C’est pas parce qu’on est en congé qu’on tombe systématiquement sur des livres inspirants. Alors, pour vous éviter de longues heures perdues, je vous fais un rapide résumé des histoires plattes que j’ai lues récemment.
*Là-haut, tout est calme, de Gerbrand Bakker
Pourquoi j’ai pris ce livre-là à la bibli, je le sais pas moi-même mais je crois que c’était parce que ça se passait dans la campagne hollandaise et que c’était supposé être une grande révélation dans le monde littéraire (selon ce qui était écrit en arrière). Alors l’histoire, c’est un homme de 55 ans qui hérite de la ferme familiale parce que son frère jumeau est mort et que c’est lui qui aurait dû s’en occuper. Le gars est pas à sa place du tout, doit s’occuper de son père mourant et sa vie est tout sauf excitante. Un jour, il décide de changer son père de chambre et de faire des petits changements dans la maison parce que ça lui pogne tout d’un coup. Et là, j’espérais qu’il se développerait une belle émancipation venant de cet homme pogné et constipé, mais pas tant que j’aurais voulu. C’était tellement discret que je me demande si j’ai rêvé qu’il y en avait eu une. J’aime les histoires lentes, avec de la profondeur, de l’introspection mais je suis restée sur ma faim. Je me suis faite violence pour le terminer car je croyais à un super punch à la fin mais ne l’attendez pas, il n’y en a pas. Bref, ne perdez pas votre temps et laissez ça aux gens qui sont en congé et qui tournent en rond (genre pires que moi). *Une épine dans le cœur, de Liz Curtis Higgs
Un beau gros livre de "médames" à 3,71$ chez Wal-Mart avec une histoire d’amour en Écosse (encore!) vers la fin des années 1700. Je me suis dit que j’avais rien à perdre si c’était platte. Depuis plusieurs années, j’ai cessé d’acheter des livres parce que, oui, ça coûte cher mais aussi parce que je n’ai pas de place, ni de plaisir à les accumuler. Cela dit, j’ai perdu mon 3,71$… imaginez : le beau mec de l’histoire s’appelle Jamie. Allô la madame??? Étiez-vous sur une autre planète les dix dernières années??? Elle a écrit son livre après que la série « Le Chardon et le Tartan » soit commencée et que LE Jamie fasse désormais partie de l’imaginaire de toutes les médames qui se sont tapées les douze mille bibles de Diana Gabaldon. Si ce n’était que ça, ce serait tolérable mais le roman, bof, rien de palpitant, les filles sont niaiseuses, les gars tout autant, les parents trop dictateurs et manipulateurs pour qu’on ait le goût d’être transporté sur ces belles terres d’Écosse. Malheureusement, il y a déjà un deuxième tome qui est sorti et mon amie l’a déjà acheté (parce qu’on achète toujours les mêmes affaires sans se le dire), alors je vais lui emprunter pour souffrir encore un ti-peu, question de boucler la boucle (j’espère!). À lire à la place, si vous ne l’avez pas encore lue, la série de Sonia Marmen "Cœur de Gaël". Un million de fois meilleur.*L’art difficile de ne presque rien faire, de David Grozdanovitch
J’ai eu un déjeuner rapidos avec ma moyenne sœur (j'ai deux soeurs plus jeunes) à l’aéroport la semaine passée car elle arrivait d’Atlanta et transitait par Montréal. En passant, elle me prêta ce bouquin en me disant qu’elle avait bien essayé de le lire mais qu’elle n’était pas encore rendue là dans sa vie. Vous voyez, j’ai dit à ma sœur que je n’avais pas de projets pour mon congé de six mois et elle m’a confié qu’elle aurait l’impression de perdre son temps si elle ne faisait rien durant tout ce temps. Rien, on s’entend, avec des flots, c’est pratiquement impossible. Alors, peut-être pour atteindre un état de zénitude comme le mien (ah!ah! ben oui), elle s’était mise à lire cet assommoir. Car c’est bien ce que c’est. Je l’appellerais plutôt : « L’art difficile de presque lire le livre » parce que je n’ai pas été capable de le terminer. C’est du frotte-bedaine de paresseux qui se prélasse et qui trouve que tout le monde est con de ne pas procrastiner. D’après moi, ceux qui peuvent avoir du plaisir à lire ces petits textes sont ceux qui se donnent déjà des tapes dans le dos parce qu’ils ne foutent jamais rien, anyway. Ce qui n’est pas mon cas car je n’ai pas pris un congé pour réfléchir à la poésie dans mon hamac. J’aime rien faire sur une courte période mais pas de là à en faire une religion. Je suis aussi capable de ne pas avoir de projets sans paniquer devant le vide. Car la vie passe si vite, je me suis seulement donné la chance de la voir ralentir un peu.Ça reste mon avis mais vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas averti! (et désolée, j'ai de la misère avec les polices du texte, ça change tout seul!)
Ouais, je suis contente que tu n'aies pas fini ce livre non plus. Rien de mieux pour détester voyager... en passant, je revenais de Miami :))
RépondreSupprimerJ'avais oublié, t'étais pas assez bronzée...
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