Revoici la chronique livres de Grand talent! Eh oui, pour faire changement, madame a encore plus de lectures plates à son actif. Non, j’exagère un peu, vous allez me trouver vraiment chialeuse car j’ai lu, mesdames et messieurs, des best-sellers qui ont hissé leur auteur au rang de star, locale ou internationale. Je vous avertis, ça se peut que vous ne soyez pas d’accord avec moi et c’est bien la beauté de la chose.
Ru de Kim Thùy
En voilà une dont j’ai entendu le nom plus souvent qu’à mon tour et que, je sais pas trop pourquoi, j’hésitais à lire. L’histoire : la sienne. Une vietnamienne de dix ans et sa famille, des boat people qui ont passé au travers d’épreuves innommables pour venir s’établir à… Granby. Beau bain d’immersion québécoise! Le livre est construit en petits textes d’une ou deux pages, comme des flashs. Ça se lit en quelques heures à peine. Je dois dire que les premiers textes m’ont touchée droit au cœur, je me sentais probablement bien émotive cette journée-là. De me mettre dans la peau d’une petite fille dans la cale d’un bateau sans savoir si elle en sortira vivante, de quitter un pays où il n’y avait plus d’espoir, de ne pas savoir ce qui l’attendait. Dans ce temps-là, je me dis : Maudit qu’on est dans la ouate! Qui d’entre vous a déjà vu la mort de près? Qui a déjà craint vraiment pour sa vie? Qui a dû tout laisser derrière avec l’espoir fou de penser que sa vie est ailleurs? Méchante leçon de vie. En lisant plus froidement le livre, je dois dire que je ne l’ai pas fini emballée comme je pensais, malheureusement. C’est ce qui m’arrive quand je lis trop de compliments dans les revues de madames. Trop d’attentes. Mais pour une fille qui parlait à peine la langue en arrivant à Granby et qui a réussi à écrire ça, ça prend du chien et du talent donc : chapeau!
L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafòn (je trouve pas l’accent aigu pour le o!)
Vous vous souvenez que j’avais lu Le jeu de l’ange du même auteur? Attendez avant de le lire! Sans être deux tomes qui se suivent, L’ombre du vent se passe avant Le jeu de l’ange et nous présente le Cimetière des livres oubliés et les Sempere, qui sont aussi dans Le Jeu de l’ange. Je vous ai perdus? Résumé : lisez L’ombre du vent AVANT… si ça vous tente. Encore une fois un auteur dont je n’avais lu que des bonnes critiques, un phénomène mondial. Ah la la! Est-ce que mon blogue va générer autant de bons commentaires dans quelques années? Les médias m’énervent. On se sent comme genre style manipulés… lisez ceci et vous êtes SUPPOSÉS trouver ça bon parce que sinon, vous serez tout seul! C’est pas que c’est mauvais. Pour avoir lu Le jeu de l’ange avant, je trouve que les deux histoires se répètent : un jeune homme tombe sur un livre incroyablement bon en visitant le Cimetière des livres oubliés avec son père et un homme défiguré par le feu lui court après pour le récupérer. Le jeune homme fait sa petite enquête personnelle à savoir pourquoi cet homme cherche absolument à brûler l’œuvre magnifique de cet auteur et de fil en aiguille, l’histoire qui se rattache autour avec tous ses personnages. Tout ça en étant poursuivi par un méchant, mais vraiment méchant, inspecteur de police. Le seul qui m’a vraiment fait tripper, c’est le bonhomme qu’ils engagent à la librairie du jeune homme et de son père et qui aide dans l’enquête. J’ai ri plusieurs fois tellement il avait un langage coloré. Une petite perle que j'ai retenue: "Armée, Mariage, Église et Banque: les quatre cavaliers de l'Apocalypse". Cela dit, j’ai trouvé ça long. Est-ce que c’est à cause que je travaille pu et que je perds la faculté de me concentrer longtemps sur la même chose? Je croirais pas mais bon, Carlos m’a perdu quelques fois et j’ai dû renouveler souvent à la bibli parce qu’il a à peu près 500 pages. Si vous avez du temps ou rien à lire présentement, c’est quand même un bon, mais long, divertissement.
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| Retenez bien la face de cette fille! |
J’avais aussi le goût de vous parler d’une collection drôle pour les madames seulement (enfin, messieurs, vous pouvez bien vous essayer!). Ça s’appelle J’ai lu Pour elle et en bas de la page couverture, c’est écrit Aventures et passions. Vous me voyez venir. Non, ce ne sont pas des Harlequin comme nos grands-mères lisaient (en tout cas la mienne!) mais tout comme. Différents auteurs, des histoires ressemblent à des petits romans policiers mais avec de l’amoooouuuuur. Moins que dans les Harlequin (oui j’en ai déjà lu jadis) mais quand même, c’est plus l’fun quand y a pas juste ça parce que sinon, on lit des livres érotiques. J’en ai lu deux, un pas pire pis un autre moins pire mais pour l’été, on se casse pas les nénettes et on lit des tites histoires cutes avec un peu d’action. Je n’ai pas vérifié si ça se passe toujours v’là cent ans mais j’ai vu chez Archambault une méchante collection de ces livres-là. Ce sont de petits livres de poche de rien du tout et on lit avec un petit sourire en coin parce qu’on s’assume pas tout à fait comme lectrice à l’eau de rose.
En terminant, je viens d’entamer le deuxième tome de Liz Curtis Higgs, Belle est la rose. À date, j’ai pas trop désserré la machoire tellement je trouve les filles niaiseuses et aussi parce que mon amie m’a dit que ça ouvrait la porte à un troisième tome…. Ouache. Je me sacrifie et je vous en reparle, si je survis jusqu’à la fin.



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