé… 

Fiou.

À pluche.

***Je l'insère en parlant de fête:  joyeux anniversaire à mes deux bonnes amies loin loin de chez moi (trois et squatre novembre au soir, comme dirait Jean Chrétien) ainsi qu'à ma petite maman (neuf), tout aussi loin.  Je pense à vous très fort.***