samedi 8 septembre 2012

Si j'en imprimais...


Pour m'aider à supporter mon corps en ce dimanche de canicule de fin août, je suis allée faire un petit tour dans les magasins de meubles et déco. On a rénové la salle de bain du rez-de-chaussée en mars et je n'ai pas encore trouvé les foutus porte-serviettes et le papier de toilette est, depuis ce temps aussi, astucieusement placé sur la vanité. Pis, tant qu'à y être, me dit mon chum, check donc pour un cadre. Tant qu'à y être aussi, commence donc à checker les électroménagers pour l'an prochain, question de savoir combien ça va nous coûter, c'te cuisine-là. Il sait que j'aime ça, fouiner un peu pour rêver.

Résultat : pas encore trouvé les porte-serviettes parce que j'ai mon idée et je la trouve à nulle part. Un genre d'échelle en demi-lune pour accrocher plusieurs serviettes que j'ai vue sur internet mais qu'ils vendent seulement en Europe. Pas question de payer pour du shipping, il doit bien y avoir quelque chose qui y ressemble un peu dans le tas de magasins que j'ai près de chez moi! Ben non! Moi pis mes idées qui me décollent pas de la tête... Je trouve rien de beau, tout est ordinaire. Si vous êtes comme moi et que vous aimez regarder les photos de déco pour vous inspirer, remarquez bien comment les porte-serviettes/porte-papier de toilette ne sont JAMAIS mis en évidence, même dans les salles de bains à 20000 piasses! Et souvent, pas de farce, la serviette pour s'essuyer les mains est pendue sur le bord du lavabo, comme une jetée sur un divan. Pourquoi je me casse la tête quand c'est déjà si chic de laisser ça de même!

Je suis aussi allée fouiner au gros magasin de meubles nouvellement construit près de chez moi. J'habite dans une ville relativement aisée où les propriétaires de magasins se font accroire que les gens se peuvent pu d'aller dépenser leurs millions chez eux. Nous avons donc plusieurs immenses bâtisses sur trois étages remplies de divans, de tables, de tivis et d'électroménagers légèrement hors de prix. Je rentre et je constate, vu que ça vient d'ouvrir à 11h, que les vendeurs se tournent les pouces et qu'ils m'ont spottée comme une nuée de mouches noires sur une pitoune parfumée en plein mois de juin. La vendeuse gagnante vient me donner sa carte de vendeuse et m'invite à la « caller » (c'est moi qui le dit) si j'ai besoin. Parce qu'elle reste tellement près (je sens son regard me picoter la nuque) que j'ai le goût de courir à travers les divans et me cacher dans un des buffets.

Après avoir fait le premier étage, 30 minutes plus tard, elle revient à la charge en me demandant ce que je cherchais exactement pour qu'elle puisse m'aider. Ben rien, je t'ai dit tal'heure, mouche à marde! Je fouine, c'est tout! Je l'ai pas dit pour vrai, voyons.

Je monte au deuxième, section autres divans fancy et électros que le nouveau vendeur attitré à moi frotte assidûment avec sa tite guenille et son ti-stuff à stainless (ça donne le goût). Lui y avait pas de carte mais il me suivait désespérément comme son acolyte du premier, comme si j'avais l'air de la madame qui allait clancher 10000 piasses de poêle-frigo-lave-vaisselle à matin. Tsé, quand tu penses positif.

Des idées, j'en ai eues. Tout est une coche au-dessus de ce que la classe moyenne peut se permettre pour meubler leur bungalow ordinaire. Alors, la question est : ça vaut-tu la peine d'avoir une si grande surface de beaux meubles chers et autant de vendeurs pour 1% de la population métropolitaine qui est pleine aux as? Ça me fait toujours freaker quand je vois une nouvelle boutique de produits luxueux ouvrir ses portes près de chez moi. Y a-tu juste moi qui ne peux pas s'approvisionner en chaudrons de toutes les couleurs chez Le Creuset? Et qui se paie le frigo à 8000$ que j'ai vu tantôt? Tu mets quoi là-dedans? Ton baloney pis ta Coors light? J'avais le tournis tout à coup. Y a quelque chose qui a tilté dans ma caboche et je suis sortie du magasin, les deux pouces dans les poches d'en avant, l'air relax mais au fond de mon moi-même, j'étouffais ben raide.

Je suis du genre tout le temps contente de ce que j'ai, sauf bien sûr, mon plancher de céramique de cuisine dont le coulis est tout pété. J'aime les belles choses mais je ne ré-hypothéquerais pas ma maison pour m'acheter une plaque à induction absolument. Quoique... ben non! Tout ça m'a donné le goût de vous partager mon trip de richarde, ou plutôt la seule chose pour laquelle je ferai une folie, un jour : un tableau. Un gros pis trop cher. À chaque année, je vais au symposium de peinture près de chez moi et je fais le tour en rêvassant. Pas connaisseuse en peinture, pas pantoute. Juste le feeling que certaines me font ressentir me donne le goût de sortir ma carte et de partir avec une immense œuvre de Luce Lamoureux, Daniel Vincent ou de Kim Veilleux. Je le vois tellement déjà sur mon mur que je ne ferai même pas le saut quand je vais l'avoir en vrai!

Et vous, votre folie, c'est quoi?




samedi 18 août 2012

Le jour le plus long de ta vie


J'ai scrapé mon dernier lundi de congé.

Deuxième semaine de camp de jour pour les flots, qui aimeraient toujours mieux rester à la maison mais quand faut y aller, faut y aller, pas de discussion. SAUF QUE vendredi, j'avais émis l'hypothèse de garder les enfants à la maison si et seulement si, la meilleure amie de ma fille n'y allait pas ce jour-là. Automatiquement, en sachant que l'amie en question y allait, ça allait de soi qu'ils y allaient aussi. SAUF QUE mon gars a un peu de misère avec les peut-être. Dans le doute, s'abstenir de dire quoi que ce soit. Moi pis ma grande gueule. Alors, en ce beau lundi matin, Fiston boque (encore) pour ne pas aller au camp de jour, tout en sachant très bien que je suis en congé et que j'avais dit que je les garderais à la maison (avec un peut-être pas entendu encore une fois). Et me voilà à 7h30 le matin, les baguettes en l'air, des pistolets dans les quenoeils et la steam qui me sort du nez, en train de proférer des menaces de journée d'enfer (le contraire de cool, vous voyez le genre). Fiston me tient tête comme seul lui peut le faire mais je réussis à le faire embarquer dans l'auto avec sac à dos et sac à lunch au cas où il changerait d'idée (ma fâcheuse habitude d'être optimiste). C'est sûr que, rendu là-bas, il ne veut pas débarquer alors je le ramène en tirant virtuellement du fusil avec mes yeux dans le rétroviseur et je me dis qu'il doit se taper dans la mitte d'avoir réussi à gagner une journée de plus de fin de semaine. Sans le faire voir quand même car il ne sait pas s'il peut y avoir tout à coup un eject sur la banquette arrière.

Mea culpa. Par ma faute, par ma très grande faute.

« La journée se passera selon MES règles. J'ai des choses à faire et je n'ai aucune minute à te consacrer. Le DS, l'ordinateur, le Gamecube, la Wii et la télé sont in-ter-dits. Tu as le droit de lire et considère ça comme une chance incroyable. Je fais de la bouffe une partie de la journée et tu n'as pas le droit de m'aider car tu trouves ça le fun. Tu devras m'accompagner à l'épicerie même si ça te tente pas. La piscine est permise juste pour te saucer deux minutes parce que je ne suis pas supposée avoir quelqu'un à surveiller aujourd'hui. Tu vas tellement pas aimer ta journée que demain, tu vas pleurer pour aller au camp de jour. Aimerais-tu mieux y retourner tout de suite? 

Moui...

Ah mais là, tu vas arriver en plein milieu d'une activité, ça te tente toujours?

Non. Mais si je t'aide toute la journée, est-ce que tu vas le dire à papa?

Ben voyons! Certain que ton père va le savoir!

Ouiiiiiin! Je veux pas que papa le sache! » (De quoi t'as peur? T'es pogné avec une mère en furie right now et tu crains la colère de ton père dans 7 heures???)

Et c'est cela qui est cela. Une bonne partie de la journée à froncer des sourcils et même quand la frustration se tasse, je tiens la corde serrée pour ne pas que cette journée devienne agréable. Fiston a plié les deux bacs remplis de linge et a rangé le tout (oui!oui!) de sa propre initiative. Il est allé par trois fois porter les résidus de légumes dans le composteur en me demandant s'il était mon serviteur (ouais mon pit!). Il a lu tous ses livres de bibli et quand il est venu me voir pour me demander ce qu'il pourrait faire, je lui ai fait passer l'aspirateur partout au rez-de-chaussée. Je faisais du Jell-O et il voulait le brasser et là, je lui ai dit : «  c'est-tu l'fun, ça?

Non... (avec des yeux remplis de pôptitude).

Juste un peu, d'abord. »

En allant chercher sa grande sœur au camp, il lui raconte toutes les choses terribles que je lui ai fait faire et lui dit : « c'était pas la pire journée de ma vie mais c'était pas la plus belle non plus. En tout cas, t'es ben chanceuse d'être allée au camp de jour! »

Vous jugez sûrement gros comme le bras mais vous connaissez pas le moineau. Depuis qu'il est sorti de mon ventre, il y a de cela huit ans, il nous boque ça régulièrement et souvent, sans raison autre que «ça me tente pas ». On a tellement d'heures de négociation accumulées avec cet enfant-là que je suis certaine qu'on pourrait travailler avec la police dans les pires prises d'otage. Les moyens détournés, les flatteries, les menaces en l'air et réelles, le chantage, lui promettre la lune, ça vaut pas un clou. Tous les beaux enseignements qu'on avait eus dans nos cours de Parent-guide, Parent-complice, pshitt! Partis! L'Alzheimer du parent incompétent. Cette fois-ci, il était triste que son ami soit en vacances donc absent du camp de jour et avait peur d'être tout seul. Je lui ai expliqué de long en large que je ne l'aidais pas du tout en le gardant ici parce qu'il retardait le problème qui allait se poser de toute façon le lendemain. La timidité, j'en connais un bout mais je sais que, sans une « petite » poussée de notre part, il ne se mettra pas volontairement dans des situations où il doit aller vers les autres, s'ouvrir à eux et avoir confiance en ses moyens de faire connaître sa belle personnalité.

Mon cœur saigne quand je les voie affronter les 50 enfants lâchés lousse dans le centre communautaire et je revis des moments de mon enfance où j'ai pleuré en allant au terrain de jeu. Et ma mère qui m'a ramenée, sûrement en sacrant dans son for intérieur qu'elle aurait pu avoir un peu de temps pour elle, étant maman à la maison. Mais non! Peut-être que si elle m'avait obligée... Je l'aurais sans doute détestée pour ça. Serais-je devenue une jeune fille plus dégourdie? Plus confiante? Plus sociable? Allez donc savoir. Cela dit, les chats donnent pas des chiens et nos enfants, ben, gênés ou pas, y ont pas le choix de se dégourdir plus vite parce que leurs méchants parents travaillent toute l'année.

J'ai hâte de voir, dans dix, vingt ans, ce qu'ils vont nous reprocher. J'ai comme l'impression que ce sera pas le camp de jour.


lundi 6 août 2012

Slush mommy en surchauffe


Je sais pas pour vous autres mais cette année, j'aurais bien repris un six mois de congé. Ça a l'air que tout se paie et qu'il faut se lever le matin pour pouvoir profiter de la vie... plus tard. Vu qu'à partir d'avril 2013, je serai encore une heureuse fois hors service, je n'ai pris cet été que trois semaines de vacances. Elles sont déjà finies mais je dois dire qu'avec la chaleur et l'humidité qui nous accablent tous, ceux qui n'ont pas la clim à la maison, l'impression de vacances s'étire au bord de la piscine avec un drink en plein mardi. L'avantage de ne pas avoir d'air frais à la maison a comme avantage de vouloir courir à la job pour se rafraîchir.

Parlant drink, y a-tu quelqu'un qui n'a pas « ma » recette de slush? Je dis « ma » entre guillemets parce que je ne l'ai pas inventée. Ma mère nous en faisait et en fait encore mais j'ai adoptée celle d'une collègue qui m'a confié, jadis, en avoir fait (et bu) trois batches l'été où elle s'était séparée... Je me suis dit qu'elle devait être bonne.

**Slush ou sloche ou schlotte comme disaient mes enfants!**


(Préparez-vous un méga bol à salade pour le mélange sinon vous allez vous faire avoir en plein milieu de la recette ainsi que trois pots de crème glacée vides et propres, bien sûr!)

-1 boîte de 48 onces de jus d'ananas (ça n'existe presque plus dans les épiceries mais vous pouvez en acheter en d'autres formats en autant que vous respectiez la quantité au total)
-1 boîte de jus d'orange congelé sans pulpe (sinon ça jamme dans la paille!)
-1 boîte de limonade congelée
-1/2 tasse de sucre
-6 tasses d'eau
-750 mL (26 onces) de vodka ou de rhum (selon ce que vous êtes encore capables de boire avec vos expériences de boésson).

Vous mélangez le tout question de faire fondre le sucre et vous mettez votre soupe dans des pots de crème glacée de 2 litres et vous congelez. Ça en remplit 3. Pour servir, vous grattez le mélange, déposez dans un petit ou un grand verre, selon l'heure et votre envie de faire le party, et vous ajoutez du 7up ou du Sprite avec une tite paille de couleur festive comme sur les revues. Ça rafraîchit le dedans et ça relaxe les papattes en revenant de la job. Version mommy : remplacer la limonade par une petite bouteille de jus de citron Realemon. Le résultat est moins sucré et plus acidulé mais tout aussi plaisant.

Restons dans les plaisirs d'été, ou plutôt du mois d'août.  Je viens d'aller acheter les fournitures scolaires de ma grande en fin de semaine, entre filles. On regarde les étiquettes autocollantes et je lui dis qu'on pourrait en faire imprimer à l'ordi, ce serait moins long que de les écrire à la main. Et ma fille de répondre : « Oui, mais ça gâcherait tout le fun... ». La vraie fille à sa mère. Est-ce purement fille, cette manie de tripper sur les nouveaux cahiers-crayons-étuis-sacs à dos? En connaissez-vous un gars, grand ou petit, qui capote d'aller à la papeterie pour choisir LE PLUS BEAU pousse-mine du magasin?

On aura beau dire, la génétique, c'est fort.

Bonnes vacances à ceux/celles qui ne les ont pas eues encore et à très bientôt! J'ai un autre post dans le collimateur après ma journée d'aujourd'hui...


jeudi 28 juin 2012

L'été, c'est fait pour...



Qu'y a-t-il de mieux durant les longues heures de route en allant au chalet ou en Floride que d'écouter une bonne histoire? Ou bien, comme ma sœur, de faire son jogging en ne voyant pas les kilomètres passer? Bon, vous pensez bien que je prêche dans le désert mais j'ai pu constater de visu que j'ai influencé quelques personnes. Je sais aussi que quelques-uns d'entre vous ont essayé et ont constaté avec grand malheur que leur voiture ne lisait pas les MP3. Ça complique un peu les choses étant donné que les CD audio ordinaires ne contiennent que 70 minutes à peu près, ça voudrait dire que pour les Piliers de la Terre (45 heures d'écoute), ça vous ferait une quarantaine de CD... pas ben ben écolo! Alors, en attendant, vous pouvez toujours vous acheter un iPod ou un truc du genre pour transférer les MP3 de la bibli et les écouter dans votre lit, à la plage ou bien, un jour, changer votre système audio dans votre char si vous êtes crinqués à mort!



Voici mes dernières écoutes :


*L'homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle

Un petit livre psycho-pop qui ne m'a pas fait réfléchir outre mesure mais, comme tout bon livre de ce genre, tout dépend où on en est avec sa vie et ses pensées.  Petit résumé:  un homme se rend à Bali et rencontre un guérisseur qui décèle chez lui une bonne santé mais un mal-être existentiel.  À chaque rencontre, on apprend en même temps que l'homme, comment on devient ce que l'on croit être, comment les autres voient l'image de ce qu'on pense être:  timide, laid, beau, intéressant. «  Vous voulez », vous pouvez, finalement mais à condition d'être prêts à sacrifier le confort de la vie toute tracée d'avance par les autres...


*La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett



Titre vraiment cucul mais comme j'ai eu du plaisir à écouter ce livre-là!  Il y a un film qui est sorti aussi récemment et je me jure de l'écouter un de ces quatre.  C'est une histoire de domestiques demeurant à Jackson, au Mississippi, dans les années 60.  Lu à plusieurs voix (Nathalie Hons, Cachou Kirsch, Nathalie Hugo et Valérie Lemaître), on apprend au fil du temps à connaître leur quotidien dans un État où les Blancs et les Noirs sont loin d'être égaux.  Parfois drôle, parfois tragique, révoltant, souvent touchant, on voit à quel point ces bonnes s'attachent aux enfants de ces Blancs chez qui elles travaillent et comment elles tentent d'insérer dans leur jeune esprit des notions d'égalité et de respect de l'être humain.  Et la gentille Miss Skeeter qui essaie de faire changer les choses en écrivant un livre sur la condition des bonnes, avec leur aide et au prix d'un grand courage pour toutes celles qui participent.  Petite anecdote:  en roulant notre petit 5 heures pour aller voir nos familles, un soir, je demande à mon chum si je peux écouter mon livre.  Je m'attends à un "non", et je comprends qu'il n'y a rien de plus plate que d'arriver en plein milieu d'un livre.  Mais j'ai un "oui", finalement (yes!).  Après plusieurs heures, on arrive chez mes parents et mon chum me demande:  est-ce qu'on finit le chapitre? (Non, on va se coucher!)  Je le savais qu'il allait aimer ça et qu'est-ce qu'on a écouté pour le retour?  Je vous le donne en mille.  Dire qu'il a même pas pu entendre la fin...



*Rose, de Tatiana de Rosnay

Petit livre écouté en rejoignant mes soeurs dans un chalet pour un week-end.  D'environ 5 heures, c'était parfait pour un petit aller-retour.  À Paris, vers 1860, Napoléon III et le baron Haussman modernisent la ville en la quadrillant de grands boulevards et d'avenues aérées.  Cela implique donc d'innombrables expropriations et destructions d'immeubles, de maisons, de magasins, de parcs, etc. (C'est arrivé pour vrai en passant.)  Rose, la dame du titre, jure à son mari que jamais elle ne quittera cette maison tant aimée.  Eh ben.  L'art de filer claustrophobe dans ton char quand tu te rends compte qu'il reste juste sa maison à être détruite!  C'est pas un punch quand même, on s'en doute tout le long.  Le fait de tenir à sa maison à ce point m'échappe.  J'imagine bien que si la ville me donnait un motton d'argent pour m'en aller, je resterais pas agrippée au cadre de porte certain.  En bref:  bof! mais bien lu par Nathalie Hons, la même madame que dans La couleur des sentiments.




*Ce que le jour doit à la nuit, de Yasmina Khadra

Je n'aurais pas lu ce livre mais vu que je prends les livres parlés à la bibliothèque, je les choisis un peu par dépit des fois.  L'histoire:  un petit garçon, Younès, est pris en charge par son oncle pharmacien car la grosse misère noire s'acharne sur ses parents.  Toute sa jeunesse et la fin de sa vie, on le suit dans ses amitiés, ses drames et ses amours.  Un peu frustrant de voir tous les bonheurs qui lui passent sous le nez.  J'aurais aimé me le faire raconter parce que je l'ai trouvé un peu long.  Peut-être est-ce le genre de livre qu'il faut lire au lieu d'écouter...  Très poétiques et imagées comme descriptions.





Je suis présentement en train d'écouter Le prédicateur, de Camilla Läckberg, une auteur suédoise dans le même genre que Stieg Larsson (Millénium) mais en moins bon. C'est la première fois que j'écoute un roman policier et je dois dire que je ne suis pas amateur du genre. En auto, le matin, ça fait commencer la journée bizarre en entendant des histoires de filles kidnappées et tuées. Est-ce que c'est mieux que de s'endormir avec ça? Sais pas. Mais je vais sûrement changer de genre avant d'en prendre un autre de la série de Miss Läckberg (La princesse des glaces, L'oiseau de mauvaise augure). Je vous reviendrai avec le verdict final.

En terminant, pour les petites familles et pour des sujets plus jojo, je vous conseille les petits livres de Éric-Emmanuel Schmitt. Écoutables pour tous, pas trop longs un petit peu de réflexion avec ça, ça fait passer un bon quart d'heure (et plus!). Pour notre prochain voyage, nous finirons Concerto à la mémoire d'un ange. Super bon et vrrrraiment bien lu par Daniel Nicodème, hyper motivé!

Bon été et prenez pas le champ en écoutant vos livres!

(J'attends toujours vos coups de cœur!)




lundi 4 juin 2012

De l'amour en canne


Pour être parfaitement sincère avec vous, je n'ai pas l'impression que mon fils me regarde avec des yeux en cœur. Je l'ai entendu souvent, la réplique à ça : « Tu vas voir, plus tard, il va vouloir se marier avec toi! ». Ça n'arrivera pas chez nous. Fiston nous a déjà dit que, quand il allait être mort, il allait se faire enterrer avec son père, c'est-à-dire dans le même cercueil... De l'amour, vous dites? C'est pas mêlant, son papa, il chie pas de marde. Moi, disons que je suis acquise. Je dis pas ça pour faire pitié, oh non! Ça fait longtemps que je suis au courant que je suis la deuxième préférée et je sais très bien que mon fils m'aime à sa manière, m'aime tout court à vrai dire. Et c'est correct comme ça. Il fait partie des enfants qui ont un papa attentionné, présent, chaleureux, colleux, qui invente des histoires abracadabrantes juste avant de dormir, un papa poule comme il en court pas trop les rues. Au lieu d'être élevés par le traditionnel papa pourvoyeur comme la plupart des gens de mon âge, j'ai hâte de voir quelle génération d'adultes ça va engendrer. Ça peut pas rien donner de mauvais, j'imagine!

En grandissant, mon bonhomme de huit ans s'est découvert, grâce à moi surtout, un grand intérêt pour le travail de maison, contrairement à sa sœur : vaisselle, pliage de linge, jardinage et surtout cuisine. Comment occuper un enfant qui vous chiale qu'il a faim à 17h? Vous lui mettez un couteau entre les mains et lui faites couper le concombre en lui permettant de manger un ou deux ou trois morceaux. À la longue, il sera capable de vous produire une salade pleine de légumes ou de fruits, cuire une batch de muffins ou faire de fabuleux roulés au jambon. Si au moins j'aurai légué le goût de la cuisine à mon fils, j'en serai bien fière quand je rencontrerai sa blonde pour la première fois!

L'an passé, dans mes lundis de congé où ma fille mangeait à l'école à cause de sa chorale, j'allais chercher mon gars pour dîner. Je ne me souviens plus comment ça s'est passé, sûrement comme un de ces moments où on pense que c'est rien du tout mais qu'on se rend compte plus tard qu'une tradition était en train de s'installer. Je m'adonnais à mon plaisir solitaire, c'est-à-dire manger une canne de sardines direct dans la canne avec une tite toast beurrée ou des biscottes. Je dis solitaire car manger ces petites bêtes devant mon chum équivaut presqu'au divorce instantané. Je vous le dis, je ne m'en souviens pu comment c'est arrivé, mais j'ai dû faire goûter à mon petit homme et, contre toute attente, il a AIMÉ ÇA! Être amateur de sardines, ça se force pas. On adore ou on haït ça. Mon gars qui mange son spagat pas de sauce, qui crache sur mon super chili con carne, qui plisse le nez sur les recettes nouvelles et qui refuse tout légume cuit mange une canne de sardines dans l'eau à lui tout seul avec un plaisir évident. Le plus grand mystère après la Caramilk selon mon chum.  Le plaisir ne serait pas complet s'il n'y avait pas le papa et la sœur qui sont carrément dégoûtés juste en entendant le mot!   On se bidonne tous les deux et moi je me rassure en me disant qu'il y a un petit peu de moi dans ce flot-là.

- Maman, oublie pas d'acheter des sardines en allant à l'épicerie!

- Pas de danger, mon petit pit. Si ça peut me rapprocher encore plus de toi, j'irai jusqu'au Maroc pour pêcher les meilleures.

lundi 30 avril 2012

The Hunger Games: le gros malaise


Petite soirée en amoureux samedi, ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas payé un bon film. Puisque le gros buzz ces temps-ci, c'est The Hunger Games, on s'est pas trop posé de questions. J'aurais aimé lire le livre avant mais un ou l'autre avant, on connaît la fin anyway au deuxième!

Pour ceux/celles que ça intéresse, je vous résume grossièrement l'histoire, retenez bien que je n'ai pas lu le livre et que ce n'est que mon interprétation du film. Dans un futur qu'on devine pas si lointain, l'Amérique est séparée en 12 districts après une guerre civile. Le traité de la Trahison stipule qu'à chaque année, chaque district, vivant dans une grande misère, devra envoyer deux jeunes entre 12 et 18 ans pour s'affronter à un « jeu » appelé les Hunger Games. C'est en fait une émission de téléréalité sordide dans laquelle celui qui sort gagnant est le dernier vivant. Tous les dangers sont possibles (feu, insectes venimeux, fruits empoisonnés, infections, mines antipersonnelles, animaux créés par ordinateur, faim tout court), étant donné que l'environnement en forêt est contrôlé un peu comme dans le film Truman Show. Les producteurs décident au gré des heures de changer les règles et tout cela, pour attirer le public et les commanditaires. Car chaque ado devra se faire aimer du public pour pouvoir avoir des colis par  parachute  pour les aider à rester en vie, comme un médicament par exemple. Tout cela est filmé, regardé en direct et c'est un peu comme des combats extrêmes où tout le monde parie sur l'issue du jeu, qui n'en est pas un car les morts sont vraiment morts.

Le point de vue est celui d'une jeune fille qui prend la place de sa petite sœur qui avait été pigée pour y aller. Pas besoin de vous dire que c'est stressant en maudit même si on se doute que c'est pas la fille qui va mourir vu que c'est elle la vedette! Après quelques minutes du film, je me suis sentie comme les téléspectateurs: voyeuse et morbide. De voir des ados, aussi bien dire des enfants, s'entre-tuer a fait naître chez moi des sentiments contradictoires. Le film est excellent, si on discute du côté cinématographique : histoire, effets, acteurs, suspense. Mais du point de vue moral, j'étais choquée que l'on puisse faire un film comme ça parce qu'on ne parle pas assez du problème à la source : il y a du monde qui regarde ce jeu à la télé et s'il n'y avait personne pour regarder, il n'y aurait pas lieu d'être. Facile de faire des parallèles avec ce qu'on entend ou on voit aujourd'hui, sans être aussi terrible comme finale, il va sans dire. Dimanche, mon chum me dit en soupant : « J'ai pas aimé le film. C'était trop triste. » Moi aussi ça m'a rendue triste.

Cela dit, je vais lire les trois livres assurément pour connaître les détails mais j'espère que ma sensibilité va moins être mise à l'épreuve. Lire, c'est pas comme voir, hein? Le côté psychologique et éthique de l'histoire est, à mon avis, beaucoup plus intéressant. Peut-être qu'en mettant des adultes à la place des ados, cela aurait été plus soft comme choix, moins choquant pour mon petit cœur de poule. Mais je vous le dis : c'est rough en tabarouette et ça me trotte encore dans la tête...

C'est-tu parce qu'on croit qu'un jour, le monde sera aussi fou?


Puisse le sort nous être favorable.


lundi 16 avril 2012

Les oreilles dans le cran (deuxième partie)


Avez-vous succombé à l'audio fever? À en croire ceux que j'entends, c'est pas demain la veille que je vais être à la mode mais je ne désespère pas. À mesure que les animateurs radio deviennent de plus en plus insipides et racontent des jokes pipi-caca-poil à l'heure où vos enfants sont sur la banquette arrière, la petite graine que j'ai semée dans votre esprit grandit peu à peu. En attendant, j'écoute et j'allonge ma liste de livres lus et écoutés, parce que c'est ce que je fais depuis octobre: un livre papier pour le soir avant le dodo et un livre audio dans l'auto pour les trajets seule. Pas besoin de vous dire qu'il n'y a rien de plus plate pour un passager d'écouter une portion d'histoire en plein milieu du livre et/ou, pour les enfants, d'entendre des histoires sanglantes du 14e siècle. Sans compter les petits passages de foufounes à l'air... Voici donc mes lectures d'oreilles.



Les témoins de la mariée, de Didier Van Cauwelaert


Lu par quatre personnes, dont l'auteur, ce livre m'a semblé assez intéressant à prime abord. Un gigolo meurt quelques jours avant son mariage avec une Chinoise que personne ne connaît. Les amis de l'homme vont cueillir la femme à l'aéroport en se demandant comment le lui annoncer, car elle n'est pas au courant du drame, compte tenu des nombreuses heures de son vol. Bizarre, bizarre, comme histoire. Drôle et malaisant au début, je me souviens d'avoir terminé le CD en me disant : « ouais, ben, c'est poche en maudit comme fin ». Fidèle à moi-même, je ne m'en souviens même plus, de cette fin. Mon cerveau a une faculté pas très pratique de faire delete sur des films ou des livres. Je le sais que je l'ai vu/lu et si je l'ai aimé, mais je ne peux pas dire ce qu'il se passe, ou si peu. Mon chum en rit à chaque fois. Quelle crédibilité pour une simili-critiqueuse : c'est poche mais je m'en souviens pu... Bravo championne.


Purge, de Sofi Oksanen


Roman finnois, c'est-à-dire d'une Finlandaise, qui raconte un pan de l'histoire de l'Estonie occidentale, après le départ des occupants russes en 1992. La vie d'Aliide et son lourd secret, l'aide qu'elle décide d'apporter à Zara, une jeune fille en fuite, la pauvreté des habitants, la peur et l'isolement. C'est la première fois que je lisais un livre portant sur l'Estonie et il doit pas en pleuvoir. J'ai trouvé l'ambiance du livre un peu lourde mais en fait, y a rien de léger là-dedans et la manière dont il est lu, saccadé et sans grande émotion comme le personnage principal, donne l'illusion de ce que pourrait être une vie en Estonie. Grise, morne, triste à mourir. Malgré tout, j'ai bien aimé même si ça ne m'a pas rendu très jojo.


Un roman français, de Frédéric Beigbeder


Ah là, c'est vraiment pas bon à écouter! Un peu nounoune, je ne peux m'empêcher de finir le CD même si j'ai le goût d'ouvrir la porte du char et de me garrocher en bas pendant que je roule. Roman autobiographique de l'auteur, c'est tout sauf intéressant, qu'on le lise ou qu'on l'écoute. Soyez-en avertis, mes très chers. Encore là, j'ai fait delete, heureusement!




Pour les petits piou-piou :


Vingt mille lieues sous les mers, de Jules Verne


Lu par Marc-André Coallier et Raymond Bouchard, les enfants ont bien aimé entendre l'histoire du capitaine Nemo et de son sous-marin. Ça ne dure pas très longtemps, 45 minutes environ et on a un peu de misère à entendre les fins de phrases de M.-A. Coallier avec le moteur de la voiture mais il est très bon quand même. Ce n'est qu'une portion du livre car la version intégrale est d'environ 13 heures. Juste assez pour que les enfants arrêtent de se tapocher en arrière et si vous êtes chanceux, ils vont peut-être s'endormir à force d'être calme!

Les malheurs de Sophie, de la Comtesse de Ségur


Encore là, une petite partie du livre, quelques histoires lues par Macha Grenon, qui est excellente en passant. Les flots ont bien ri des niaiseries de la petite Sophie et même mon gars, qui n'est pas du genre trop docile, s'est étonné de voir à quel point elle pouvait se mettre dans le pétrin. Comme quoi, tout est question de perspective...




Je le gardais pour la fin :

Les piliers de la Terre, deuxième partie : Un monde sans fin, de Ken Follett


Me croiriez-vous si je vous disais que ça fait presque trois mois que j'écoute ce marathon de livre audio? Cinquante-cinq heures à raison d'une heure par jour, c'est du sport et je dois dire qu'à ce temps-ci, je suis un peu tannée. Pas parce que c'est pas bon, oh non! J'ai juste hâte de passer à une autre époque et d'oublier un peu Merthin, Caris, Gwenda, Godwyn et le maudit Philémon à marde! Je serais due pour un petit voyage de cinq heures pour clancher ça! N'empêche, c'est un trésor d'interprétation, avec les deux mêmes comédiens qui lisent le premier tome de quarante-cinq heures. Je vais sûrement aller vers d'autres livres audio édités par les Livres V.D.B. parce que d'après ce que j'ai lu sur leur site internet, ils recherchent non pas des bons lecteurs, mais plutôt des bons interprètes, ce qui fait une énorme différence par rapport aux autres éditeurs. On aime ou on aime pas mais moi, j'adore! Ça donne un résultat magique, comme si les personnages prenaient vie et une choses est sûre, c'est que je n'oublierai jamais les histoires racontées de cette manière!


À un de ces quatre!

lundi 2 avril 2012

Les oreilles dans le cran (première partie)


Eh non, le portable n’est pas une solution à tout!  Avec le WordPad installé dessus et qui n’a pas la ponctuation à la même place que sur le clavier de l’autre ordi, ça m’enlève toute spontanéité au bout des doigts!  À vrai dire, je me cherche de bonnes raisons de justifier une si longue absence mais je vais dire comme tout le monde :  pas le temps!  Et surtout pas grand chose de nouveau.  Mis à part une salle de bain en rénovation totale et une maison en bordel tout aussi total, la vie est parsemée de magasinage de céramique, de peinture, de luminaires, de tergiversations concernant le comment poser ceci ou cela et où…  Je vous en aurais bien conté quelques bonnes à ce sujet mais j’ai aujourd’hui l’âme à la critique constructive et non à la construction.  Voici donc la revue littéraire des oreilles de Grand Talent! 

Vous connaissez maintenant ma lubie tout sauf passagère sur les livres audio.  Depuis mon retour au travail en octobre, il ne se passe pas un trajet sans que j’écoute un petit bout du livre qui est dans le lecteur de CD de mon char.  Je vous fais maintenant part de tous ceux que j’ai eu le temps d’écouter malgré mes courtes distances entre la maison et le travail.


Le sumo qui ne pouvait pas grossir, de Eric-Emmanuel Schmitt 


Premier livre à vie écouté en famille en route pour nos vacances au Nouveau-Brunswick.  N’importe quel livre audio va demander un minimum de concentration au début, le temps de se faire au style du lecteur, sa voix, ses intonations un peu comme quand on commence à lire un livre papier et qu’on ignore tout de l’histoire :  de quoi ça parle?  Et surtout, ne pas lâcher la route des yeux!!!  Ce livre est lu par l’auteur, ce qui est vraiment cool car il est excellent.  Il est d’une durée d’une heure et demie et je dois dire que c’est une merveilleuse entrée dans le monde des livres parlés.  L’histoire fait réfléchir, c’est cocasse, c’est beau et très bien lu.  Les enfants ont beaucoup aimé aussi et tout le monde a assurément retenu la phrase célèbre du récit :  « Je vois un gros en toi… ».


Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay 


Ouf!  Quel livre!  J’avais déjà vaguement entendu parler de la rafle du Vélodrome d’hiver à Paris durant la Deuxième Guerre Mondiale, en juillet 1942, où plus de 13000 Juifs ont été arrêtés par des gendarmes français et déportés dans des camps pour être exterminés par les nazis.  C’est donc l’histoire vue par une petite fille de dix ans et celle aussi, dans les années 2000, d’une journaliste qui fait un reportage sur la commémoration du drame.  C’est une histoire triste, malheureusement vécue par trop de personnes, mais c’est aussi l’imbrication des deux histoires de famille et de leurs secrets.  Très bien lue par Odile Cohen, mon volant en a encore des marques tellement je le serrais fort.  Environ 5 heures.


Sukkwan Island, de David Vann 


Je viens de lire que l’auteur avait écrit ce livre en mémoire de son père qui s’était suicidé.  Je l’ai pris à la bibli parce que ça se passait en Alaska et moi, ça m’allume.  J’adore les histoires qui se passent dans les pays nordiques.  Cela dit, ce livre est vraiment glauque, pour ne pas dire carrément dégueulasse par bouts tellement que j’ai failli arrêter de l’écouter.  C’est l’histoire d’un père qui part sur une île perdue en Alaska avec son fils de 13 ans, qui lui, y va à reculons bien sûr.  Le père essaie de se rapprocher de ce fils qu’il connaît peu et ça se dégrade jusqu’au drame.  Le malheur avec les livres audio, c’est que tu peux pas lire en diagonale.  Soit tu l’avances et t’en manques un bon bout, soit tu pars dans la lune pendant le bout dégueux, soit tu baisses le son mais personnellement, je me force à écouter et des fois, je m’en veux un peu.  Yeurk.  N’empêche.  Moi qui lis assez vite, je n’ai jamais été aussi marquée par les histoires que depuis que je m’en fais raconter!  Lu par Thierry Janssen, environ 5 heures aussi.
 

Les piliers de la Terre, de Ken Follett 


Ze livre audio, rien de moins.  Quarante-cinq heures d’écoute, c’est un marathon pour moi qui fait max une heure de route par jour.  Faites le calcul.  Heureusement que j’ai eu la « chance » de faire 5 heures de route seule durant le temps des Fêtes pour m’avancer!  Une saga du 12e siècle, des bâtisseurs de cathédrale, des évêques méchants et avides de pouvoir, des histoires d’amour et des drames, des détails historiques en quantité.  Lu par deux comédiens inconnus de moi mais bourrés de talent, Jean-Marc Galéra et Véronique Groux de Miéri et réalisé par les éditions V.D.B.  Une autre classe, carrément.  Du bruitage, des personnages avec des voix toutes aussi différentes les unes que les autres et reconnaissables entre toutes, de la musique, des bruits de chevaux, épées, feu qui crépite, bébé qui pleure.  Du maudit bon stock!  Si j’avais à résumer ce livre audio, c’est comme écouter le film en fermant les yeux.  Un coup de foudre, rien de moins!


Et on tuera tous les affreux, de Boris Vian 


Après cette épopée historique,  j’avais besoin d’un peu d’air et je me suis dit, Boris Vian?  C’est un classique, non?  Je n’ai jamais lu un de ses livres mais ce livre audio, lu par Denis Podalydes, est ennuyant comme la pluie.  Ça sonne cacanne comme s’il avait été enregistré à partir d’un téléphone à cadran et les dialogues n’aident pas avec ces « dis-je » en quantité industrielle.  Le lire, c’est une chose.  L’entendre, c’est plate en maudit.  L’histoire finit par être drôle à la fin, si vous êtes patients mais personnellement, je ne le conseille pas en audio.  Quatre heures (un peu perdues!).


Voilà pour mes premières expériences audio.  Si vous laissez votre CD dans votre voiture, vous pouvez être certains que votre livre ne vous empêchera jamais de dormir mais vous risquez de passer comme moi un petit vingt minutes assis dans l’auto, dans votre entrée, à finir le chapitre commencé…


Je vous reviens bientôt, j’espère, avec le reste de mes découvertes.  Si vous en avez à me faire découvrir, ne vous gênez surtout pas!






mercredi 8 février 2012

Duos d'affreux

Qui a dit qu'il fallait être beau pour pogner dans le milieu artistique?  Détrompez-vous, bandes de naïfs!  S'agit juste d'avoir des grosses lunettes fumées qui camouflent beaucoup de défauts et qui donnent l'illusion que vous êtes un dieu.  Voyez ci-joints deux des vidéos de Pitbull-à-la-bouche-ultra-croche (non camouflable avec des lunettes) avec d'autres affreux comme Chris Brown le-mouton-jaune-batteur-de-femmes et Marc Anthony, le Latino-aux-joues-creuses.  Deux chefs-d'oeuvre d'imagination.  Dans le premier, deux gars laites dans le désert avec des filles qui se tortillent langoureusement pour attirer leur attention et dans le deuxième, deux gars laites sur une scène around the world avec des poulettes pareillement tortillantes.... 

 Malgré toutes ces bitcheries, j'ai un peu honte de l'avouer, je les aime beaucoup ces chansons.  Oui, oui!  Même les tounes de Marc Anthony sonnent bien dans mes oreilles.   Et moi aussi, je fais la poule qui se dandine dans son salon!


Bon tortillage!



samedi 28 janvier 2012

Paix sur l'autoroute aux gens qui m'écoutent!

Non, non, je n'ai pas dit que je prenais ma retraite!  J'ai maintenant une vie occupée, comme vous tous, et au lieu de m'inspirer en prenant des longues marches, ben... je cherche du temps pour être inspirée.  Eh non, ça vient pas de même, l'inspiration, malheureusement.  Y a quand même pas de pression à se faire avec ce blogue-là, c'est un plaisir d'écrire et de chercher des sujets qui pourraient vous faire rire, réfléchir ou découvrir des nouvelles choses.  J'ai reçu beaucoup de bons commentaires à mon retour au travail, sur Facebook et dans les rencontres de famille et vous m'avez encouragée à continuer d'exploiter ce "grand talent" qui veut avoir sa place au soleil au lieu de rester enfoui dans le dedans de mon corps.  Merci encore, ça fait chaud au coeur de vous entendre et de lire vos commentaires.

Cela dit, Bonne Année Grands Nez!  Légèrement en retard mais c'est quand même important lors du premier billet de l'année.  J'ai le goût de vous partager ma découverte de l'année 2011 et c'en est toute une.  On va appeler ça une "chire" (j'ai aucune idée comment ça s'écrit!) parce que quand je suis sur une chire, j'écoeure tout le monde avec ça tellement je trippe fort et que je voudrais que tout le monde adhère à ma pensée.  Au point où je me demande bien pourquoi j'écris tout ça car je connais pas grand monde autour de moi qui n'est pas au courant de mon nouveau trip!  On va dire que c'est pour planter le clou un peu plus profond pour achever de vous convaincre.
 

La découverte de l'année est...
 

LE LIVRE AUDIO!!!

Je sais que vous vous attendiez à quelque chose d'extraordinaire mais moi, ça a changé ma vie, rien de moins.  Qu'est-ce qu'un livre audio?  Je vous entends me dire:  c'est-tu comme quand on était jeunes pis qu'il y avait une petite cloche pour changer de page?  Réponse: BEN NON (à moins de vouloir apprendre à lire en même temps)!!!  C'est la lecture d'un livre en version intégrale, avec les "dis-je", "dit-il", "répondit Tom" et ces livres sont lus par des gens de talent, peut-être des comédiens mais je n'ai pas fait de recherches.  Il va sans dire que les livres sont plus longs à écouter qu'à lire car toutes les émotions y sont:  hésitations, silences, soupirs, modulations de la voix pour faire durer le suspense ou pour bien imaginer une scène d'amour (pas de becs mouillés, quand même!)...  Les livres sont séparés en plusieurs plages de lecture (5, 10, 50 minutes, c'est jamais pareil) et aussi en chapitres bien sûr pour se retrouver.


Pourquoi écouter des livres audio?  Parce que c'est le moyen le plus zen que je connaisse pour passer le temps en auto.  Le problème qui s'était posé à moi était que je ne supportais plus la radio avec ces animateurs tous plus insignifiants les uns que les autres.  J'ai écouté longtemps Radio-Tralala mais j'en avais marre des mauvaises nouvelles à répétition et même si j'avais eu un iPod, je me serais tannée de mes tounes préférées et ça, c'est bien triste.  Je passe environ une heure par jour dans ma voiture, ce qui est peu à comparer à la plupart de mes collègues.  Cette heure où je suis seule à rien faire d'autre que d'attendre après les autres tu-seuls sur l'autoroute, je la passe en me faisant raconter des histoires.  Le plus beau dans tout ça, c'est que plus le livre est bon, plus tu veux rester dans ton char, plus tu veux pogner du trafic pour avancer ton livre!  C'est jammé sur la 15?  Wouhou!
 

Vous ne pouvez pas comprendre tant que vous ne l'avez pas essayé.  J'ai carrément développé une dépendance parce que maintenant, je vais me chercher deux ou trois livres à la bibli et je les laisse dans mon coffre à gants au cas où j'en finirais un en chemin.  Folle de même!  Les livres sont offerts en CD ou vous pouvez les télécharger sur internet mais pour ça, je ne connais rien encore.  Ça viendra quand j'aurai fait le tour de la bibli.  Un autre exemple pour vous prouver à quel point je trippe fort?  Je travaillais le 31 décembre et je devais faire cinq heures de route seule pour aller rejoindre ma famille.  Vous savez quoi?  Je me pouvais pu d'écouter mon livre pendant tout ce temps sans être interrompue, j'y avais pensé toute la semaine!

J'ai récemment discuté avec une femme qui écoute des livres comme moi et qui m'a dit que ça lui avait sauvé la vie ou plutôt, ça a sauvé la vie de plusieurs personnes!  Elle qui était agressive au volant à cause de la multitude de morons qu'on croise à chaque jour est devenue un modèle de zénitude et trippe autant que moi quand c'est ralenti.  On se sent un peu toutes seules dans notre club sélect de gens qui ont découvert la paix en voiture mais j'ai bien confiance que ça ne durera pas longtemps!

À partir de maintenant, je ferai la critique de livres audio en plus de celle des films et des livres papier.  Je garde ça pour un prochain post mais je vous laisse vite vite sur quelques idées de livres qui sont offerts en audio:

-  Millenium de Stieg Larsson
-  Twilight de Stephenie Meyer
-  Les piliers de la Terre de Ken Follett
-  Un monde sans fin de Ken Follett

Ça vous inspire?  Essayez-les, vous me remercierez plus tard!

Ciao!