Eh non, le portable n’est pas une solution à tout! Avec le WordPad installé dessus et qui n’a
pas la ponctuation à la même place que sur le clavier de l’autre ordi, ça
m’enlève toute spontanéité au bout des doigts!
À vrai dire, je me cherche de bonnes raisons de justifier une si longue
absence mais je vais dire comme tout le monde : pas le temps! Et surtout
pas grand chose de nouveau. Mis à part
une salle de bain en rénovation totale et une maison en bordel tout aussi
total, la vie est parsemée de magasinage de céramique, de peinture, de
luminaires, de tergiversations concernant le comment poser ceci ou cela et
où… Je vous en aurais bien conté
quelques bonnes à ce sujet mais j’ai aujourd’hui l’âme à la critique constructive
et non à la construction. Voici donc la
revue littéraire des oreilles de Grand Talent!
Vous connaissez maintenant ma lubie tout sauf passagère sur
les livres audio. Depuis mon retour au
travail en octobre, il ne se passe pas un trajet sans que j’écoute un petit
bout du livre qui est dans le lecteur de CD de mon char. Je vous fais maintenant part de tous ceux
que j’ai eu le temps d’écouter malgré mes courtes distances entre la maison et
le travail.
Le sumo qui ne pouvait pas grossir, de Eric-Emmanuel
Schmitt
Premier livre à vie écouté en famille en route pour nos
vacances au Nouveau-Brunswick.
N’importe quel livre audio va demander un minimum de concentration au
début, le temps de se faire au style du lecteur, sa voix, ses intonations un
peu comme quand on commence à lire un livre papier et qu’on ignore tout de
l’histoire : de quoi ça
parle? Et surtout, ne pas lâcher la
route des yeux!!! Ce livre est lu par
l’auteur, ce qui est vraiment cool car il est excellent. Il est d’une durée d’une heure et demie et
je dois dire que c’est une merveilleuse entrée dans le monde des livres
parlés. L’histoire fait réfléchir,
c’est cocasse, c’est beau et très bien lu.
Les enfants ont beaucoup aimé aussi et tout le monde a assurément retenu
la phrase célèbre du récit :
« Je vois un gros en toi… ».
Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay
Ouf! Quel
livre! J’avais déjà vaguement entendu
parler de la rafle du Vélodrome d’hiver à Paris durant la Deuxième Guerre
Mondiale, en juillet 1942, où plus de 13000 Juifs ont été arrêtés par des gendarmes
français et déportés dans des camps pour être exterminés par les nazis. C’est donc l’histoire vue par une petite
fille de dix ans et celle aussi, dans les années 2000, d’une journaliste qui
fait un reportage sur la commémoration du drame. C’est une histoire triste, malheureusement vécue par trop de
personnes, mais c’est aussi l’imbrication des deux histoires de famille et de
leurs secrets. Très bien lue par Odile
Cohen, mon volant en a encore des marques tellement je le serrais fort. Environ 5 heures.
Sukkwan Island,
de David Vann
Je viens de lire que l’auteur avait écrit ce livre en
mémoire de son père qui s’était suicidé.
Je l’ai pris à la bibli parce que ça se passait en Alaska et moi, ça
m’allume. J’adore les histoires qui se
passent dans les pays nordiques. Cela
dit, ce livre est vraiment glauque, pour ne pas dire carrément dégueulasse par
bouts tellement que j’ai failli arrêter de l’écouter. C’est l’histoire d’un père qui part sur une île perdue en Alaska
avec son fils de 13 ans, qui lui, y va à reculons bien sûr. Le père essaie de se rapprocher de ce fils
qu’il connaît peu et ça se dégrade jusqu’au drame. Le malheur avec les livres audio, c’est que tu peux pas lire en
diagonale. Soit tu l’avances et t’en
manques un bon bout, soit tu pars dans la lune pendant le bout dégueux, soit tu
baisses le son mais personnellement, je me force à écouter et des fois, je m’en
veux un peu. Yeurk. N’empêche.
Moi qui lis assez vite, je n’ai jamais été aussi marquée par les
histoires que depuis que je m’en fais raconter! Lu par Thierry Janssen, environ 5 heures aussi.
Les piliers de la Terre, de Ken Follett
Ze livre audio, rien de moins. Quarante-cinq heures d’écoute, c’est un marathon pour moi qui
fait max une heure de route par jour.
Faites le calcul. Heureusement
que j’ai eu la « chance » de faire 5 heures de route seule durant le
temps des Fêtes pour m’avancer! Une
saga du 12e siècle, des bâtisseurs de cathédrale, des évêques
méchants et avides de pouvoir, des histoires d’amour et des drames, des détails
historiques en quantité. Lu par deux
comédiens inconnus de moi mais bourrés de talent, Jean-Marc Galéra et Véronique
Groux de Miéri et réalisé par les éditions V.D.B. Une autre classe, carrément.
Du bruitage, des personnages avec des voix toutes aussi différentes les
unes que les autres et reconnaissables entre toutes, de la musique, des bruits
de chevaux, épées, feu qui crépite, bébé qui pleure. Du maudit bon stock! Si
j’avais à résumer ce livre audio, c’est comme écouter le film en fermant les
yeux. Un coup de foudre, rien de moins!
Et on tuera tous les affreux, de Boris Vian
Après cette épopée historique, j’avais besoin d’un peu d’air et je me suis dit, Boris Vian? C’est un classique, non? Je n’ai jamais lu un de ses livres mais ce
livre audio, lu par Denis Podalydes, est ennuyant comme la pluie. Ça sonne cacanne comme s’il avait été
enregistré à partir d’un téléphone à cadran et les dialogues n’aident pas avec
ces « dis-je » en quantité industrielle. Le lire, c’est une chose.
L’entendre, c’est plate en maudit.
L’histoire finit par être drôle à la fin, si vous êtes patients mais
personnellement, je ne le conseille pas en audio. Quatre heures (un peu perdues!).
Voilà pour mes premières expériences audio. Si vous laissez votre CD dans votre voiture,
vous pouvez être certains que votre livre ne vous empêchera jamais de dormir
mais vous risquez de passer comme moi un petit vingt minutes assis dans l’auto,
dans votre entrée, à finir le chapitre commencé…
Je vous reviens bientôt, j’espère, avec le reste de mes
découvertes. Si vous en avez à me faire
découvrir, ne vous gênez surtout pas!
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