mercredi 27 avril 2011

Grand talent joue à la critique culturelle.

Alors, le congé de Pâques vous a pas trop rentré dedans?  Nous, ça s’est terminé 3 pour la gastro et 1 pour le papa.  Les enfants ont eu une guérison fulgurante comme d’habitude, quoiqu’ils ont encore de la misère à regarder leurs chocolats.  Pour ma part, j’ai été attaquée par deux virus distincts mais je ne suis pas sûre de l’identité du deuxième.  Grippe? Rhume? Un joyeux mélange?  Je peux vous dire qu’après trois jours, j’entends comme si j’étais dans une canne de conserve, j’ai le cœur sur un radeau et l’estomac qui glougloute mais qui reste en place.  Je crois pas que ça se pogne sur un clavier d’ordi, soyez sans crainte, petites natures!  Ce n’est pas mon genre de traîner des maladies sur plusieurs jours mais là, elles m’ont eue!  J’ai compris le message :  assieds-toi, la grande!


Dans mon intro de blogue, j’ai écrit « Critique de films/livres » alors au lieu de vous jaser de mes bobos, je vous fais trois critiques en un texte!  Wouhou!  La foule est en délire!  Ce sera probablement la seule fois où ça va arriver, profitez-en.


Mon amoureux et moi sommes allés au cinéma vendredi soir étant donné que ma petite sœur avait si gentiment kidnappé mes enfants pour la nuit.  Nous avons opté pour le seul film qui nous semblait écoutable pour les deux :  De l’eau pour les éléphants.  C’est l’histoire d’un futur vétérinaire, dans le temps de la Grande Dépression, à qui il arrive un grand malheur avant de terminer son dernier examen.  Pas un rond en poche, il embarque sur un train et se retrouve parmi une troupe de cirque.  Il s’y fait engager comme vétérinaire, évidemment, et tombe amoureux, quelle surprise!, de la femme du dresseur particulièrement violent.  Vous voyez comment ça va finir?  Vous l’avez deviné et on le sait dès le début (sauf moi qui l’avais oublié tellement j’étais prise dans l’histoire, belle nouille).  Pour l’histoire, c’est certain que c’est pas nouveau mais pour les images du cirque, les animaux, les costumes, c’est un bon film.  Dans le rôle du vet, Robert Pattinson, oui, oui, le Edward de Twilight.  Pas un gros registre pour ce qui est des émotions qui passent par le visage mais bien plus joli qu’avec sa face de plâtre en éternelle souffrance de vampire qui trouve que la fille sent trop bon.  La femme, Reese Witherspoon,  fidèle à elle-même, pas ma préférée mais elle commence à me plaire un peu plus avec le temps. Très jolie avec son look des années 30.  Et le top vilain, celui à qui je donne la palme du film : Christoph Waltz, le méchant dresseur.  Tellement un bon acteur qu’on se réveille la nuit pour l’haïr.  Le jour où je vais voir un film dans lequel il joue un rôle de bon gars et que je vais y croire, je ne sais même pas si je vais être capable de l’aimer quand même!  Si vous ne savez pas de qui je parle, c’est le méchant colonel nazi dans Le commando des Bâtards avec Brad Pitt.  J’en ai encore des frissons quand je pense à son sourire de sadique.  Brrrr…  Note du film : 8,5/10 parce que c’est prévisible mais allez le voir, les images sont superbes et c’est une belle histoire d’amoooouuuur.


Je ne vous ai pas avertis mais mes critiques culturelles sont nullement dignes de passer à la radio de Radio-Canada.  Je vous l’écris comme je vous le dirais en personne. 


Deuxième film que j’avais promis d’aller voir avec ma presque-préado-de-fille qui trippe un peu fort sur les films d’amour à mon goût :  Sortilège.  Vous voyez les previews et vous savez que l’histoire se base sur le classique de La Belle et la Bête, version 2011.  Question classique, c’est un de mes préférés car la morale est très belle et que la fille est moins passive que dans les autres contes, genre Blanche-Nounoune, comme j’aime la raconter aux enfants.  La princesse vit le beau prince arriver, prit peur et se sauva comme une grosse niaiseuse.  Revenons au film.  Dans le rôle de la Belle, Vanessa Hudgens, qui joue encore le rôle de sa propre vie, c’est-à-dire, jolie fille innocente et joyeuse de vivre même si sa vie n’est pas facile parce que son père est dans la dôpe par-dessus la tête.  Et qui joue le rôle de son père?  Notre Roc Lafortune national!  Les réalisateurs ont dû apprécier son rôle de coké dans Les Boys pour lui confier ce rôle mais à part le fait qu’on se dit que les traits latinos de la Belle viennent probablement de la mère décédée, il fait la job.  Et la bête rasée, tatouée et balafrée est jouée par Alex Pettyfer que j’avais vu seulement sur un poster de la revue « Cool! » de ma fille et qui m’avait vaguement convaincue de l’accompagner au cinéma…  Lui, comme les jeunes acteurs de sa génération, se définit par un corps d’Apollon et un visage à faire damner une sainte même s’il est blond (chacun ses goûts), mais qui cherche encore son talent au plus profond de lui-même, et qui ne l’a pas trouvé, visiblement.  Un jour viendra peut-être mais j’en doute fort.  Quoiqu’on peut toujours avoir des surprises, Brad Pitt s’est avéré un excellent acteur avec le temps.  La palme du film revient à Mary-Kate Olsen qui joue le rôle de la sorcière qui lance un sort à super Alex.  Ça fait du bien de la voir autrement que dans les revues à potins avec un sceau de café Starbucks à la main et des portes-patio fumées dans la face.  Très bonne, je suis certaine que ça va lui offrir un bel avenir.  Enfin, je suis toujours un peu déçue de La Belle et la Bête parce que la Bête, elle redevient Beau Bonhomme.  Ça change tout!  C’est trop facile!  Comme on commençait à le trouver trop chou parce qu’on ne voyait plus que le beau en lui, sa belle face de mannequin réapparaît et pouf! La magie est partie!  Merde!  La fille n’avait pas besoin qu’il redevienne beau, il est déjà beau dans son cœur à elle!  Ça y est!  Je suis crinquée.  Qui dit que le beau mec redeviendra pas con comme avant?  Soit dit en passant, dans son rôle de petit con, Alex Pettyfer m’a fait plus penser à Gaston dans le film animé de Disney qu’à la Bête: « Le plus fort, c’est Gaston !  La vedette, c’est Gaston!  Et personne n’a un cou de taureau comme Gaston! »  Note du film : 7,0/10 parce que c’est rien de nouveau mais ça s’écoute bien avec sa grande fille.


Vous êtes tannés?  Je continue quand même!   Il m’en reste un et c’est un livre que je viens de terminer :  Le jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafon.  Environ 540 pages.  Ça se passe dans la Barcelone des années 1920, un pauvre type qui rêve d’écrire des livres sous son vrai nom reçoit une offre plus qu’alléchante de la part d’un mystérieux éditeur pour écrire LE livre.  Celui pour lequel les hommes tueraient, ou voudraient vivre pour lui.  En gros, il lui demande d’inventer une histoire qui deviendrait une nouvelle religion car toutes les religions sont basées sur une bonne histoire à laquelle on croit comme si elle s’était vraiment passée.  Dès qu’il accepte, il se met à freaker parce qu’il habite une maison bizarre et que l’éditeur en question lui fout les jetons entre autres parce qu’il n’a pas de pupilles et il ne cligne jamais des yeux.  Je simplifie mais vous lisez la critique d’une fille à qui ça fait peur, des yeux dégueux.  Mais le pire, c’est que tous les gens qu’il aime commencent à être en danger à cause de lui et il craint à tous moments de sombrer dans la folie comme n’importe quel mortel comme nous sombrerait à vivre des situations pareilles.  C’est un bon suspense, une fin que je ne voyais pas venir, mais ne vous fiez pas à moi.  Je suis innocente et je me laisse totalement emporter par le roman.  Je ne cherche pas à creuser, je ne joue pas à la détective pour savoir qui est le vrai coupable, on le sait toujours à la fin!  Normalement, je ne me souviens pas de mes rêves mais quand je lisais avant de me coucher, je faisais toutes sortes de rêves bizarres qui font que je me levais plus fatiguée qu’au coucher (mais oui, je suis en congé, on s’en fout).  Les livres qui me font ça sont rares et j’ai remarqué que ce sont ceux qui stimulent beaucoup mon imagination.  Note globale : 8,5/10 parce que c’est bon mais un peu long et que les gens qui meurent vers la fin m’ont fait une drôle d’impression dans l’estomac en fin de semaine… Hi! Hi!


À plus, tout le monde!  Je retourne prendre soin de mon corps en mangeant une tite soupe.



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