jeudi 3 novembre 2011

Joyeux anniversaire, pouêt, pouêt.


J’ai survécu à une autre fête d’amis.  Amies cette fois-ci parce que c’était ma charmante fille qui passait le cap des dix ans en octobre.  Survécu, c’est gros je sais, mais j’avais aussi hâte que ce soit passé qu’elle avait hâte d’être rendue là.   Méchante maman. 

Je vous conte tout ça mais je sais bien qu’il y en a d’entre vous qui pensent la même chose que moi des fêtes de tinamis, j’invente rien.  Je le dis, c’est tout.  C’est comme un examen gynécologique, il faut le faire, prendre le temps de le faire, on attend que ça passe et on est contente « après » de l’avoir fait.  Le plus avec les fêtes, c’est qu’on risque d’avoir des mercis après.  Je dis « risque » parce que ma fille prend tout ça pour acquis et ne saura jamais à quel point je dois piler sur moi pour faire entrer sa gang de petites criardes dans ma maisonnette.  Pour la soirée… et la nuit.  Chose promise, chose due, même si on voudrait choker à la dernière minute. 

Je n’ai pas des enfants très exigeants en matière de fête, heureusement.  Je n’ai jamais payé ni proposé d' avoir des clowns, de l’animation, des animaux, des séances de brico-cossins.  Trop cheap.  Je fais partie du type de parent qui offre la même fête qu’il a eue étant jeune :  rien d’extravagant.  Quoi de mieux pour des grandes poulettes de se faire une soirée pyjama-film-bonbons-Doritos-coucher-trop-tard-collées-sur-les-copines?  Pas cher et en plus, ce fut à la demande expresse de Mam’zelle pour une deuxième année consécutive.  Vais-je m’obstiner?  Bien sûr que non mais déjà, j’étais en proie à un petit stress dans mon dedans qui avait tout calculé.  Quelqu’un allait se mettre à jouer du piano, vouloir sortir le hamster de sa cage, crier trop fort trop longtemps, slammer la porte de la salle de bains à faire presque casser les carreaux de verre, trouver le film Monte Carlo plate (ah là, je suis d’accord!) et par-dessus tout, pas vouloir dormir avant deux heures du mat. 

Chéri, sers-moi un verre de vin et embrasse-moi pour m’insuffler ton courage légendaire.

On avait choisi, ou plutôt moi seule avait choisi de faire les invitations pour un vendredi soir.  Vous voulez des raisons pourquoi je voulais le vendredi?  J’en ai mille et vous allez les a-do-rer.  Primo :  si vous fêtez un samedi soir, vous allez avoir des enfants fous toute la fin de semaine, impatients avant et fatigués après.  Et vous y compris.  Deuzio :  les enfants risquent d’être fatigués de leur semaine et de s’endormir plus tôt (dans mes rêves, c’était ça mais bon, j’avais surestimé leur fatigue).  Troizio :  les flots ont deux autres dodos pour se remettre de leur mauvaise nuit avant de retourner à l’école.  Quatrio :  si vous travaillez le samedi, vous donnez le contrat de faire déjeuner les jeunes dames à votre preux chevalier et vous revenez de votre travail crevée de votre courte nuit mais au moins, vous vous êtes sauvées de quelques heures de grands fous rires de filles qui ont pas assez dormi. 

Je vous entends.  Eh qu’est pas fine.  Je sais, est sauvage la madame et elle est surtout pas G.O.  Je fais des efforts tout de même, vous l’aurez compris.  Des amis, c’est si important et ces fêtes-là font tellement de beaux souvenirs dans la tête de notre progéniture.  Deux fois par année.  Six mois entre les deux pour s’en remettre.  Si on avait su ce qui s’en venait quand on a commencé à fabriquer des bébés, on aurait pas mieux calculé… 

Fiou.

À pluche.

***Je l'insère en parlant de fête:  joyeux anniversaire à mes deux bonnes amies loin loin de chez moi (trois et squatre novembre au soir, comme dirait Jean Chrétien) ainsi qu'à ma petite maman (neuf), tout aussi loin.  Je pense à vous très fort.***

1 commentaire:

  1. Merci mon amie qui est trop loin de moi! Et tu n'est pas une mère pas fine, ben non nous sommes deux mère pas fine!!!

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