Premier coup de cœur : mes mitaines de four Starfrit en silicone.
Ben oui, pourquoi vous riez? Je les adore et vous seriez d’accord avec moi si vous en aviez. Je les reluquais depuis longtemps, désespérant de voir le prix baisser parce qu’elles sont 20$ chacune (pourquoi pas vendre les deux ensemble, j’ai pas compris!). Et là, un jour, j’ai dit : ah pis phoque! Je me gâte, mes vieilles mitaines m’écoeurent, elles sont toutes tachées, brûlées pis en plus, ça se lave pas. Depuis ce temps, je suis une femme heureuse car même si je sors ma pizza et que je mets la mitaine dans la sauce tomate, je passe en dessous du robinet, j’essuie et c’est fini! Le boutte du boutte, c’est qu’elles sont anti-dérapantes. Le bonheur, je vous dis.
Deuxième coup de cœur : mon horticultrice.
Ça fait ben péteux de dire que j’ai une horticultrice, comme si j’avais les jardins de Versailles. Je connais rien en plantes et je suis nulle. Celles qui me résistent sont faites fortes en maudit. Dehors, c’est l’hécatombe. Ma voisine d’en face passent ses journées d’été à s’occuper de ses plates-bandes et à faire de la sculpture d’arbustes. Imaginez sa déprime quand elle regarde dans sa vitre de salon. Les plates-bandes, c’est surtout pour les voisins qu’on les fleurit parce qu’à part de les voir quand t’arrives chez vous, tu les vois pu. J’ai contacté une horticultrice qui nous a fait un joli plan à l’échelle avec des murets, un pavé et toutes sortes de vivaces qui deviennent fleuries même si ma maison est face au nord. Le beau de l’affaire, c’est que j’étais même pas gênée de lui dire que j’avais aucun talent et que je n’avais aucun intérêt pour les dites plantes et l’entretien qui vient avec. Donc, sur mon plan, il n’y a que des plantes qui poussent heureuses toutes seules, qui ne demandent pas qu’on leur jase ou qu’on les cajole, ni même qu’on leur fasse un petit dégradé une fois de temps en temps. Tout ça pour une heure de son temps, parce qu’ELLE, elle connaît ça et fini le taponnage avec les plates-bandes qui donnent pas le résultat qu’on veut.
Troisième coup de cœur : le paillis forestier.
On étend ça autour de notre belle piscine creusée parce que les morceaux sont gros et que ça revole pas dans l’eau. C’est pas joli joli au coup d’œil mais ça sent comme si on était dans la forêt. On sort sur la terrasse et on prend une grosse sniffe en se fermant les yeux : ça y est. On est dans le bois. Une joie que je me suis faite à étendre le gros tas qui nous a été livré ce matin.
Quatrième coup de cœur : mon chum… quand il travaille.
L’an passé, je me suis gâtée. Je lui ai acheté un habit bleu de travail (que j’appelle Big Bill mais ce n’est plus la marque maintenant, c’est Dakota) pour la fête des Pères. J’aime regarder mon chum travailller sur la maison, faire de la grosse job sale. Je sais qu’il préfère jouer à l’ordinateur mais il dit que ça lui fait du bien de faire de la job physique après une semaine assis derrière un bureau. En plus, il travaille bien, il est étonnament fort et résistant contrairement à ce qu’on pourrait croire avec sa shape de joueur de flûte, comme dirait son muscleman de frère (il va me tuer s’il lit ça!) et il est très minutieux. Quand il est crinqué sur un nouveau projet, je me transforme en parfaite épouse docile du début du 19e siècle : va me chercher ci, va m’acheter ça, tiens-moi ci, apporte-moi de l’eau, me ferais-tu un café, trouve de quoi à faire à mon fils, je suis pu capable de l’entendre parler! Ça adonne bien, on aime ça tous les deux, les nouveaux projets et on a surtout pas fini d’en avoir.
Cinquième coup de cœur : le soleil quand il daigne bien sortir de sa retraite.
Et vous, c’est quoi, vos coups de cœur du moment? Oui, oui, sentez-vous obligés de répondre, vous me lisez mais je ne vous lis pas souvent, petits coquins!
À plus!
...joueur de flûte...grrr! Rappelle moi d'arracher la tête de mon frère lors de notre prochain voyage aux pays des glaces.
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