Voici venu le temps du bilan de fin de congé. J’en suis rendue à la semaine 25 sur un
grand total de 26 et bien que ça a passé vite pour tout le monde autour de moi,
je trouve personnellement que c’est le temps que je retourne à la vie
socialement active. Et socialement
active dans le genre pas juste jaser avec la madame de l’épicerie ou
l’éducatrice du service de garde.
Tout au long de ces semaines, je dois dire que je me suis
surprise à endosser le rôle de la petite madame de maison avec une grande joie. Probablement parce que je savais bien que
tout cela avait une fin. Fallait voir
mon chum quand il a eu cinq semaines de congé, dont deux durant que les enfants
retournaient à l’école! J’avais
rapidement repris ma petite routine solitaire de marche, de gym, de lavage,
d’ordi, de bouffe, de pliage de linge, de commissions, de lecture pendant que
lui se morfondait à imaginer tous ces gens qui partaient au travail et surtout,
de voir que la Terre entière n’arrêtait pas de tourner parce que Monsieur était
en vacances. Je me suis bien bidonnée
de le voir aussi désemparé parce que moi, si y a un sentiment que je n’ai pas
eu durant ce congé, c’est bien de me sentir inutile.
Non seulement j’ai décroché au point de plus savoir comment
faire mon travail mais j’ai permis à ma famille, par ricochet, de sortir de la
routine stressante :
lever-chialage-école-trafic-travail-trafic-école-chialage-souper-chialage-bain. Bon, le chialage étant bien ancré dans notre
routine, je me suis pas trop reposée de ça.
Mon chum a été libéré de sa corvée d’aller reconduire les enfants à
l’école le matin donc, a pu manger sa tite toast en lisant sa BD tranquille
pendant qu’on dormait. C’était vraiment
un petit plaisir de marcher avec les enfants jusqu’à l’école dans la fraîcheur
du matin, même s’il fallait que j’en traîne un ou une de force parfois. Les enfants ont eu un été comme j’ai eu
quand j’étais jeune : lever tard,
pyjama tard, des fois toute la journée, baignade, niaisage, bibliothèque,
popsicles en quantité industrielle, chicanes fraternelles qui finissent pu…
aaaahhh la joie! Ce qu’ils sont beaux
quand ils dorment. Je me suis surprise
à trouver que l’été passait trop vite alors qu'au début, j’avais un peu peur de devoir
rappeler mon employeur pour lui dire que j’en pouvais pu de mes flots. Comme quoi on sait pas à quel point on peut
être faite forte.
J’ai beaucoup apprécié les deux semaines que mon chum a
passé en ma compagnie. Vu que nos
parents sont tous loin de chez nous, nous avons rarement de longs moments
seuls. Ça m’a permis de voir que, oui,
y a des chances qu’on se tape pas trop sur les nerfs quand on va être à la
retraite! Combien y en a des couples
qui savent pu quoi se dire quand les enfants sont pu là? On peut passer 20 ans sans se parler
vraiment et v’là déjà la retraite! T’es
qui, toé? Tu ressembles pu au gars que
j’ai rencontré en 1997…
J’ai pensé, pour vous faire rire un peu, faire la liste des
recommandations pour celui ou surtout celle qui prendra un long congé dans
un avenir prochain (je l’espère pour vous parce que c’est la meilleure décision
que j’ai prise en 35 ¾ ans de vie).
- Ça sert à rien de t’acheter du linge, tu verras personne de toute façon.
- Ça sert à rien de t’acheter des souliers à 200$, personne va les voir et t’auras pas d’occasions pour les porter anyway.
- Ne mets pas toujours du linge mou.
- Essaie tes jeans de temps en temps (voir conseil ci-haut mentionné).
- Reste pas assise sur ton cul à lire toute la journée, même si c’est ben l’fun (voir numéros 3 et 4).
- T’es pas obligée de faire ton épicerie pour la semaine, tu peux y retourner demain.
- Si tu te meurs d’ennui parce qu’il mouille depuis un mois, loue-toi des films de filles pis bourre-toi de chips (juste cette journée-là!), ça va passer.
- Appelle pas tes amies qui travaillent pour leur dire que tu t’emmerdes, c’est vraiment chien (écris-le sur Facebook à la place!).
- Quand ton chum veut que tu ailles faire une commission pour lui, tu rouspètes pas pis tu y vas. T’as juste ça à faire.
- À la
fin du congé, si tu songes sérieusement à envoyer tes enfants au
pensionnat, c’est peut-être parce que t’es due pour retourner travailler!
N’empêche, c’est vrai, pour les enfants je veux dire. La psy, qui m’a gentiment retournée chez moi
après deux séances en me disant qu’on était amplement en mesure de régler nos
« petites » problématiques entre nous, m’a révélé que le travail me
servirait à prendre un certain recul face à mes soucis. Quand t’as toujours la face dedans, ça
devient gros pis ça l’est pas nécessairement pour vrai.
Et voilà. Avec le grand
retour à normale, je sais pas à quelle fréquence je vais avoir l’inspiration pour
écrire. Qui dit inspiration dit temps
pour penser et ça, on verra bien comment ça va se présenter.
Pourquoi je m'inquiéterais?
Hakuna Matata, comme dirait l’autre.
Wow, déjà 6 mois! Tu te souviens des étés de pyjama, de piscine et de popsicles? Pas moi, je me souviens surtout des framboises... Pis après ça de la piscine (quand on avait ramassé notre 2 litres à la chaleur accablante... Désolée, on doit pas être de la même famille :)
RépondreSupprimerBon retour au travail!!
C'est à ça que ça sert, les frères et soeurs: à avoir un avis différent sur la même famille (dixit Anne-Marie Lecomte dans Châtelaine, oct. 2011). Fouille un peu dans ta mémoire d'enfant de 7-8 ans quand on ramassait des coccinelles par centaines dans le champ pis qu'on jouait à pogner des chocs sur la clôture à vache! Le bonheur était dans le pré...
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